Les Français et les risques alimentaires


Sondage Ifop - DIMANCHE OUEST FRANCE 22 octobre 2006


Invités à se prononcer sur la qualité des produits alimentaires depuis 10 ans, 58% des Français considèrent qu'elle a évolué positivement, soit 10 points de plus qu'en Juillet 2000. A contrario, ils sont plus d'un tiers (37%) à partager le sentiment d'une situation qui s'est dégradée.

Les nitrates et les pesticides contenus dans l'eau (51%) et les OGM (37%) constituent les deux plus grandes sources d'inquiétude des Français en matière de risques alimentaires.

A l’occasion de l’ouverture du Salon International de l'Alimentation consacré aux produits alimentaires du monde entier qui se tiendra du 22 au 26 Octobre, l’Ifop a réalisé pour Dimanche Ouest France une étude auprès des Français sur les risques alimentaires.

58% des Français considèrent que la qualité des produits alimentaires depuis 10 ans a évolué positivement, soit 10 points de plus qu’en Juillet 2000. A contrario, ils sont plus d’un tiers (37%) à partager le sentiment d’une situation qui s’est dégradée.

Si en Ile-de-France cette perception est légèrement en deçà de la moyenne nationale (56% contre 37% qui la jugent détériorée), dans la région Grand Ouest, l’optimisme prédomine. 62% des personnes vivant dans la région où l’industrie agroalimentaire est très présente, ont perçu une amélioration de la qualité des produits alimentaires.

Les personnes âgées de 18 à 24 ans (61%, contre 54% des personnes de plus de 65 ans), les professions libérales, cadres supérieurs (69%), les employés (63%) sont parmi les plus sensibles quant à cette amélioration de la qualité des produits alimentaires.

Si la qualité des produits s’est améliorée, quels sont aujourd’hui les risques perçus en matière de santé alimentaire ? Au premier rang des inquiétudes, les nitrates et les pesticides contenus dans l’eau préoccupent la majorité des personnes interrogées (51%) : les habitants du Grand Ouest (57%), les hommes (56%) et les personnes âgées de plus de 35 ans (55%) y sont les plus sensibles même si cette crainte s’exprime partout en France.

Omniprésents dans l’actualité depuis plusieurs années, les OGM (37%) constituent (loin derrière la contamination de l’eau) la deuxième préoccupation des Français en matière de santé alimentaire. Cette crainte est plus présente chez les hommes (41%), chez les plus jeunes (43% des 18-24 ans), chez les professions intermédiaires (47%) ainsi que chez les Français pour qui la qualité des produits alimentaires s’est détériorée (43%) et qui probablement voient dans les OGM, une des raisons de cette dégradation.

La troisième préoccupation relevée par près du quart des personnes interrogées (25%), est relative aux problèmes liés à la rupture de la chaîne de froid. A l’exception des personnes âgées de 18 à 24 ans (38%) et des employés (35%) plus sensibles que la moyenne à cette question, on relève peu de différences parmi les autres segments de population.

Vient ensuite, citée dans des proportions moindres (moins de 20%), une série d’inquiétudes liées à une contamination des animaux à la base de la chaîne alimentaire, telles que les antibiotiques contenus dans l’alimentation animale, la maladie de la vache folle, la dioxine dans la viande et les laitages ou encore les hormones de croissance dans la viande. Ces risques pesaient davantage il y a quelques années et ont semble-t-il été relégués au second plan par la pollution de l’eau et les OGM. Si ces problèmes sont dans l’ensemble mentionnés par près de deux Français sur dix, quelles que soient leurs caractéristiques socio-démographiques, on constate toutefois que les habitants de la région Grand Ouest, durement touchée à l’époque, se révèlent davantage préoccupés par la maladie de la vache folle (23%, +4 points par rapport à la moyenne). A contrario, les hormones de croissance dans la viande ainsi que les dioxines dans la viande et les laitages les inquiètent dans une moindre mesure (respectivement 15% et 11%).

Enfin, dans la liste des inquiétudes liées aux risques alimentaires, la listériose apparaît comme une préoccupation plus secondaire : seules 10% des personnes interrogées la mentionnent. Les femmes (13%), les personnes âgées de 25 à 34 ans (14%), et les ouvriers (15%) expriment une plus forte sensibilité que la moyenne à cette contamination des aliments.


Consulter les résultats de l'étude (fichier pdf)

Fiche technique

 

Echantillon de 958 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées. Du 19 au 20 octobre 2006.

 

 

 

 

 

 

 

 
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Ce document présente les résultats d'une étude réalisée par l'Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l'enquête par sondage. Les enseignements qu'elle indique reflètent un état de l'opinion à l'instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

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