Les Français et les langues étrangères


Sondage Ifop - Dimanche Ouest France22 janvier 2006

Fiche technique

Echantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées. Du 19 au 20 janvier 2006.

Les principaux enseignements

A l’occasion du 23ème Salon international des langues et cultures étrangères Expolangues qui se déroule actuellement à Paris, il paraît intéressant de dresser un bilan sur le rapport qu’entretiennent les Français avec les langues étrangères, tant au niveau de leur pratique de ces langues que de la place qu’ils y accordent.

Interrogées sur leur situation par rapport à l’anglais, les personnes interrogées semblent témoigner d’un niveau de pratique encore peu important, malgré l’importance de cette langue au niveau des échanges culturels et économiques internationaux. En effet, un tiers des interviewés ne le parlent et ne le pratiquent pas du tout (34%), tandis que seuls 6% d’entre eux le comprennent et le parlent couramment et 12% assez bien. Néanmoins, un Français sur deux déclare comprendre à peu près la langue même s’il ne la parle vraiment pas couramment (48%).

Si la situation apparaît relativement homogène, on observe cependant un niveau de pratique plus élevé parmi les jeunes ainsi que parmi les cadres supérieurs: 32% des 15-24 ans et 29% des cadres déclarent ainsi bien comprendre et parler l’anglais, tandis qu’ils sont une part très marginale à ne pas le comprendre ni le parler du tout (respectivement 6% et 4%). Ce niveau global a ainsi tendance à décroître nettement avec l’âge, 61% des personnes âgées de plus de 65 ans n’ayant aucune maîtrise de cette langue. Enfin, la situation varie selon la région, avec une meilleure pratique en Ile-de-France, où 19% des habitants parlent et comprennent bien la langue tandis que seuls 29% n’ont aucune notion d’anglais.

Cette situation mitigée n’exclut pas une forte préoccupation pour ce qui est de l’apprentissage des langues étrangères à l’école primaire, au collège et au lycée, que 33% des Français interrogés jugent prioritaire et 55% important. Le caractère prioritaire de cet apprentissage est plus fréquemment évoqué par les interviewés âgés de 50 à 64 ans (36%),  ainsi que par les résidents de l’agglomération parisienne (41%) et les cadres supérieurs (46%). On relève néanmoins que la part des personnes étrangères accordant à l’apprentissage des langues étrangères une part «importante mais sans plus» ou «secondaire» reste très marginale quel que soit le segment de population considéré, témoignant d’une réelle prise de conscience de l’enjeu de la maîtrise de ces langues pour l’avenir.

Le niveau de pratique de l’anglais

Question:Parmi les propositions suivantes, quelle est celle qui correspond le mieux à votre situation par rapport à l’anglais ?

Ensemble des Français

Jeunes de 15 à 24 ans

(%)

(%)

Vous le comprenez et vous le parlez couramment

6

9

Vous le comprenez et le parlez assez bien

12

32

Vous le comprenez à peu près mais vous ne le parlez pas vraiment couramment

48

53

Vous ne le parlez et ne le comprenez pas du tout

34

6

- Ne se prononcent pas

-

-

TOTAL

100

100

L’importance accordée à l’apprentissage des langues étrangères

Question:Et selon vous, l’apprentissage des langues étrangères à l’école primaire, au collège et au lycée doit-il être... ?

Ensemble des Français

Jeunes de 15 à 24 ans

(%)

(%)

Prioritaire

33

36

Important

55

54

Important mais sans plus

7

6

Secondaire

5

4

- Ne se prononcent pas

-

-

TOTAL

100

100

 
Contact :
Frédéric DABI
Département d'Opinion Publique
Tél : 33 (0)1 45 84 14 44
Fax: 33 (0)1 45 85 59 39
Ce document présente les résultats d'une étude réalisée par l'Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l'enquête par sondage. Les enseignements qu'elle indique reflètent un état de l'opinion à l'instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

Aucune publication totale ou partielle ne peut être faite sans l'accord exprès de l'Ifop.