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Sondage 21.11.2014

Objets connectés : un marché qui émerge auprès des Français

L'édition 2014 de l'Observatoire des Objets Connectés mené par l'Ifop révèle plusieurs enseignements quant à connaissance et l'utilisation des objets connectés par les Français. En voici les principaux enseignements :

Les objets connectés ne sont plus aujourd’hui un mystère pour les Français

En effet, seuls 8% n’en ont jamais entendu parler. L’apparition de nouveaux produits grand public, très médiatisés – montre connectée, bracelet, tracker d’activité, entre autres – font que 51% déclarent savoir exactement ce que c’est - 41% ne le sachant qu’approximativement.

Cette connaissance est cependant incomplète et se concentre uniquement sur les objets nécessitant une intervention humaine : il semble plus difficile d’appréhender un univers qui se passerait de l’homme...
- 88% identifient le rôle d’écran supplémentaire avec accès à Internet que peuvent jouer certains objets connectés (lunettes, montres…) ;
- 83% appréhendent la catégorie du self-quantified, soit les objets permettant de mesurer l’activité physiologique ou physique des individus ;
- Par contre, le machine-to-machine est mal compris : seuls 44% des individus considèrent que les objets peuvent agir seuls. Les objets connectés sont globalement bien perçus : si 88% estiment qu’ils nous rendront plus dépendants aux machines – ce qui est vrai, mais s’appliquait déjà aux premiers outils de la préhistoire – ils sont d’abord un progrès (84%), améliorant la vie quotidienne (76%) en permettant de gagner du temps (80%) et en facilitant la communication avec les autres (65%). 

Un marché qui commence à émerger

On compte 23% de early adopters, au profil relativement habituel de technophiles (plutôt aisés, masculins, CSP+ et habitant en région parisienne), possédant principalement une montre, un bracelet, un tracker d’activité ou aussi différents équipement domotiques.
Ces premières tendances illustrent les secteurs les plus porteurs à court terme : 21% des individus seraient prêt à s’équiper d’un objet connecté dans l’univers de la maison, 20% dans l’univers sport et bien-être, 18% dans l’électroménager, 17% dans l’univers santé. Cependant, si l’univers communication est le plus emblématique, avec la montre connectée, seuls 16% envisagent d’acheter un objet connecté de ce secteur.
Pour se développer, les objets connectés devront avoir, du point de vue des utilisateurs, une véritable valeur ajoutée. 

Le prix reste le premier frein à l'usage des objets connectés

Pour les individus ne souhaitant pas acquérir un objet connecté d’ici 6 mois, l'observatoire révèle que le premier frein reste avant tout le prix (59%), suivi du manque d’utilité (45%), loin devant la peur de l’utilisation des données personnes (15%) ou la fiabilité des objets (8%). Dans l’univers numérique, la question de la protection de la vie privée et de l’utilisation des données se pose immanquablement. Et c’est toujours la valeur d’usage qui gagne à la fin.

Echantillon de 2000 internautes représentatif de la population française.

La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas. Les interviews ont eu lieu online du 26 septembre au 10 octobre 2014.

AVEC:  IFOP

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