L'école vue et corrigée par les enfants


Sondage Ifop - Okaïdi 9 décembre 2003

Fiche technique

Cette étude a été menée dans le cadre du JUNIOR, l’enquête périodique multi-clients de l'IFOP, réalisée chaque mois en face à face à domicile par système CAPI (Computer Assisted Personal Interview). Les informations ont été recueillies auprès d’un échantillon national représentatif de 408 enfants âgés de 6 à 14 ans (après doublement des ruraux et redressement). Les interviews se sont déroulées sur le terrain du 16 au 21 octobre 2003.

PRINCIPAUX CONSTATS

· L'échec scolaire, principale angoisse des enfants

· Les enfants de plus en plus ouverts sur le monde

· Les enfants, réelle force de proposition pour l'école de demain


Afin de contribuer au grand débat sur l'avenir de l'école, Okaïdi, la marque de prêt-à-porter pour enfants de 0 à 14 ans, a voulu leur donner directement la parole sur ce sujet d'actualité qui les concerne plus que quiconque.

Pour mener cette étude, Okaïdi a travaillé en étroite collaboration avec le Dr. Frédéric Kochman, pédo-spychiatre au CHU de Lille et spécialiste en France de l'étude des émotions sur les enfants.

Résultat, un constat rassurant : les enfants sont toujours les mêmes ! On semblait en douter… Ils ont toujours la même soif d'apprendre, leur curiosité du monde reste entière. A travers cette enquête se sont les enfants qui nous éclairent sur les faiblesses du système scolaire et nous révèlent leurs attentes pour l'école de demain.


La perception du rôle de l'école par les enfants

45 % des enfants affirment que l'école leur sert d'abord à apprendre des choses, 38 % considèrent avant tout que l'école les aide à " avoir un métier/préparer leur avenir ", les autres enfants assimilent l'école à un lieu qui sert " à se faire des amis " (12 %) et " à apprendre à se débrouiller seul " (4 %).

Cette hiérarchie diffère selon le sexe et l'âge des enfants :

- Les filles sont 48 % à définir l'école comme un lieu d'apprentissage contre 41 % des garçons. Elles sont également plus nombreuses à considérer que l'école est utile pour apprendre à devenir autonome (6 % contre 2 %).


- Les plus jeunes ( 6-10 ans) sont 59 % à déclarer que l'école sert à apprendre des choses tandis que dès l'entrée au collège, l'avenir professionnel est déjà en ligne de mire, ils sont 61 % des 11 à 14 ans à considérer que l'école leur sert avant tout à " avoir un métier/préparer leur avenir ".

L'avis du Docteur Kochman en collaboration avec Okaïdi :

" Ces résultats montrent que, lorsqu'ils sont petits, les enfants éprouvent réellement le désir d'apprendre, ils sont fascinés par le monde et attirés par les découvertes. Dès 11 ans, les enfants " désidéalisent " toutes ces choses qu'ils trouvaient merveilleuses plus jeunes et sont capables de se projeter dans l'avenir avec beaucoup de maturité et de sérieux ".


Les motivations des enfants à l'école

39 % des enfants citent " la réussite/ les bonnes notes " comme leur première source de motivation à l'école (60 % en cumulant leurs deux premiers choix).

31 % des garçons expriment leur satisfaction à " apprendre des choses sur l'histoire de la planète et le corps humain " contre 18 % de filles.

22 % des filles aiment en priorité " écouter et découvrir des belles histoires, des poésie et des livres ".

Preuve que les enfants sont de plus en plus ouverts à ce qui se passe dans le monde et à l'écoute de l'actualité, 10 % d'entre eux apprécient d'abord d'avoir à l'école des explications sur l'actualité (15 % des 11-14 ans).


L'avis du Docteur Kochman en collaboration avec Okaïdi :

" Ces résultats nous montrent que malgré le matraquage de la télévision, les centres d'intérêt des enfants sont les mêmes qu'autrefois. Ils sont toujours capables de se passionner pour les mystères de la planète ou de s'émerveiller pour les contes et les belles histoires. Ils sont même plus ouverts qu'il y a 10 ans à l'actualité du monde. En revanche, confrontés à la culture du zapping, c'est leur capacité de concentration qui s'affaiblit. Les enseignants ont un vrai défi à relever pour susciter " plaisir et passion " à leurs élèves, et bénéficieraient énormément d'une formation plus poussée en psychologie et en communication. "


Les peurs des enfants à l'école

64 % des enfants expriment leur peur " de ne pas avoir de bonnes notes ". L'échec scolaire est très nettement la première cause d'angoisse des enfants vis-à-vis de l'école : 69 % des filles contre 59 % des garçons.

41 % des enfants souffrent de l'agressivité des autres élèves, les filles sont plus nombreuses que les garçons à revendiquer cette peur de la méchanceté des autres (47 % contre 35 % des garçons).

1/3 des enfants interrogés ont peur " de s'ennuyer " ou " de ne pas avoir d'amis ", cette peur de l'isolement inquiète principalement les plus jeunes (33 % des 6-10 ans).


L'avis du Docteur Kochman en collaboration avec Okaïdi :

Cette angoisse de l'échec, liée à la pression que les adultes et le système scolaire font peser sur les enfants, génère de trop nombreux cas de dépressions chez les enfants.


Parents et enseignants ont trop souvent le réflexe de ne retenir que les résultats négatifs. Le système des notes n'est pas à bannir. Il s'agit davantage de l'utiliser comme un outil de valorisation de l'enfant, permettant de le tirer vers le haut et de le mettre en confiance. Parents et enseignants devraient donc accorder davantage d'attention aux résultats positifs et aux qualités humaines (ouverture d'esprit, responsabilité…).

Le chiffre alarmant de l'agressivité est principalement lié aux nouveaux principes éducatifs poussant les adultes " au laisser faire " au nom du bien-être de l'enfant. C'est collectivement qu'il nous faut réviser la façon de faire aborder le monde aux enfants pour leur redonner à la fois amour, règles du jeu et sens. "


Les attentes des enfants à l'égard de l'école

89 % des enfants déclarent vouloir apprendre davantage à utiliser un ordinateur et les nouvelles technologies. L'informatique reflète le désir des enfants de communiquer et de partager dans leur langue (chat en ligne…).

Le maître/professeur d'aujourd'hui ne fait plus peur aux enfants ! Seuls 12 % d'entre-eux expriment leur crainte du professeur. Mieux, 38 % d'entre-eux aspirent à pouvoir parler facilement avec leur maître ou professeur en dehors de la classe.

Ils sont également peu nombreux à vouloir changer le système de la mixité. 26 % cependant (sans différence entre les filles et les garçons) se montrent favorables à une école mixte avec des classes où les filles et les garçons sont séparés au moins de temps en temps.

D'autre part, 76 % des enfants déclarent " vouloir apprendre à parler comme les grands " , et ils sont 34 % à souhaiter en " apprendre plus sur les différentes religions ".


L'avis du Docteur Kochman en collaboration avec Okaïdi :

" Les nouvelles technologies sont un atout parce qu'elles obtiennent l'adhésion des enfants. Mais de nombreuses études ont montré que, par rapport aux livres, les écrans ne favorisent pas les capacités de mémorisation et de concentration des enfants. C'est pourquoi, l'intégration de l'informatique au sein d'un cours, créant un regain d'attention sur le sujet, bénéficierait davantage aux enfants qu'un cours consacré au multimédia. "

" L' attente des enfants en terme d'expression est révélatrice d'un besoin d'idéalisation des adultes par les enfants. Idéaliser ou respecter son professeur donne à l'enfant un cadre qui le tire vers le haut et le rassure ".


Télécharger les résultats complets de l’étude
au format PDF (84 Ko)



A propos d'Okaïdi :
" Entrepreneur dans un monde qui progresse au service de l'enfant qui grandit ", c'est l'ambition qui guide l'ensemble des actions d'Okaïdi. Okaïdi veut participer à l'épanouissement des enfants en les accompagnant à travers des valeurs de respect, de progrès, d'optimisme et de partage.

Avec 220 magasins en France et 60 à l'étranger, Okaïdi est l'un des leaders de l'habillement pour enfant. Pour répondre aux différents âges de l'enfant, Okaïdi a créé trois marques différentes et complémentaires : Obaïbi de 0 à 5 ans, Okaïdi de 2 à 14 ans et Oksport de 4 à 14 ans.


Pour plus d'informations, contactez : Alexandra Masurel ou Adeline Pavie - Publicis Hourra ! - Tel : 03 28 36 70 10

Ce document présente les résultats d'une étude réalisée par l'Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l'enquête par sondage. Les enseignements qu'elle indique reflètent un état de l'opinion à l'instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

Aucune publication totale ou partielle ne peut être faite sans l'accord exprès de l'Ifop.