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Sondage 27.03.2018

Baromètre annuel sur la transformation des entreprises

1. Une cible, cœur de la nouvelle génération - que l’on pourrait appeler la « génération Macron » - s’inscrivant en rupture avec la morosité hexagonale. Les cadres interrogés par l’Ifop expriment dans leur grande majorité (autour de 80%) une forte satisfaction à l’égard de leur situation professionnelle, motivée à la fois par le contenu de leurs missions et l’ambiance de travail au sein de leur entreprise. Surtout, de façon nettement plus intense que les autres cadres, ce public parvient très facilement à se projeter avec optimisme dans l’avenir que celui-ci concerne leur entreprise ou eux-mêmes. A cet égard, une majorité d’entre eux envisage dans les 5 ans de devenir dirigeants de leur entreprise voire de créer leur propre entreprise.
Le contexte socio-politique n’est pas complètement étranger à cet état d’esprit empreint de confiance. En effet, ces cadres supérieurs dont la sociologie électorale des scrutins de 2017 a attesté qu’ils constituaient le cœur de la « génération Macron », perçoivent clairement une rupture depuis qu’une nouvelle génération a pris les commandes de l’Etat, en termes de capacité des entreprises à se transformer (68% d’adhésion) ou de modification de la gouvernance des entreprises publiques voire des entreprises privées (respectivement 62% et 49%).

2. Une adhésion réelle mais parfois ambivalente à l’égard du concept de transformation des entreprises. Dans ce contexte, la notion de transformation des entreprises, au cœur du discours à la fois des pouvoirs publics et de la sphère économique recueille des a priori favorables au sein de ces cadres dirigeants qui semblent se l’approprier totalement. Ainsi, pour 80% des répondants, ce terme évoque quelque chose de positif et devance dans l’univers évocatoire de ce public les mots mutation ou rupture. Plus largement la transformation bénéficie d’un réel potentiel de légitimité qu’on aurait pu imaginer amoindrie s’agissant d’un concept imposé par le haut. Au contraire, elle apparaît avant tout aux cadres dirigeants comme une opportunité et une nécessité, et ce d’autant plus facilement que la transformation pour la totalité des cadres interrogés est en cours. 80% d’entre eux considèrent que leur entreprise se transforme, 96% ont le sentiment qu’elle devrait se transformer le cas échéant.
Pour autant, au-delà de cette adhésion, se font jour des interrogations voire des freins. En effet, même jugée légitime, la transformation suscite scepticisme voire inquiétude pour près de trois personnes sur dix, en particulier les cadres des entreprises publiques. En outre, à l’instar de ce que l’Ifop mesure à l’échelle nationale pour l’ensemble des Français, se pose avec acuité la question du bénéfice de la transformation des entreprises. Ainsi, au-delà de la confortable majorité des cadres anticipant des effets positifs pour eux-mêmes dans les prochaines années (7% seulement de « très positifs »), 3 personnes sur 10 déclarent ressentir défavorablement l’impact de la transformation de leur entreprise sur leur situation personnelle.

Echantillon de 801 cadres dirigeants âgés de 35 à 45 ans, issus d’un échantillon global de 2 870 personnes, représentatif des cadres actifs au sein d’entreprises de 50 salariés et plus.

La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge et secteur d’activité). Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 2 au 9 mars 2018.

AVEC:  Boyden

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