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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
16/03/2017

LE REGARD DES FRANÇAIS SUR LES GRANDS ENJEUX DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE : LA SECURITE #3

Les Français interrogés par Ifop-Fiducial pour Public Sénat et Sud Radio portent un jugement pessimiste sur la situation en matière d’insécurité depuis 5 ans. Plus de sept personnes interrogées sur dix (71%) ont le sentiment que l’insécurité s’est dégradée depuis 2012. Ils sont même 45% à affirmer qu’elle s’est beaucoup dégradée. A l’inverse, seulement 19% pensent que la situation de la France en matière d’insécurité s’est améliorée au courant des 5 dernières années.  

Ce sentiment de dégradation s’explique par une insatisfaction généralisée concernant la prise en charge de l’enjeu sécuritaire dans le pays. En matière de terrorisme d’abord, 93% des Français évaluent la menace terroriste élevée, ce qui n’empêche pas 71% d’entre eux de juger qu’elle éclipse les autres problèmes liés à la délinquance dans la lutte contre l’insécurité.  

Plus largement, 59% des personnes interrogées déclarent ne se sentir en sécurité nulle part, dont près d’un sur quatre (24%) se déclarant « tout à fait d’accord » avec l’affirmation. Ce chiffre est à mettre en relation avec le fait que 69% des Français jugent les effectifs de police et de gendarmerie en sous-effectifs dans le pays. Cette opinion a d’ailleurs d’autant plus de résonance que les interviewés expriment majoritairement une bonne image de leurs forces de l’ordre (90% pour la Gendarmerie, 84% pour la Police nationale et 73% pour la Police municipale).  

Unanimes sur le constat, les Français restent divisés quant à l’action de l’exécutif en matière de sécurité depuis dix ans. Environ une personne interrogée sur deux estime qu’aucun des deux Présidents (François Hollande ou Nicolas Sarkozy) n’a mieux agi que l’autre, que ce soit en matière de lutte contre le terrorisme (49%) ou de lutte contre la délinquance (54%). Pour autant, 30% pensent que le meilleur bilan en matière de lutte contre le terrorisme revient à François Hollande (contre 21% pour Nicolas Sarkozy). A l’inverse, 32% estiment que la lutte contre la délinquance est davantage à mettre au crédit de Nicolas Sarkozy, plutôt qu’à celui de François Hollande (14%). C’est dans cette perspective que les enjeux liés à la sécurité devraient pour beaucoup de Français jouer un rôle important dans la construction de leur vote à l’élection présidentielle, à un niveau bien plus élevé que celui observé pour les thématiques précédemment abordées dans les enquêtes Ifop-Fiducial pour Public Sénat et Sud Radio. Sur une échelle de 1 à 10, l’enjeu de la sécurité obtient une note moyenne de 7 (soit 0,9 points de plus que l’école et 0,6 points de plus que la fiscalité).  

Plus précisément, les personnes interrogées plébiscitent un certain nombre de mesures sécuritaires proposées par les différents candidats à l’élection présidentielle. Ils favorisent massivement la reformation de la police de proximité (91%), l’expulsion systématique des étrangers condamnés pour des crimes et délits graves (88%), la création de places de prison supplémentaires (84%), l’interdiction faite aux personnes délinquantes de fréquenter le quartier dans lequel elles ont commis leur délit (82%) ou encore la suppression du versement des aides sociales aux parents de mineurs récidivistes en cas de carence éducative manifeste (81%). Certaines mesures, si elles réussissent à s’attirer les faveurs d’une majorité de Français, suscitent des jugements plus contrastés. Ainsi, à un niveau-en-dessous, 68% des personnes interrogées se déclarent favorables à l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans et 55% prônent la fin des accords de Schengen.  

Que ce soit en matière de sécurité des biens et des personnes (32%) ou en matière de lutte contre le terrorisme (35%), Marine Le Pen est jugée par les Français comme la candidate apportant les meilleures solutions dans cette campagne présidentielle. La candidate frontiste devance Emmanuel Macron (21% de citations en matière de sécurité des biens et des personnes, 19% en matière de lutte contre le terrorisme) au coude à coude avec François Fillon (19% de citations pour chacun des deux domaines). Le candidat Les Républicains n’émerge pas dans le duo de tête alors même que l’insécurité constituait traditionnellement un enjeu de forte crédibilité pour la droite. Par ailleurs, le crédit accordé à Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon s’avère nettement moins élevé.  

Enfin, plus que jamais les Français demeurent méfiants à l’égard de la menace terroriste. A la fin de la campagne présidentielle, quel que soit le candidat élu le 7 mai prochain, 61% d’entre eux souhaitent que l’état d’urgence soit maintenu, alors qu’une personne interrogée sur cinq (20%) aimerait même qu’il soit renforcé.
Opinion et Stratégies d'entreprise
15/03/2017

Le tableau de bord des personnalités Ifop et Fiducial pour Paris Match et Sud Radio - Mars 2017

La vague de mars du tableau de bord des personnalités Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, marquée par un tassement de la cote de popularité de François Fillon et l’entrée dans le trio de tête du classement du candidat d’En Marche !, livre les enseignements suivants.

- Englué dans les affaires concernant les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon reste la personnalité candidate à l’élection présidentielle la plus impopulaire de notre classement. Le candidat des Républicains voit sa cote de popularité se stabiliser autour de 25%, soit une baisse d’un point entre février et mars. Plus grave cependant, François Fillon perd le soutien des segments électoraux traditionnellement favorables aux candidatures de la droite comme les personnes âgées (48% seulement ont une bonne opinion du candidat Les Républicains). Seul le soutien d’une majorité de sympathisants des Républicains reste stable (73% de bonnes opinions), et cela quelques jours après le meeting de soutien qu’il a tenu au Trocadéro à Paris et la confirmation du maintien de sa candidature. A droite pourtant, Alain Juppé demeure la personnalité rassemblant le plus de « bonnes opinions », avec une hausse de 2 points en un mois (60%).

- Favori de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron se classe troisième personnalité la plus populaire de ce classement avec plus d’un Français sur deux (52%) exprimant une bonne opinion sur sa personne. Il domine de fait largement les autres candidats classés à gauche de l’échiquier politique. Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste, et Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, voient leur popularité baisser de 3 points et 4 points respectivement en un mois. Devancés dans les intentions de vote, les candidats situés à la gauche d’Emmanuel Macron le sont également en popularité chez les Français. - Concurrente principale du candidat d’En Marche !, Marine Le Pen voit sa cote de popularité s’améliorer de 3 points en un mois. Un Français sur trois (33%) déclare avoir une bonne opinion d’elle contre 31% en février. Elle reste malgré tout seulement le 23e personnalité politique préférée des Français, à 19 points d’Emmanuel Macron.
Opinion et Stratégies d'entreprise
15/03/2017

Les conditions de vie, aspirations et intentions de vote des personnes concernées par le handicap

Organisée sur une durée de trois semaines, et diffusée par l’Association des Paralysés de France auprès de ses sympathisants et relayée sur de nombreux réseaux sociaux, cette enquête a reçu un très bel accueil de la part des personnes en situation de handicap qui se sont largement saisies de l’occasion qui était donnée de partager leur perception et leurs attentes à quelques semaines des prochaines échéances électorales. Quelles sont les conditions de vie de ces personnes ? Quelles sont leurs priorités ? Ont-elles confiance dans la classe politique ? Quel est leur état d’esprit face aux élections présidentielle et législatives ? Vers quel candidat va se porter leur vote ? Avec cette enquête « Elections 2017 et handicap » l’APF a souhaité faire un état de lieux des conditions de vie, aspirations et intentions de vote des personnes concernées par le handicap qui sont parmi les grandes oubliées de cette campagne présidentielle 2017.

Méthodologie : Enquête auprès de deux cibles, grand public et personnes en situation de handicap

Echantillon Personnes en situation de handicap : Consultation organisée à l’initiative de l’APF, qui a diffusé le lien dédié à l’enquête (www.enquete-handicap-elections.fr.) via leurs différents canaux de communication et sur les réseaux sociaux. Etaient invitées à répondre à l’enquête les personnes en situation de handicap ainsi que des proches. A l’issue de cette consultation, 4850 personnes concernées par le handicap, qu’elles soient proches (1254 répondants) ou en situation de handicap (3596 répondants) ont validé leur questionnaire. La consultation s’est déroulée par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 28 février 2017.

Echantillon « Grand Public » : L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 14 au 16 février 2017.
Opinion et Stratégies d'entreprise
14/03/2017

Ifop Focus n°152 - Les chasseurs : un électorat très courtisé

Dans cette curieuse campagne électorale, le débat sur les grands enjeux à tarder à se lancer mais il semblerait que nous rentrions enfin dans une phase plus animée. Plusieurs candidats à la présidentielle ou leurs représentants seront ainsi présents au congrès de la Fédération Nationale de la Chasse le 14 mars. Les thématiques liées à la chasse, à la ruralité et à la biodiversité font partie intégrantes de l’offre programmatique des candidats, candidats également soucieux de s’adresser aux 1,2 million de chasseurs qui constituent traditionnellement un électorat assez disputé, la primaire de la droite et du centre en ayant constitué le dernier exemple en date.