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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
16/10/2017

Les Français et la mise en place de régimes alternatifs au régime démocratique

Le sondage réalisé par l’Ifop en octobre 2017 pour Atlantico.fr mesurant l’adhésion des Français à la mise en place de régimes alternatifs à la démocratie révèlent un recul de la tentation pour un régime technocratique par rapport à octobre 2015 (55% adhèrent à cette idée, -12 pts en 2 ans) mais le maintien de la même appétence pour un régime autoritaire (38% adhérent à cette idée, - 2 pts).

Ainsi, lorsqu’on les interroge sur la nécessité de confier « la direction du pays à des experts non élus qui réaliseraient ces réformes nécessaires mais impopulaires », plus de la moitié des personnes interrogées disent être d’accords avec cette proposition. Une idée beaucoup plus populaire à droite qu’à gauche : si 62% des sympathisants FN et 76% des sympathisants LR adhèrent à cette proposition, cette attitude est minoritaire à gauche (39% FI, 47% PS), les sympathisants de La République En Marche étant très partagés (50% adhèrent à cette idée).

Dans le même temps, plus d’un tiers des Français adhérent à la proposition selon laquelle « il faudrait que la direction du pays soit confiée à un pouvoir politique autoritaire, quitte à alléger les mécanismes de contrôle démocratique s’exerçant sur le gouvernement ». Ici encore on observe un véritable clivage gauche-droite : une majorité des FN (55%) et LR (51%) envisageant un régime autoritaire contre 21% des FI, 25% des PS et 37% des LaREM !.
Opinion et Stratégies d'entreprise
16/10/2017

Le regard des Français sur l'action de Nicolas Hulot depuis sa prise de fonction

Dans un contexte d’interrogations croissantes sur la place de Nicolas Hulot au sein du gouvernement, le sondage Ifop pour le Journal du Dimanche montre que les Français sont partagés au sujet de son action dans le gouvernement d’Edouard Philippe et de sa personnalité. Les Français se montrent ainsi majoritairement favorables au remplacement d’ici 2040 des voitures à essence par les voitures électriques (55%). Mais la fin de circulation des véhicules diesel d’ici 20 ans (49%) et l’arrêt des centrales nucléaires françaises (46%) sont autant d’orientations légèrement minoritaires dans l’opinion. S’agissant de sa personnalité, la compétence est une qualité qui lui est attribuée par 55% des Français (contre 39% ne lui reconnaissant pas). Les personnes interrogées sont cependant partagées concernant sa proximité aux préoccupations et au quotidien des Français (47% de réponses « oui, plutôt » contre 49% de réponses « non, plutôt pas ») et seules 39% d’entre elles estiment qu’il renouvelle la vie politique nationale. Enfin, les Français semblent majoritairement regretter les marges de manœuvre réduites du Ministre de la Transition énergétique et solidaire et évoquent le fait qu’il représente un symbole ou une caution (61%). A contrario, 32% jugent que Nicolas Hulot fait avancer efficacement la cause de la protection de l'environnement.
Opinion et Stratégies d'entreprise
13/10/2017

Les Européens et l’immigration : Perception des flux migratoires en Europe et représentations associées à l’immigration en France

L’enquête réalisée par l’Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et la Friedrich Ebert Stiftung révèle un tournant de la perception du fait migratoire par les opinions européennes (France, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne).

Alors qu’en septembre 2015, au pic de la crise des migrants, 46% des Français estimaient que ces arrivées massives allaient durer au plus un ou deux ans, ils ne sont plus aujourd’hui que 19% à formuler ce diagnostic, 56% pensant qu’il faudra faire avec ces arrivées de migrants et de réfugiés pendant plus de quatre ans (cette opinion progressant de 27 points en deux ans). On observe la même tendance en Allemagne, où la proportion d’Allemands jugeant qu’il s’agit d’un problème durable est passée de 27% à 50% entre septembre 2015 et septembre 2017.

Le lien entre migrations et terrorisme est de plus en plus établi dans les différents pays étudiés. En France, en septembre 2015, 69% des sondés adhéraient à l’idée selon laquelle « parmi les très nombreux migrants qui arrivent actuellement en Europe se trouvent également des terroristes potentiels ». Après les attentats de novembre 2015, cette proportion a grimpé à 80% en mars 2016 et est depuis restée stable (79% dans cette enquête).

La proportion de Britanniques qui craignent un appel d’air est passée de 80% en septembre 2015 à 82% aujourd’hui, alors qu’elle restait totalement stable en Allemagne (69%) et s’érodait de 6 points en France : de 79% à 73% sur la même période. Stabilité également sur la notion du devoir d’accueil pour les pays européens vis-à-vis de migrants fuyant la guerre et la misère : 54% en France en septembre 2015, 56% aujourd’hui. 54% à 55% en Grande-Bretagne sur la même période et 79% à 75% en Allemagne.

Lorsque l’on parle de migrants ou d’immigrés aux Français, les termes les plus cités sont : « insécurité/délinquance » (40%), « problème » (35%) puis « misère » (33%). Arrivent ensuite les mots « étrangers » (25%) puis des mots connotés plus positivement : « solidarité » (24%) et « accueil » (22%).

Plus de 7 Français sur 10 estiment que les personnes issues de l’immigration sont mal intégrées dans la société française. Les deux facteurs qui sont majoritairement et prioritairement citées étant : le refus des personnes issues de l’immigration de s’intégrer à la société française (46%) et les fortes différences culturelles et leur pratique de la religion (45%).

A la question des actions prioritaires en matière d’intégration, 44% des Français répondent ainsi « que l’Etat mette en place des dispositifs efficaces pour que les migrants apprennent le français rapidement » et 42% « que l’Etat mette en place des dispositifs efficaces pour que les migrants apprennent notre culture ».

Notes méthodologiques :
Tome 1 : L’enquête a été menée auprès d’échantillons représentatifs de la population des pays suivants âgée de 18 ans et plus : 1007 pers. (France) / 803 pers.(Allemagne) / 802 pers. (Royaume-Uni) / 816 pers. (Pologne) représentatifs de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, par questionnaire auto-administré en ligne du 20 au 27 septembre 2017.
Tome 2 : L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, par questionnaire auto-administré en ligne du 3 au 4 octobre 2017.
Opinion et Stratégies d'entreprise
12/10/2017

« Balises d’opinion » #2 - Le jugement des Français sur les bénéficiaires des allocations familiales

La deuxième vague du dispositif « Balises d’opinion » Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio s’est intéressée au système des allocations familiales après l’annonce par plusieurs membres de la majorité présidentielle d’une réflexion sur une possible suppression des aides accordées aux familles ayant les revenus les plus élevés.

A l’instar de ce qui a pu être observé par le passé, quelques jours après le discours de politique générale de Lionel Jospin en 1997 ou au moment du débat sur l’introduction d’une condition de ressources des allocations familiales en 2013, les Français se montrent toujours majoritairement favorables à la réduction du nombre de personnes éligibles aux allocations familiales. 71% des personnes interrogées déclarent en effet que les allocations familiales devraient être exclusivement réservées aux familles dont le revenu est inférieur à 6000 euros net par mois, tandis que seulement 29% se prononcent en faveur d’un maintien du système actuel et du fait que les allocations familiales devraient être accessibles à toutes les familles ayant au moins deux enfants, quels que soient les revenus du foyer.