Les Français face à la hausse du carburant
Sondage Ifop - Dimanche Ouest-France 4 septembre 2005
Fiche technique
Echantillon de 956 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées. Du 1er au 2 septembre 2005.
Les principaux enseignements
Face à la hausse des carburants, 40 % des automobilistes déclarent avoir déjà réduit leur consommation. Ce comportement est aujourd’hui plus répandu en zone rurale (46 %) que dans l’agglomération parisienne (33 %). Et si cette hausse devait se poursuivre, le prix psychologique moyen à partir duquel les automobilistes n’ayant pas encore réduit leur consommation se résoudraient à cette initiative se situe à 1,5 Euro par litre de gazole* (soit le prix symbolique des 10 francs par litre), une forte minorité déclarant même qu’elle diminuerait sensiblement sa consommation dès avant la barre des 1,5 Euro/litre.
Seule une faible minorité (12 %) indique qu’elle ne freinerait pas, de toute façon, sa consommation quel que soit le prix du carburant.
Amenés à se prononcer d’une manière plus générale sur les solutions envisagées pour diminuer leur consommation de carburant, les Français évoquent d’abord (55 %) l’utilisation plus fréquente du vélo ou de la marche à pied sur les courts trajets, puis seulement dans un second temps, la diminution sensible de la vitesse (39 %) comme le recommande le Gouvernement, qui a renoncé à imposer autoritairement un abaissement des limitations de vitesse. Arrivent ensuite le recours aux transports en commun (35 %) et l’achat des nouveaux véhicules hybrides (33 %). En bas de tableau, figure enfin le co-voiturage qui ne fait pas vraiment recette (20 %).
La situation géographique et les types de déplacements quotidiens jouent ici un rôle déterminant. Ainsi, l’utilisation des transports en commun est l’alternative la plus citée par les Franciliens (59 %, contre 37 % dans les agglomérations de province et 16 % en milieu rural), ces derniers mentionnant également la marche à pied ou le vélo (58 %). A l’inverse, les ruraux, par nature plus dépendants de l’automobile, évoquent plus que les urbains les solutions qui consistent à continuer d’utiliser la voiture tout en changeant de pratique. C’est le cas par exemple pour la réduction sensible de sa vitesse (50 % de citations en zone rurale, contre 38 % dans les communes urbaines et 27 % à Paris), pour l’achat d’un véhicule hybride (36 % en zone rurale, contre 32 % dans les communes urbaines et 31 % à Paris) ou bien encore pour le covoiturage (25 % en zone rurale, contre 20 % dans les communes urbaines et 10 % à Paris), cité également davantage par les employés et les ouvriers que par les cadres.
Jérôme Fourquet
Directeur d’études*Les voitures au gazole représentent rappelons le 70 % des achats de voitures neuves en France
Les solutions privilégiées pour diminuer sa consommation de carburantQuestion:Afin de diminuer votre consommation de carburant, parmi les solutions suivantes, quelles seraient les deux que vous seriez le plus susceptibles d’adopter ?
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Ensemble (%) |
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Utiliser beaucoup plus le vélo ou la marche à pied pour les courts trajets |
55 |
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Diminuer sensiblement votre vitesse au volant |
39 |
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Utiliser beaucoup plus les transports en commun |
35 |
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Acheter un nouveau type de véhicule qui fonctionne à la fois à l’essence ou au gazole et à l’électricité |
33 |
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Pratiquer régulièrement le co-voiturage |
20 |
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- Aucun / Ne se prononcent pas (réponse non suggérée) |
2 |
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TOTAL |
(*) |
(*) Total supérieur à 100, les interviewés ayant pu donner plusieurs réponses
Le niveau de prix du carburant à partir duquel on réduirait sensiblement sa consommation
Question:A partir de quel prix pour un litre de gazole(*) comptez-vous réduire sensiblement votre consommation de carburant ?
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Base: question posée aux automobilistes uniquement. |
Ensemble (%) |
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A déjà réduit sa consommation |
40 |
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Moins de 1.50 € /litre |
21 |
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1.50 € /litre |
16 |
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Plus de 1,50 € /litre |
8 |
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Ne réduira pas sa consommation de toute façon |
12 |
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- Ne se prononcent pas |
3 |
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TOTAL |
100 |
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Moyenne (calculée sur la base des personnes n’ayant pas encore réduit leur consommation mais qui comptent la réduire à l’avenir) |
1.50 € /litre |
(*) Les modèles diesel représentent aujourd’hui 70% des achats de voitures neuves en France.
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| Jérôme FOURQUET |
| Département d'Opinion Publique |
| Tél : 33 (0)1 45 84 14 44 |
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