Les indices de popularité - Septembre 2006


Baromètre Ifop - LE JOURNAL DU DIMANCHE 17 septembre 2006

Le commentaire du sondage par Jean-Luc Parodi(*)

(*)Directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques, Consultant Ifop.


Les résultats de la dernière vague d'enquête du baromètre Ifop / JDD révèlent un exécutif en hausse. La cote de popularité du président de la République porgresse de 2 points par rapport au mois dernier pour s'établir à 38%, celle du Premier ministre de + 5 points, pour atteindre un score de 37% d'opinions positives.

C’est un couple exécutif à des niveaux presque identiques, à nouveau en remontée, que révèle le nouveau baromètre Ifop-JDD : 38% de satisfaits (+2) et 61% de mécontents (-2) pour le président de la République, 37% (+5%) et 60% (-6) pour le Premier ministre, l’un et l’autre minoritaires dans toutes les catégories, sauf chez les sympathisants UMP – et pour Villepin, chez les commerçants où il remonte sensiblement (+15%).

Baisse du chômage, amélioration économique et « campagne de séduction ». A la base, pour l’un comme pour l’autre, l’explication, à écouter les personnes interrogées, est économique et sociale : « Les choses ont l’air de s’améliorer », « C’est une impression, la situation économique est meilleure ». Longtemps occultée, l’idée que le chômage recule entre petit à petit dans les perceptions des Français : « Le chômage a baissé », dit un retraité, bref, « Tout est calme pour l’instant ». Vient s’ajouter, à cet obscur sentiment de pause après la tempête, ou avant (« Les gens sont moins stressés »), l’idée qu’en raison des « élections prochaines, le gouvernement mène une campagne de séduction populaire ». Et l’auteur de cette remarque d’énumérer : « La hausse du Smic, la prime pour l’emploi, la supposée baisse du chômage, c’est tout ce contexte qui est plus favorable. »

Le Président entre le Liban et la fin de mandat. La crise libanaise continue de favoriser la dimension internationale du Président dans toutes les familles politiques. Dans la sienne naturellement (« Son intervention au niveau du Liban a été correcte »), à l’UDF (« Je suis mécontente de sa politique, mais favorable à la position française au Liban »), mais aussi au PS (« Sur le plan international, il a un comportement qui est digne d’un chef d’Etat »). Mais on devine aussi parfois une indulgence de fin de mandat : « Il va bientôt avoir fini, donc je suis content. »

Le redressement d’image du premier ministre. A sa remontée quantitative de cinq points, due aussi pour une part au Liban, s’ajoute incontestablement une amélioration qualitative : d’abord par rapport au passé (« Il a quand même reconnu ses torts ») puis parce qu’il en a tiré les leçons : « Il a repris de la force, il réfléchit plus, il analyse plus » ; « Dans sa technique d’approche, il a une manière plus diplomate » ; « Il est moins rigide », « Moins arrogant ». Bref, « Je trouve qu’en ce moment, il est assez plausible », résume un ouvrier. Comme les choses ne sont jamais simples, certains à gauche lui sont gré de prendre le contre-pied de Nicolas Sarkozy (« Le fait qu’il contredise Nicolas Sarkozy me satisfait »), alors que d’autres à droite se félicitent de l’apaisement qu’ils croient percevoir (« Je l’ai entendu, il n’était pas agressif contre Sarkozy »).

Incontestables, ces traits d’amélioration ne doivent cependant pas faire oublier qu’une nette majorité de Français (60% au moins) continue de juger globalement négatif le bilan de l’exécutif (pour le vingtième mois consécutif pour le Président, le neuvième pour son premier ministre).

 

Consulter les résultats de l'étude (fichier pdf)

 

Fiche technique

Echantillon de 1870 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées. Terrain du 7 au 15 Septembre 2006.

 

 
Contact :
Frédéric DABI : Directeur du Département d'Opinion Publique
 
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Fax: 33 (0)1 45 85 59 39
Ce document présente les résultats d'une étude réalisée par l'Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l'enquête par sondage. Les enseignements qu'elle indique reflètent un état de l'opinion à l'instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

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