Les Français et la lecture


Sondage Ifop - Dimanche Ouest France20 mars 2005

Fiche technique

Echantillon de 1004 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées. Du 17 au 18 mars 2005.

Principaux enseignements

D’après les résultats de notre enquête, chaque Français a lu en moyenne 11 livres en 2004. Cette moyenne cache toutefois de fortes disparités. En effet, 19% des interviewés déclarent n’avoir lu aucun livre alors que 24% disent en avoir lu plus de 12. Entre ces deux extrêmes, plus de la moitié des Français (55%) déclarent avoir lu entre 1 et 12 livres. Ce sont donc les «grands lecteurs» qui tirent la moyenne vers le haut.

Dans le détail, on note que les femmes lisent plus que les hommes: 15% d’entre elles déclarent n’avoir lu aucun livre en 2004, contre 24% des hommes; en moyenne chaque femme a lu 12 livres, contre 9 pour chaque homme. L’âge apparaît également comme un élément clivant: on ne trouve que 12% de non lecteurs parmi les 15-35 ans, contre 22% parmi les plus de 35 ans. Toutefois, en moyenne, les moins de 35 ans lisent moins que leurs aînés: 9 livres en 2004, contre 12 (et même 14 chez les 65 ans et plus). Sans surprise, la fréquence de lecture est également corrélée au niveau socio-professionnel du foyer: on a ainsi lu en moyenne 17 livres chez les cadres et professions libérales en 2004, contre 8 chez les employés et 7% chez les ouvriers.

Le manque de temps est la raison qui retient de lire la plus fréquemment invoquée: 54% des interviewés la mentionnent. Les femmes, pourtant déjà grandes consommatrices de livres, sont légèrement plus nombreuses à donner cette raison (59% contre 49% des hommes). Notons par ailleurs que cette raison est avant tout avancées par les personnes en âge de travailler (68% chez les 25-34 ans et 64% parmi les 35-49 ans, contre 31% chez les 65 ans et plus). Seconde grande raison empêchant une lecture plus fréquente, la préférence pour les magazines est invoquée par 36% des personnes interrogées (44% des hommes et 29% des femmes).

Les autres raisons font l’objet de citations beaucoup moins importantes. L’argument économique est avancé par 19% des Français. Ce taux monte à 25% chez les employés. Quant à l’absence de goût pour la lecture, elle ne concerne que 11% des personnes interrogées. Certains déclarent préférer d’autres supports, comme Internet; cela concerne 18% des moins de 35 ans, contre 7% des 35 ans et plus. Enfin, le fait de ne pas trouver de livre intéressant est évoqué par 6% seulement des interviewés (12% des 15-24 ans).

Le nombre moyen de livres lus en 2004

Question:En 2004, combien de livres avez-vous lu ?

Ensemble

Habitant du Grand Ouest

Homme

Femme

(%)

(%)

(%)

(%)

Aucun

19

21

24

15

1 à 3

20

19

21

19

4 à 7

19

18

21

17

8 à 12

16

12

14

18

Plus de 12

24

28

19

28

- Ne se prononcent pas

2

2

1

3

TOTAL

100

100

100

100

Moyenne

11

10

9

12

 

Les raisons qui retiennent de lire plus souvent

Question:Parmi les raisons suivantes, quelles sont celles qui vous retiennent de lire plus souvent des livres ?

Ensemble

Habitant du Grand Ouest

Homme

Femme

(%)

(%)

(%)

(%)

Je manque de temps

54

55

49

59

Je préfère des magazines ou la presse

36

47

44

29

Les livres sont trop chers

19

14

14

24

Je préfère lire sur d’autres supports, internet notamment

11

10

16

6

Je n’aime pas lire

11

9

13

8

Je ne trouve pas de livres qui m’intéressent

6

9

8

5

- Aucune de ces raisons (réponse non suggérée)

10

9

7

13

- Ne se prononcent pas

-

-

-

-

TOTAL

(*)

(*)

(*)

(*)

(*) Total supérieur à 100, les interviewés ayant pu donner plusieurs réponses

Ce document présente les résultats d'une étude réalisée par l'Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l'enquête par sondage. Les enseignements qu'elle indique reflètent un état de l'opinion à l'instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

Aucune publication totale ou partielle ne peut être faite sans l'accord exprès de l'Ifop.