Les indices de popularité
Sondage Ifop - Le journal du dimanche 17 juillet 2005
Fiche technique
Echantillon de 1833 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone au domicile des personnes interrogées. Du 7 au 15 Juillet 2005
Le commentaire du sondage
par Jean-Luc Parodi(*)(*)Directeur de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques, Consultant Ifop.
A la veille de la trêve estivale, le nouveau baromètre Ifop-JDD permet au président de la République de remonter un peu des enfers post-référendaires et renforce spectaculairement le préjugé favorable dont bénéficie toujours le nouveau Premier ministre (+ 5 de satisfaits; - 6 de mécontents). Les rendez-vous sont pour septembre...
Dominique de Villepin: entre charisme personnel et attente bienveillante. Avec 49% de satisfaits (+ 5) et 35% seulement de mécontents (- 6), le Premier ministre continue d’améliorer une cote qui était déjà un peu surprenante dans l’état de dépression de la France du printemps dernier. Il est désormais majoritaire chez les ouvriers (+ 8) et les employés (attention cependant ce mois-ci à l’inquiétude des agriculteurs); sa progression touche aussi fortement les plus de 65 ans. Politiquement, sa remontée est particulièrement sensible chez les sympathisants UMP (+ 11) et les UDF (+ 9) et, à moindre degré, chez les socialistes (+ 5) dont 42% se déclarent pour l’instant satisfaits, comme d’ailleurs chez les Verts.
Les électeurs eux-mêmes font la théorie de cette amélioration où se combinent une image personnelle favorable, un état d’attente qui d’indulgente devient bienveillante, et des espérances revivifiées. «Premièrement, je le trouve beaucoup plus sympathique, moins gueulard, plus respectueux des Français; en second, pour le moment il commence; je préfère attendre qu’il ait l’occasion de faire quelque chose de bien pour les ouvriers, les chômeurs et les RMistes». A droite, on sent un ralliement progressif de ceux qui auraient préféré peut-être Nicolas Sarkozy. «Au départ, je n’avais pas compris le choix; maintenant, je pense qu’il a l’air franc et compétent», dit l’un. Une autre: «Au début, j’avais des a priori; je ne voulais pas que ce soit lui qui remplace M. Raffarin; avec le recul, j’en suis satisfaite.» Cette progression, il la doit à son image: «C’est un beau gosse, et il parle, il raisonne sainement»; autre manière de dire:«Le personnage a l’air intelligent, posé et intéressant.» Les qualificatifs reviennent: «jeune», «dynamique», «énergique»; bref, «son charisme me met en confiance». D’où le succès d’image … mais aussi le risque. «Avec ce qu’il propose, il nous fait un peu rêver.» Résultat: «On le laisse faire ses preuves; il faut laisser un peu de temps pour voir l’évolution des choses; d’ici septembre on en saura un peu plus.»
Jacques Chirac: la remontée des enfers. L’avantage d’être descendu très bas, c’est qu’il est plus facile de remonter! Avec 32% de satisfaits (+ 4) et 66% de mécontents (- 4), le président de la République regrimpe quelques marches du fond de cet enfer auquel l’a fait descendre l’échec référendaire. Et l’éloigne un peu du record absolu de mécontentement de toute la Vè République, établi le mois dernier. Un peu atténué, le taux de 66% de mécontents demeure cependant le deuxième plus mauvais de l’histoire de sa présidence.
Cette légère remontée, malgré l’échec des JO («Ils ont perdu les JO, mais moi ça ne me dérange pas», dit une femme), il la doit d’abord à la simple normalisation d’une chute extrême – et à l’éloignement progressif d’un référendum dont beaucoup lui reprochent d’en avoir mal expliqué les enjeux et d’en avoir provoqué l’échec par le rejet de sa personne et de sa politique –, mais aussi, un peu, au retour de la dimension internationale et, enfin, on l’a vu, au choix du nouveau gouvernement et de son chef.
Ainsi va le nouvel exécutif où, configuration inversée, c’est le Premier ministre qui tire vers le haut un Président encore lourdement lesté.
La cote de popularité de Jacques Chirac
Question :Etes-vous satisfait ou mécontent de Jacques Chirac comme président de la République ?
Rappel |
Juillet 2005 |
Variation |
|
Total satisfaits |
28 |
32 |
4 |
Très satisfaits |
2 |
3 |
1 |
Plutôt satisfaits |
26 |
29 |
3 |
Total mécontents |
70 |
66 |
-4 |
Plutôt mécontents |
43 |
41 |
-2 |
Très mécontents |
27 |
25 |
-2 |
-Ne se prononcent pas |
2 |
2 |
= |
TOTAL |
100 |
100 |
La cote de popularité de Dominique de Villepin
Question :Etes-vous satisfait ou mécontent de Dominique de Villepin comme Premier ministre ?
Rappel |
Juillet 2005 |
Variation |
|
Total satisfaits |
44 |
49 |
5 |
Très satisfaits |
3 |
3 |
= |
Plutôt satisfaits |
41 |
46 |
5 |
Total mécontents |
41 |
35 |
-6 |
Plutôt mécontents |
29 |
27 |
-2 |
Très mécontents |
12 |
8 |
-4 |
-Ne se prononcent pas |
15 |
16 |
1 |
TOTAL |
100 |
100 |
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| Frédéric DABI et Jérôme FOURQUET |
| Département d'Opinion Publique |
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