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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
05/10/2017

11 millions d‘Aidants en France : Qu’est-ce que la société doit faire pour eux ?

En amont de la Journée Nationale des Aidants, Adhap Services a souhaité interroger les Français sur la place et le rôle des aidants familiaux en France.


Parmi les grands enseignements de cette enquête on retiendra que les Français placent aujourd’hui la question du rôle des aidants familiaux au cœur de la société. Pour 91% d’entre eux, il s’agit d’un sujet qui concerne beaucoup de personnes (près d’un sur deux -45%- partagent même « tout à fait » ce point de vue). Au-delà du fait de se sentir impliqué ou de s’investir auprès d’une personne dépendante, pour 82% des personnes interrogées, cette réalité de l’aidance est un sujet qui inquiète les Français, une inquiétude qui progresse avec l’âge.


Dans ce contexte, la nécessité de créer un statut officiel pour les aidants familiaux, apparait comme une évidence, près de neuf personnes interrogées sur dix y sont favorable (88% dont près d’une sur deux -47%- y est même « tout à fait favorable »).

 

Note méthodologique complémentaire :

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1450 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, au sein duquel 374 personnes aidantes ont été identifiées. Le dispositif a été complété d’un sur-échantillon de 394 aidants extraits d’un second échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans de 1483 personnes. Au global, ce sont 768 aidants qui ont été interrogés (sur la base d’un échantillon global de 2933 personnes).

La représentativité de l’échantillon a été assurée par  la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération

Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 18 septembre 2017.
Opinion et Stratégies d'entreprise
05/10/2017

Les habitants d'Occitanie et les projets de LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan

Les récentes déclarations du gouvernement ont jeté le trouble sur la réalisation des deux lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan. Le sondage Ifop pour La Depêche montre que ce projet bénéficie d’une réelle notoriété et d’un très fort soutien parmi la population de la région Occitanie et du département du Lot-et-Garonne.

Alors que les deux tiers des personnes interrogées en ont déjà entendu parler (67%), 28% des habitants considèrent le dossier comme prioritaire, 53% le jugent important, tandis que seulement 19% pensent qu’il s’agit d’un sujet secondaire. Au final, la réalisation des deux lignes est soutenue par une très grande majorité de personnes interrogées (88%). S’agissant des délais de réalisation des projets et de l'entrée en service des deux lignes, la majorité des personnes interrogées estime que leur concrétisation interviendra à court-terme, d’ici 5 ans (34%) à 10 ans (36%). Pour autant, seule une minorité des habitants (31% contre 52%) pense que l’Etat tiendra ses engagements concernant ce projet.
Opinion et Stratégies d'entreprise
04/10/2017

Le tableau de bord politique Ifop et Fiducial pour Paris Match et Sud Radio - Octobre 2017

La vague d’octobre du tableau de bord politique Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, marquée par la nouvelle baisse de la cote d’approbation de l’action d’Emmanuel Macron, livre les enseignements suivants.

Après un léger mieux dans les différentes études qui ont été conduites entre août et septembre, la cote d’approbation de l’action d’Emmanuel Macron repart à la baisse. 44% des Français déclarent aujourd’hui soutenir la politique du président de la République, soit un résultat en baisse de 2 points par rapport à septembre. Le chef de l’Etat semble avoir déçu à gauche dans des segments qui étaient jusqu’alors partagés : 43% des sympathisants du Parti Socialiste (-6) et 26% des proches d’Europe Ecologie Les Verts (-27) approuvent désormais son action, après une séquence marquée par la mobilisation contre la réforme du code du travail et la polémique autour de la présence de glyphosate dans des produits alimentaires. Constituant déjà l’une de ses principales faiblesses, Emmanuel Macron est jugé proche des préoccupations des Français par 40% des personnes interrogées, marquant un reflux de 4 points par rapport à la vague précédente.

A l’instar de ce qui a pu se passer au cours des précédents quinquennats, le Premier Ministre se démarque progressivement du Président de la République. Une courte majorité de Français déclare approuver son action à la tête du gouvernement (52%), soit un résultat stable par rapport au mois précédent. Edouard Philippe bénéficie notamment du soutien d’une large majorité de sympathisants de La République en Marche (90%, +4) et de proches de sa propre formation politique, Les Républicains (64%, +1), dont il a été suspendu en juillet, et profite du sentiment dominant les représentations des personnes interrogées selon lequel il dirige bien l’action de son gouvernement (69%, +2). Sa capacité à réformer le pays est en revanche davantage mise en doute (54%, -2).

Mois après mois, La France Insoumise s’impose toujours plus comme la formation incarnant le mieux l’opposition à Emmanuel Macron. 46% des Français désignent le mouvement de Jean-Luc Mélenchon comme le principal opposant à la majorité présidentielle (+2), devant Les Républicains (24%, +2) et le Front National (20%, -1), touché par des conflits internes. Après avoir conservé leur majorité au Sénat et après la réélection de Gérard Larcher à la tête de l’institution, Les Républicains n’ont pas réussi à modifier les positions des Français au sujet de l’incarnation de l’opposition à Emmanuel Macron. D’ailleurs, les résultats des élections sénatoriales ont animé les conversations de seulement 29% des personnes interrogées au cours de la dernière semaine.
Opinion et Stratégies d'entreprise
03/10/2017

L’accompagnement souhaité du média TV dans la compréhension des grands enjeux et décisions politiques

L’explication émerge nettement comme la première attente à l’égard de la télévision pour aider à comprendre les grands enjeux politiques.
L’attente d’explication, d’apport de repères pour aider à se faire sa propre opinion est donc essentielle. Face à la multiplication d’une part d’informations propices à susciter le buzz (et à disparaitre tout aussi rapidement) et d’autre part de sources d’information sur le Digital dont la fiabilité n’est pas toujours avérée, le média TV apparait d’autant plus crédible qu’il garantit aux yeux des téléspectateurs une explication légitimée par une information vérifiée et l’intervention pédagogique d’experts. L’explication renforce donc la confiance du téléspectateur dans sa compréhension des grands enjeux et décisions politiques.
Historiquement, la vertu première de la télévision était de « montrer ». Mais l’abondance d’images diffusée par les chaînes d’information en continu, par Internet et par les réseaux sociaux (succès des vidéos partagées, recherche du scoop que l’on veut soi-même filmer) atténue nettement la valeur ajoutée de la TV sur ce créneau.
Le faible score de la dimension de confrontation dans une optique de compréhension des grands enjeux politiques provient sans doute du fait que celle-ci est aujourd’hui davantage perçue comme un spectacle que comme un exposé d’argumentaires contradictoires, permettant de se forger son propre avis. En outre, la multiplication des débats télévisés lors du long cycle électoral de 2017 (depuis la primaire de la Droite et du Centre) a pu engendrer une certaine lassitude accentuée par la déception suscitée par le débat de l’entre deux tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen où l’invective et la volonté de décrédibiliser l’adversaire a nettement pris le dessus sur la mise en avant de ses propres convictions.

L’expression des citoyens à la télévision est fortement attendue
Plus des 3/4 des Français (78%) considèrent qu’il est important de voir les citoyens s’exprimer à la télévision sur des sujets politiques et de société et 21% que cette expression est « très importante ».

93% des Français considèrent que la présence régulière à la télévision de sujets qui concernent différents territoires et régions françaises est à minima « importante » contre 89% qui partagent cet avis pour la présence de sujets internationaux (et logiquement 98% pour les sujets nationaux).
En termes de priorité, si les sujets nationaux sont logiquement très largement considérés comme primordiaux (67% des Français partagent cet avis), les sujets sur les territoires et les sujets internationaux font jeu égal (42% les considèrent comme primordiaux).