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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
19/10/2017

Les Français et les directives anticipées

L’étude réalisée par l’Ifop pour Alliance Vita sur « Les Français et les directives anticipées » révèle la très faible notoriété et le caractère très sensible de cette pratique qui consiste à exprimer par écrit et à l’avance ses volontés sur les traitements médicaux que l’on souhaite ou non subir après un grave accident ou à l’occasion d’une maladie grave qui ne nous permettrait plus de communiquer. Ainsi, une majorité écrasante de Français (86%) déclare ne pas avoir rédigé de « directives anticipées ». On peut par ailleurs penser que parmi les 14% déclarant l’avoir fait, coexistent des personnes ayant effectivement rédigé un tel texte et d’autres l’ayant sérieusement envisagé sans être pour autant passé à l’acte. Toujours est-il que cette pratique s’avère être très marginale à ce jour en France.

Lorsqu’on interroge plus en détail les personnes n’ayant pas rédigé de « directives anticipées » sur les raisons qui expliquent cette situation, 42% disent ignorer leur existence, 16% disent connaître cette possibilité mais ne pas vouloir penser à sa fin de vie, 13% disent ne pas trouver cette pratique légitime, 8% voudrait le faire mais trouve l’opération compliquée et, enfin, 21% ne se retrouvent dans aucune de ces descriptions. Des chiffres qui décrivent à la fois la faible notoriété des « directives anticipées », mais également combien la question de la fin de vie est un tabou, voire un impensé pour les Français. On peut y voir à la fois un refus d’imaginer sa mort, mais aussi de prendre une décision ferme au sujet d’une situation dans laquelle il est difficile de se projeter. Une tendance qui s’observe également chez les plus de 65 ans, qui sont plus nombreux à connaître l’existence des « directives anticipées », mais également plus nombreux également à trouver cette pratique illégitime (21% contre 13% pour l’ensemble des Français) ou compliquée (12% contre 8% pour l’ensemble des Français).
Opinion et Stratégies d'entreprise
18/10/2017

Les Français et le niveau des impôts versés par les individus les plus riches

L’Ifop a réalisé pour le journal l’Humanité la 5ème vague de son étude sur « Les Français et le niveau des impôts versés par les individus les plus riches ». Force est de constater une relative stabilité depuis la dernière mesure effectuée de mai 2015. En effet 46% des personnes interrogées déclarent en octobre 2017 que les personnes les plus riches payent un montant d’impôts directs et indirects « pas assez élevé, ce qui ne permet pas de corriger les inégalités » contre 44% en mai 2015 ; 19% jugent ce montant « adapté » contre 16% en mai 2015 ; et 35% estiment qu’il est « trop élevé, ce qui incite ces personnes à quitter le pays » contre 40% en mai 2015. Ainsi, si on observe bien, dans un contexte de réforme de l’ISF par le gouvernement d’Edouard Philippe, une réduction de la part des Français qui considère que les impôts payés par les plus riches sont trop élevés, cette 5ème vague confirme surtout que l’opinion reste très partagée entre une majorité relative qui réclame plus de redistribution et un groupe important qui craint les phénomènes d’expatriation fiscale. Sur le plus long terme, on observe que le seul épisode de l’histoire récente durant lequel les appréciations se sont inversées – entre « pas assez élevé », « adapté », « trop élevé » - correspond au début du quinquennat de François Hollande (décembre 2012), dans un contexte de taxe à 75% sur les très hauts revenus, mais aussi de « ras-le-bol fiscal » généralisé. 41% des Français estimaient alors les impôts des plus riches « trop élevés » contre 30% qui les jugeaient pas assez élevés.
Opinion et Stratégies d'entreprise
18/10/2017

Les connaissances des Français en matière économique

Dans un contexte d’omniprésence croissante des questions économiques dans l’environnement politico-médiatique, le sondage Ifop-Fiducial pour la Fondation Concorde montre que les Français, bien qu’intéressés, ne sont pas complétement à l’aise dans ce domaine. Si l’intérêt pour l’économie est majoritaire (66%), moins d’un Français sur deux déclare ne pas se sentir à l’aise avec les sujets relatifs à l’économie en général (PIB, dette, SMIC, taux de chômage, activité des entreprises, etc.) (46%). Ces résultats sont confirmés par les réponses à la série de 9 questions relatives aux connaissances effectives des personnes interrogées. Seules 6% d’entre elles ont alors obtenu entre 7 et 9 bonnes réponses, tandis que 25% n’ont pas réussi à répondre correctement à plus de 2 questions. La microéconomie apparaît alors comme le domaine dans lequel les connaissances sont les plus partielles. 27% des Français évaluent correctement le coût mensuel d’un salarié au SMIC pour son entreprise (environ 1570 euros), tandis que le dimensionnement d’une PME n’est connu que de 7% des personnes interrogées, contre 84% le sous-estimant.
Opinion et Stratégies d'entreprise
17/10/2017

Les Français et la gouvernance depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron

Alors que plusieurs lois portées par le gouvernement d’Edouard Philippe ont été adoptées par le Parlement (transparence de la vie politique, travail, terrorisme…) et que d’autres réformes ont été présentées publiquement (budget, logement, assurance-chômage…), l’Ifop a interrogé pour Synopia, Sud Radio et l’Opinion un échantillon représentatif des Français à propos de leurs perceptions du début de quinquennat d’Emmanuel Macron en matière de gouvernance. Il ressort que pour une majorité de Français Emmanuel Macron tient ses engagements de campagne (57%), ce qui représente une forte progression de 12 pts en 2 mois (45% en août). L’adoption définitive de la réforme du marché du travail par ordonnance au mois de septembre semble ainsi constituer un tournant pour l’opinion, matérialisant la capacité de l’exécutif à tenir ses promesses malgré les mobilisations sociales, alors que les Français avaient pu être déstabilisés cet été par les reports de la suppression de la taxe d’habitation ou de la baisse des cotisations salariales. Dans le détail, les sympathisants de La République En Marche considèrent à 95% que leur champion tient ses promesses, contre 65% pour les PS, 55% pour les LR, 43% pour les FI et 36% pour le FN. Si les Français estiment que le Président de la République tient bien ses engagements, ils sont en revanche plus partagés lorsqu’il s’agit de décrypter la politique menée. Ils sont ainsi 56% à déclarer ne pas comprendre la politique d’Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir. Ce sentiment étant très inégalement réparti selon la proximité politique des personnes interrogées : si 70% des sympathisants de la France Insoumise, 56% des PS, 65% des LR et 73% des FN disent ne pas comprendre la politique du Président, seuls 8% des sympathisants de La République En Marche partagent cet avis. Cette incompréhension peut à la fois s’expliquer par la nature même de la politique du gouvernement, supposée de gauche et de droite et donc inédite, mais on peut également y voir un manque d’explication insuffisant des réformes lancées. L’étude a également permis de révéler que, compte-tenu des grandes orientations qui ont été tracées par l’exécutif (budget, loi travail, éducation, Europe, etc.), seuls 26% des Français disent avoir une vision positive de ce que peut devenir la France à 5 ou 10 ans. Encore une fois les sympathisants LREM se distinguent très fortement (81% ont une vision positive ), signe supplémentaire d’une adhésion profonde et d’un véritable enthousiasme au sujet de l’action menée par le gouvernement. Tout l’enjeu pour l’exécutif étant de convaincre au-delà de sa base politique.