Le tableau de bord politique – Avril 2006


Sondage Ifop - Paris Match 9 mars 2006

Fiche technique

L’enquête a été réalisée pour Paris Match par l’Ifop, les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées (6 au 7 avril 2006) auprès d’un échantillon de 1009 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d’éducation) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les principaux enseignements

La baisse de l’approbation de Jacques Chirac se poursuit.

Après avoir perdu 9 points entre janvier et mars, l’approbation de l’action de Jacques Chirac comme Président de la République continue de chuter en avril: 29% des personnes interrogées approuvent son action, soit 6 points de moins qu’en mars, et 71% la désapprouvent (+6 points). Cette baisse importante annihile les gains enregistrés au cours du second semestre 2005, l’approbation de Jacques Chirac se situant aujourd’hui à un niveau équivalent à celui mesuré en juin 2005 (28%) lors de l’effondrement post-référendaire. Les baisses les plus sensibles sont enregistrées auprès des personnes âgées de 25 à 34 ans (25% d’approbation, soit -14 points). Jacques Chirac continue par ailleurs de perdre des soutiens à gauche: 11% des sympathisants de gauche approuvent son action, soit 12 points de moins qu’en mars. En revanche, l’approbation est stable à droite (48%, soit un score identique à celui mesuré en mars) et reste majoritaire dans les rangs de l’UMP (63%, contre 65% le mois dernier).

A la différence de ce qu’on observait le mois dernier, la baisse de l’approbation de Jacques Chirac se double ce mois-ci d’une évolution négative de ses traits d’image, en particulier s’agissant de sa proximité avec les Français. Ainsi, seuls 28% des interviewés estiment que Jacques Chirac est sensible aux aspirations des Français, soit 9 points de moins qu’en mars. C’est parmi les tranches d’âge intermédiaires qu’on observe la chute la plus marquée de ce trait d’image: -11 points parmi les 25-34 ans (22%) et –12 points parmi les 35-49 ans (22%). La baisse est forte également parmi les cadres et professions libérales (26% soit 19 points de moins qu’en mars) et les plus diplômés (25%, -16 points). Les jugements apparaissent également plus sévères que le mois dernier en ce qui concerne la politique sociale du Président: à peine plus d’un Français sur quatre (27%, -3 points) estime que Jacques Chirac mène une bonne politique sociale. L’action internationale du Président de la République reste en revanche bien perçue par les Français. Ainsi, 70% estiment qu’il défend bien les intérêts de la France à l’étranger (-4 points) et 60% qu’il mène une bonne politique européenne (+3 points). Ces traits d’image sont stables depuis le début de l’année, ce qui confirme l’idée que la désapprobation de l’action de Jacques Chirac se nourrit principalement de la situation interne et de son attitude dans la crise que traverse le pays. A cet égard, son intervention télévisée ne semble pas lui avoir profité. 

L’approbation de Dominique de Villepin au plus bas.

La chute de l’approbation de l’action de Dominique de Villepin entamée en février se poursuit à un rythme soutenu: le Premier ministre perd ce mois-ci 12 points, 29% des Français approuvant son action, 71% la désapprouvant (+12 points). L’impopularité du Premier ministre s’accroît d’autant plus que l’opinion semble se radicaliser à son encontre. Ainsi, près d’un Français sur deux dit ne pas «approuver du tout» son action, soit 16 points de plus qu’en mars. Victime de la crise sociale et politique déclenchée par l’adoption du CPE, Dominique de Villepin est non seulement à son plus bas niveau depuis son arrivée à Matignon, mais il dépasse le record d’impopularité du baromètre Ifop – Paris Match détenu par Jean-Pierre Raffarin (30% d’approbation en mai 2005). Les baisses les plus sensibles sont mesurées parmi les plus jeunes: 18% des 18-24 ans approuvent son action, contre 38% le mois dernier, soit une chute de 20 points en un mois et de 42 points depuis le début de l’année. Cette désaffection massive des jeunes se double d’évolutions négatives dans les catégories encore clémentes le mois dernier à l’égard du Premier ministre. Ainsi, seuls 40% des 65 ans et plus approuvent son action, contre 54% le mois précédent (-14 points). Par ailleurs, Dominique de Villepin perd des soutiens sur l’ensemble de l’échiquier politique. En effet, seuls 10% des sympathisants de gauche approuvent son action (-14 points), la chute s’avérant particulièrement importante à droite égalementoù l’approbation est à peine majoritaire (51%, -11 points). Elle baisse sensiblement parmi les sympathisants UMP (63%, -14 points) et surtout UDF (45%, -30 points).

La chute massive de l’approbation de Dominique de Villepin se répercute très nettement sur les traits d’image qui lui sont associés. L’évolution la plus importante concerne sa capacité à dialoguer avec les Français. Seuls 28% des personnes interrogées estiment en effet qu’il est un homme de dialogue, soit une chute massive de 34 points depuis mars (jamais une baisse de cette ampleur n’a été enregistrée dans le baromètre Ifop – Paris Match) et de 45 points depuis le début d’année. Ce qui constituait l’un des socles de la popularité du Premier ministre avant la crise du CPE apparaît aujourd’hui comme le ferment de la désaffection de l’opinion. Notons que de ce point de vue, les évolutions sont aussi brutales à droite qu’à gauche: seuls 47% des sympathisants UMP reconnaissent ainsi au Premier ministre le sens du dialogue, contre 80% en mars (-33 points). Les autres dimensions de l’image de Dominique de Villepin sont également affectées par la désapprobation croissante de l’opinion. Ainsi, le leadership du Premier ministre sur son gouvernement n’est plus reconnu que par 44% des interviewés (-13 points par rapport à mars), et par 73% des sympathisants UMP (-9 points). Par ailleurs, seuls 38% des Français considèrent qu’il mène des réformes utiles pour le pays (-5 points) et 34% qu’il mène une bonne politique économique et sociale (-7 points). Sur ces deux dernières dimensions, le Premier ministre a respectivement perdu 19 points et 18 points depuis le début de la crise liée au CPE.

La crédibilité de l’opposition diminue légèrement.

La crise sociale et politique que traverse le gouvernement n’a pas d’impact sur la crédibilité de l’opposition qui, aux yeux d’une nette majorité de Français (64%, +1 point), ne ferait pas mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir. Seuls 36% expriment un avis contraire (-1 point). La chute de la popularité du Premier ministre ne bénéficie pas à l’opposition qui stagne depuis le référendum du 29 mai 2005 sous les 40%, signe d’une perte de confiance massive des Français dans les partis de gouvernement. Si la crédibilité de l’opposition progresse légèrement parmi les sympathisants socialistes (64%, soit 5 points de plus), elle baisse en revanche sensiblement au sein de l’électorat frontiste (28% contre 43% en mars, soit 15 points).

Le souhait de victoire reste favorable à la gauche, le chômage restant la priorité des priorités pour les Français.

Avec 54% des Français qui souhaiteraient la victoire de la gauche à l’élection présidentielle, l’opposition distance peu à peu la droite (40% de souhaits de victoire en avril), enregistrant ainsi une progression de 7 points depuis janvier. Alors que gauche et droite parviennent toujours fortement à mobiliser leurs troupes, et que le soutien des frontistes à la gauche reste important, on observe ce mois-ci un basculement non négligeable de certains proches de l’UDF en faveur de la gauche (61% de soutien à la droite en avril contre 72% le mois précédent).

La hiérarchie des thèmes dont les Français souhaitent que les candidats à la présidence de la République débattent lors de la prochaine élection demeure inchangée par rapport au mois de mars avec toujours une large priorité accordée à l’emploi et au social. Le chômage domine ainsi très largement, comme les mois précédents, les autres thématiques, mentionné par 42% des interviewés (+2 points par rapport au mois précédent). Viennent ensuite la protection sociale (17%) et l’éducation (14%), devant la sécurité qui continue de reculer. Mentionnée à hauteur de 24% en janvier dernier par les interviewés, seuls 8% des Français estiment à ce jour que la dimension sécuritaire doit constituer une priorité pour la prochaine campagne présidentielle (soit un recul de 16 points en 4 mois).

De la même manière, les autres thèmes testés continuent d’être marginalement évoqués (7% respectivement pour l’immigration et la place de la France dans le monde et 5% pour le logement).

Le classement des personnalités.

Le trio de tête du classement des personnalités demeure inchangé en avril. Bernard Kouchner occupe toujours la première place (74% de bonnes opinions, -1 point), devançant comme le mois précédent Ségolène Royal qui conserve la deuxième position (67%, - 3 points) et Jack Lang (67%, +1 point). Avec 63% de bonnes opinions (score inchangé) Bertrand Delanoë se maintient à la quatrième place.

Au sein de la majorité UMP, seuls Jean-Louis Borloo (60%), Nicolas Sarkozy (58%) et Michèle Alliot-Marie (60%), l’épisode du Clémenceau dissipé (+8 après la chute du mois dernier), semblent résister à la tourmente provoquée par le CPE.

Jean-François Copé pour sa part bénéficie même d’un regain de popularité non négligeable (44% de bonnes opinions contre 39% en mars), sans doute porté par la sortie et la promotion de son livre.

Les sanctions les plus sévères vont mécaniquement à l’exécutif. Avec 40% de bonnes opinions (-6 points par rapport au mois de mars), Jacques Chirac perd 9 places dans le classement des personnalités. C’est enfin Dominique de Villepin qui paie le plus lourd tribut de cette crise, avec un net recul de sa cote d’opinion (39% de bonnes opinions contre 51% le mois précédent).

François Bayrou semble pour sa part tirer parti de la crise sociale et politique autour du CPE, progressant de 6 points par rapport au mois de mars (57% en avril contre 51% le mois précédent).

Notons enfin la progression de Marie-George Buffet (48%, +3points) et de Noël Mamère (47%, +4 points) qui gagnent respectivement 6 places dans le classement des personnalités.

Les duels.

L’effondrement de la cote de popularité de Dominique de Villepin dans le contexte de la crise du CPE profite directement à Nicolas Sarkozy, qui l’emporte très nettement face au Premier ministre, (63% contre 29%) alors que les deux hommes étaient encore au coude à coude en février dernier. Le Ministre de l’Intérieur bénéficie à ce jour d’un soutien majoritaire au sein de l’ensemble des catégories politiques (jusqu’à 82% au sein de l’UMP), à l’exception des proches du Parti Communiste (34%) et des Verts (43%).

Ségolène Royal l’emporte face à Nicolas Sarkozy avec 52% des Français qui la choisissent contre 47% qui préfèrent le Président de l’UMP. Elle parvient ainsi à inverser le résultat enregistré en janvier dernier qui donnait alors l’avantage, dans des proportions identiques, au Ministre  de l’Intérieur. Alors que tous deux mobilisent très largement leur camp respectif, Ségolène Royal bénéficie d’un soutien  plus marqué au sein des plus jeunes (60% contre 39% pour son adversaire) et des diplômés de l’enseignement supérieur (61% contre 37%) alors qu’à l’inverse les plus âgés (65% contre 33%) et les non diplômés (58% contre 41%) accordent majoritairement leur faveur à Nicolas Sarkozy.

Enfin, Nicolas Sarkozy bat Jack Lang (52% contre 47%). Le niveau de diplôme et l’âge arbitrent de façon assez nette les préférences. Ainsi, Jack Lang séduit davantage les plus jeunes (61% contre 39%), les diplômés du supérieur (57% contre 42%), alors que Nicolas Sarkozy bénéficie d’un large soutien de la part des plus âgés (58% contre 41% au sein des 35 ans et plus), des moins diplômés et également des salariés du secteur privé.

Les conversations des Français.

C’est sans surprise le CPE qui a principalement animé les conversations des Françaisau cours de la semaine passée: 95% des Français ont ainsi parlé des manifestations qui se sont tenues partout en France pour demander le retrait du CPE, 94% ont évoqué les controverses qui entourent l’instauration de ce contrat. Enfin, l’intervention télévisée de Jacques Chirac, toujours à propos du CPE, a retenu l’attention de 74% des Français.

Si les Français sont moins nombreux à l’évoquer que les mois précédents, l’épizootie de grippe aviaire en France et en Europe continue néanmoins à alimenter les conversations (mentionnée par 64% des personnes interrogées).

62% ont parlé du remplacement du 12 par de nouveaux numéros de renseignement commençant par 118, et sur un plan plus économique, 61% ont évoqué la hausse du prix du gaz.

Enfin, au chapitre sportif, l’élimination de Lyon par le Milan AC en ligue des champion de football a retenu l’attention de 53% des Français.

Notons que dans un contexte politique particulièrement difficile pour le gouvernement en place, la préparation des élections présidentielles occupe une place croissante dans les conversations des Français à mesure que l’échéance électorale approche. 41% des Français en ont ainsi parlé avec leurs proches ou leurs collègues (contre 28% le mois précédent) alors que la politique étrangère continue de susciter un intérêt plus relatif.

La question de l’actu.

Une minorité de Français (39%) se déclare favorable à un avancement d’un an de l’élection présidentielle. L’opposition à ce changement de calendrier (et donc implicitement à la démission du Président de la République) est majoritaire dans toutes les catégories de la population mais moins nettement parmi les sympathisants de gauche. Ainsi 48% des proches du PS souhaitent que l’on avance la date de l’élection présidentielle, 52% exprimant l’opinion contraire. A droite, une large majorité ne souhaite pas de bouleversement (seuls 22% des sympathisants UMP le réclament).


L’approbation de l’action de Jacques Chirac comme président de la République.

Approuvez-vous ou désapprouvez-vous l’action de Jacques Chirac comme président de la République ?

Rappel
Mars 2006

Avril 2006

Evolution

(%)

(%)

TOTAL Approuve

35

29

- 6

Approuve tout à fait

5

6

+ 1

Approuve plutôt

30

23

- 7

TOTAL N’approuve pas

65

71

+ 6

N’approuve plutôt pas

36

33

- 3

N’approuve pas du tout

29

38

+ 9

- Ne se prononcent pas

-

-

=

TOTAL

100

100

-

Au top des conversations, l’intervention présidentielle a visiblement déçu: avec un recul de 6 points, Jacques Chirac retombe presque à son record référendaire (28%) et compte même 38% de très «désapprobateursde son action». La baisse est très sensible à gauche (-12) à l’UDF (-12) et chez les ouvriers (-19). Un tiers des sympathisants UMP est mécontent.

Les traits d’image associés au Président de la République.

Pour chacune des appréciations suivantes, dites-moi si elle correspond bien ou mal à l’idée que vous vous faites de Jacques Chirac comme Président de la République ?

- Récapitulatif: Total correspond bien -

Rappel
Mars 2006

Avril 2006

Evolution

(%)

(%)

Défend bien les intérêts de la France à
 l’étranger

74

70

- 4

Mène une bonne politique européenne

57

60

+ 3

Est sensible aux aspirations des Français

37

28

- 9

Mène une bonne politique sociale

30

27

- 3

C’est bien un problème d’écoute: de tous les traits d’image, c’est la «sensibilité aux aspirations des Français» qui baisse le plus (-9), retombant là aussi au niveau record des lendemains du référendum européen. Le désamour atteint le cœur de la droite: -16 chez les sympathisants UMP dont la moitié est désormais critique.

L’approbation de l’action de Dominique de Villepin comme Premier ministre.

Approuvez-vous ou désapprouvez-vous l’action de Dominique de Villepin comme Premier ministre?

Rappel
Mars 2006

Avril 2006

Evolution

(%)

(%)

TOTAL Approuve

41

29

- 12

Approuve tout à fait

8

11

+ 3

Approuve plutôt

33

18

- 15

TOTAL N’approuve pas

59

71

+ 12

N’approuve plutôt pas

29

25

- 4

N’approuve pas du tout

30

46

+ 16

- Ne se prononcent pas

-

-

=

TOTAL

100

100

-

Pour le Premier ministre c’est l’effondrement, -12 (après les –17 des deux mois précédents) d’où son niveau le plus bas depuis son arrivée à Matignon et un mécontentement intense: 46% «n’approuvent pas du tout son action». La chute est particulièrement forte chez les 18-24 ans (-20) à gauche (-14) et à l’UMP (-14) qui le soutient encore à 63% contre 37%.

Les traits d’image associés au Premier ministre.

Pour chacune des appréciations suivantes, dites-moi si elle correspond bien ou mal à l’idée que vous vous faites de Dominique de Villepin comme Premier ministre ?

- Récapitulatif: Total correspond bien -

Rappel
Mars 2006

Avril 2006

Evolution

(%)

(%)

Dirige bien l’action de son gouvernement

57

44

- 13

Mène des réformes utiles pour le pays

43

38

- 5

Mène une bonne politique économique et sociale

41

34

- 7

Est un homme de dialogue

62

28

- 34

Ce n’est pas «le réformiste» qui est le plus sanctionné (-5 seulement si l’on peut dire), c’est le rigide, l’autoritaire: Dominique de Villepin s’effondre de 34 points (?) sur la dimension d’homme de dialogue; la baisse est analogue chez les sympathisants UMP (-33) qui sont désormais majoritairement sévères (53% contre 47%).

Le jugement à l’égard de l’opposition.

Selon vous, l’opposition ferait-elle mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir ?

Rappel
Mars 2006

Avril 2006

Evolution

(%)

(%)

TOTAL Oui

37

36

- 1

Oui, certainement

10

8

- 2

Oui, probablement

27

28

+ 1

TOTAL Non

63

64

+ 1

Non, probablement pas

36

36

=

Non, certainement pas

27

28

+ 1

- Ne se prononcent pas

-

-

=

TOTAL

100

100

-

La crise n’augmente pas la crédibilité de l’opposition; c’est plutôt l’inverse puisqu’elle recule encore d’un point après les deux points perdus le mois dernier: cette baisse de crédibilité vient surtout des sympathisants FN et des électeurs sans sympathie partisane.

Le classement général.

Pour chacune des personnalités suivantes, dites-moi si vous en avez une excellente opinion, une bonne opinion, une mauvaise opinion, une très mauvaise opinion ou si vous ne la connaissez pas suffisamment ?

Récapitulatif: Total bonne opinion –

Classement
Avril 2006

Nom des personnalités

Rappel
Mars(*)

Avril 2006 (**)

(%)

(%)

1

(1)

Bernard Kouchner   

75

74

2

(2)

Ségolène Royal   

70

67

3

(3)

Jack Lang  

66

67

4

(4)

Bertrand Delanoë   

63

63

5

(6)

Jean-Louis Borloo  

57

60

6

(12)

Michèle Alliot-Marie  

52

60

7

(8)

Nicolas Sarkozy  

56

58

8

(14)

Michel Rocard  

51

57

9

(13)

François Bayrou  

51

57

10

(7)

Elisabeth Guigou  

57

56

11

(10)

José Bové  

54

54

12

(9)

Valéry Giscard d’Estaing  

55

54

13

(5)

Arlette Laguiller  

58

54

14

(11)

Dominique Strauss-Kahn  

53

53

15

(16)

Lionel Jospin  

51

52

16

(17)

Martine Aubry  

50

51

17

(18)

Olivier Besancenot  

50

50

18

(24)

Marie-George Buffet  

45

48

19

(19)

François Hollande  

49

48

20

(22)

Dominique Voynet  

46

47

21

(27)

Noël Mamère  

43

47

22

(20)

Jean-Louis Debré 

48

46

23

(21)

Philippe Douste-Blazy  

47

46

24

(26)

Jean-Pierre Chevènement  

43

45

25

(39)

Jean-François Copé  

36

44

26

(30)

Jean-François Lamour  

39

43

27

(25)

Michel Barnier

44

43

28

(35)

Roselyne Bachelot

38

42

29

(29)

Gilles de Robien 

40

40

30

(38)

François Fillon 

37

40

31

(40)

Alain Juppé  

36

40

32

(23)

Jacques Chirac  

46

40

33

(34)

Laurent Fabius  

39

39

34

(15)

Dominique de Villepin  

51

39

35

(28)

Edouard Balladur  

41

38

36

(33)

Henri Emmanuelli

39

36

37

(41)

Jean-Pierre Raffarin 

32

36

38

(31)

Thierry Breton 

39

35

39

(32)

Dominique Perben 

39

35

40

(36)

Philippe de Villiers  

38

35

41

(37)

Françoise de Panafieu

38

34

42

(43)

Christine Boutin

30

34

43

(42)

François Baroin

30

31

44

(44)

Renaud Donnedieu de Vabres

28

29

45

(46)

Jean-Marc Ayrault

25

26

46

(45)

Arnaud Montebourg

25

26

47

(47)

Renaud Dutreil 

21

23

48

(49)

Jean-Marie Le Pen

20

21

49

(48)

Marine Le Pen 

21

19

50

(50)

Jean-Luc Mélenchon

18

18

 (* ) Rappel du classement du mois précédent.
(**) Les personnalités ex aequo ont été classées selon les décimales.
(-) Personnalité non testéele mois précédent

Le CPE mais plus encore sa gestion rigide ou ouverte, fait les effondrements et les succès de ce mois: -12 pour D. de Villepin qui tombe à la 34ème place, -6 pour le Président qui n’est plus que 29ème, mais aussi +3 pour J.L. Borloo qui prend pour la première fois la 1ère place de la droite ex aequo avec M. Alliot-Marie +8 qui efface les –8 du Clémenceau le mois dernier; N. Sarkozy «l’extincteur» de crise (+2) résiste bien et F. Bayrou le dénonciateur (+6) est à son plus haut. M. Rocard (+6) reste visiblement dès qu’il parle une des conscience de la France et J.F. Copé bénéficie de sa très forte présence médiatique.

Des deux personnalités suivantes, laquelle préférez-vous ?

Duel n° 1 : Dominique de Villepin / Nicolas Sarkozy.

Rappel
Avril 2004

Rappel
Juin 2005

Rappel Septem-bre 2005

Rappel Octobre 2005

Rappel Novem-bre 2005

Rappel Décem-bre 2005

(%)

(%)

(%)

(%)

(%)

(%)

Dominique de Villepin

38

38

42

46

52

52

Nicolas Sarkozy

54

53

51

49

44

43

Ni l’une, ni l’autre (réponse non suggérée)

6

9

7

5

4

5

Ne les connaît pas (réponse non suggérée)

1

-

-

-

-

-

Ne se prononcent pas

1

-

-

-

-

-

TOTAL

100

100

100

100

100

100


Rappel Février 2006

Rappel Mars 2006

Avril 2006

(%)

(%)

(%)

Dominique de Villepin

47

46

29

Nicolas Sarkozy

48

51

63

Ni l’une, ni l’autre (réponse non suggérée)

5

3

8

Ne les connaît pas (réponse non suggérée)

-

-

-

Ne se prononcent pas

-

-

-

TOTAL

100

100

100

Là aussi l’effondrement du Premier ministre est spectaculaire: de 46% contre 51% à N. Sarkozy dans l’ensemble de l’opinion le mois dernier, D. de Villepin tombe à 29% contre 63%. Son retard est plus net à droite 20% (-12) contre 79% et plus encore chez les sympathisants UMP 18% (-8) contre 82% au Ministre de l’Intérieur. Ironie: une partie de ceux qui préfèrent encore de Villepin vient de la gauche parce qu’elle déteste encore plus Sarkozy.

Duel n° 2 : Ségolène Royal / Nicolas Sarkozy.

Rappel Janvier 2006

Avril 2006

(%)

(%)

Ségolène Royal

46

52

Nicolas Sarkozy

52

47

Ni l’une, ni l’autre (réponse non suggérée)

2

1

Ne les connaît pas (réponse non suggérée)

-

-

Ne se prononcent pas

-

-

TOTAL

100

100

Il y a 4 mois Nicolas Sarkozy l’emportait encore 52%-46%. Ségolène renverse ce mois-ci la hiérarchie, mobilisant aussi bien la gauche que Sarkozy la droite. Bon point: elle efface les traces de l’affrontement référendaire en faisant aussi bien chez les «non» de gauche (85%) que les «oui» de gauche (85% aussi). Trois handicaps: la méfiance de l’extrême-gauche, la réserve d’un quart des écologistes et le faible soutien de la minorité des sympathisants du FN.

Duel n° 3 : Nicolas Sarkozy / Jack Lang.

Rappel Septembre 2004

Avril 2006

(%)

(%)

Nicolas Sarkozy

46

52

Jack Lang

48

47

Ni l’une, ni l’autre (réponse non suggérée)

5

1

Ne les connaît pas (réponse non suggérée)

-

-

Ne se prononcent pas

1

-

TOTAL

100

100

Contre Sarkozy, J. Lang fait 5 points de moins que S. Royal: il mobilise un tout petit peu moins la gauche, trouve un petit peu moins de réserves à droite et est surtout abandonné par le «marais» des électeurs sans sympathie partisane.

Le souhait de victoire. 

Pour la prochaine présidentielle, au fond de vous-même, souhaitez-vous plutôt la victoire de la gauche ou plutôt la victoire de la droite ?

Rappel
Mars 2006

Avril 2006

(%)

(%)

La victoire de la gauche

51

54

La victoire de la droite

42

40

- Ne se prononcent pas

7

6

TOTAL

100

100

Peu crédible la gauche engrange cependant provisoirement les bénéfices électoraux, en termes de souhait de victoire et obtient son meilleur chiffre depuis le référendum: elle le doit à la meilleure mobilisation de ses sympathisants, des électeurs sans sympathie partisane et des UDF.

Le thème à aborder en priorité.

Au cours de la campagne pour la prochaine élection présidentielle, quel thème souhaitez-vous que les candidats développent en priorité ?

Rappel
Mars 2006
(%)

Avril 2006
(%)

Le chômage

40

42

La protection sociale

15

17

L’éducation

12

14

La sécurité

12

8

La place de la France dans le monde

8

7

L’immigration

10

7

Le logement

3

5

Aucun des ces thèmes (réponse non suggérée)

-

-

Ne se prononcent pas

-

-

TOTAL

100

100

Priorité nette au social, chômage, protection et logement 64% à eux trois contre 15% aux problèmes de sécurité et d’immigration. La différence est nette entre la gauche 73%-7% et la droite 53%-25%. On se dirige donc aujourd’hui vers une présidentielle «sociale», le restera-t-elle?

Les conversations des Français.

Pour chacun des sujets suivants, dites-moi s’il a animé cette semaine vos conversations avec vos proches, chez vous ou au travail ?

Oui

Non

TOTAL

(%)

(%)

(%)

Les manifestations anti-CPE

95

5

100

Les controverses autour de l’instauration du Contrat
 Première Embauche (CPE)

94

6

100

L’intervention télévisée de Jacques Chirac sur le CPE

74

26

100

L’épizootie de grippe aviaire en France et en Europe

64

36

100

Le remplacement du 12 par de nouveaux numéros de
 renseignement commençant par 118

62

38

100

La hausse du prix du gaz

61

39

100

L’élimination de Lyon par Milan en ligue des champions
 de football

53

47

100

Le procès de Zacarias Moussaoui aux Etats-Unis

44

56

100

La préparation de l’élection présidentielle de 2007

41

59

100

Le premier anniversaire de la mort de Jean-Paul II

37

63

100

Les inondations en Europe Centrale

36

64

100

La baisse du chômage en mars

36

64

100

Les élections en Italie

32

68

100

Le projet de fusion entre Alcatel et Lucent

22

78

100

Les élections législatives en Israël

18

82

100

Le CPE, 95% (+36 par rapport au mois dernier), les manifestations, 94% (et même 100% chez les 18-24 ans), et l’intervention de Jacques Chirac, 74% (mais 48% seulement chez les personnes sans sympathie partisane) accaparent les conversations des Français. Monte aussi la préparation des élections présidentielles, 41% (+13 par rapport au mois dernier). La peur aviaire décroît lentement 64% (-33).

La question de l’actu.

Souhaitez-vous que le président de la République avance la date de l’élection présidentielle pour qu’elle se déroule dès maintenant ?

Avril 2006

(%)

Oui

39

Non

61

- Ne se prononcent pas

-

TOTAL

100

Chaque chose en son temps: malgré la crise du CPE, les Français toujours légitimistes, restent favorables au calendrier électoral fixé. De toutes les catégories, seuls les électeurs sans sympathie partisane envisagent favorablement une présidentielle anticipée.

 
Contact :
Frédéric DABI
Département d'Opinion Publique
Tél : 33 (0)1 45 84 14 44
Fax: 33 (0)1 45 85 59 39
Ce document présente les résultats d'une étude réalisée par l'Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l'enquête par sondage. Les enseignements qu'elle indique reflètent un état de l'opinion à l'instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

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