De quoi s’agit-il ?
Les standards de beauté définissent les caractéristiques comme la taille, le poids, les proportions du visage, la couleur de peau, la texture des cheveux ou la silhouette qui sont considérées comme « belles » dans un contexte culturel. Et ce n’est pas uniquement une question d’apparence. Les études sociologiques montrent que les personnes perçues comme conventionnellement attirantes sont plus souvent jugées intelligentes et performantes, et bénéficient d’une plus grande confiance en elles, d’un meilleur succès professionnel et d’une influence sociale accrue.
Quelle est la dynamique actuelle ?
Aujourd’hui, nous semblons devenir de plus en plus contradictoires quant au rôle que doivent jouer les idéaux esthétiques. Les réseaux sociaux ont renforcé l’attention portée à l’apparence physique, au point que le nombre de mentions « j’aime » est souvent lié au physique. Pourtant, les mouvements de Body Positivity et la plupart des marques de beauté encouragent à renoncer à des objectifs irréalistes et à accepter nos « imperfections parfaites ».
Certaines tendances TikTok, comme le contrast make-up, invitent à valoriser les contrastes naturels entre la peau, les cheveux et les yeux et encouragent des routines de beauté individuelles plutôt que standardisées. Une multitude de micro-tendances esthétiques coexistent d’ailleurs aujourd’hui : clean girl, mob wife glam, brat summer, ou encore des styles très sages et très « mindful » de rentrée.
Mais cela signifie-t-il que les standards de beauté ont disparu ? Pas tout à fait. Nos données montrent qu’un tiers des femmes européennes de la Génération Z est convaincu qu’il faut suivre ces standards pour se sentir belle. C’est 8 points de plus que la moyenne. La plupart reconnaissent aussi utiliser systématiquement des filtres correcteurs sur les photos qu’elles publient en ligne.
Quels enjeux pour les marques de beauté ?
Les marques sont de plus en plus conscientes de leur rôle dans le bien-être mental et de l’importance de montrer une diversité d’esthétiques. Mais au-delà du body positivity, s’adresser aux individus en parlant de qui ils sont, et pourraient être, plutôt que de leur simple apparence, pourrait être la voie à privilégier.
Comme l’a exprimé avec justesse une jeune femme dans un article de whiteboardjournal.com :
“« J’ai accepté le fait que mon apparence est moyenne. Je n’ai pas besoin de la positivité toxique du type “nous sommes tous beaux à notre manière”. Être jolie n’est pas la seule chose que nous devons être. Nous pouvons essayer d’être plus cultivées, compatissantes, empathiques, humbles, drôles, et mille autres choses qui ne sont pas moins importantes que d’être jolies. Nous pouvons être de meilleures personnes sans être jolies. »”