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Audition & Santé : de l’alerte à l’alarme

L’importance d’avoir de bonnes capacités auditives est unanimement reconnu. 93% des Français de 15 ans et plus, reconnaissent sa contribution à des relations sociales de qualité, et 89% à un bon état de santé général. Plus précisément, la grande majorité des Français reconnaît l’impact du fait de « bien entendre » sur divers éléments touchant à la santé :

 

  • Sur les humeurs de manière générale : le moral (86% reconnaissent qu’il est lié au fait de « bien entendre »), l’humeur (84%), ou encore le dynamisme général (81%) ;
  • Sur des aspects plus spécifiques liés à la santé, mais dans une légère moindre mesure : l’état de stress (78%), l’état de fatigue ou lassitude (76%), les performances intellectuelles (74%)

 

Élément sur lequel l’impact est le plus clivant, la qualité de sommeil partage les Français, seulement 54% reconnaissant son action.

 

Une minorité importante établit une relation de cause à effet entre diverses perturbations physiques ressenties et les difficultés de compréhension de la parole.

 

Les Français, et en particulier les plus jeunes d’entre eux, ont subi diverses perturbations au cours des trois derniers mois :

 

  • Les perturbations liées à la fatigue et au sommeil : l’impression d’être fatigué (83% dont 90% des 15-17 ans), et des difficultés d’endormissement ou de sommeil (70% dont 90% des 15-17 ans) ;
  • Les perturbations liées aux humeurs : un sentiment de lassitude (65% dont 80% des 15-17 ans), une perte de moral ou de la tristesse (64% dont 89% des 15-17 ans), le sentiment d’être nerveux ou irritable (64% dont 85% des 15-17 ans).

 

L’expérience de pertes de concentration et de maux de tête est moins fréquente, à peine plus d’un Français sur deux en ayant subi au cours des trois derniers mois (respectivement 58% et 56%). Les 15-17 ans font ici encore figure d’exception et soulignent particulièrement l’occurrence de pertes de concentration (86%) et de maux de tête (86%).

 

Bien que minoritaire, une forte proportion de ceux qui ont connu ces perturbations diverses reconnaît que celles-ci ont pu en partie être dues à des difficultés de parole au cours de la journée : 26% à 35% reconnaissent le lien de cause à effet. En revanche, les perturbations ayant trait au sommeil, qui sont les plus fréquemment ressenties par les Français, sont les moins associées aux difficultés de compréhension de la parole (moins de 26% reconnaissent cette cause). Par ailleurs, les jeunes, largement plus touchés que la moyenne par ces divers désagréments, tendent à moins reconnaître les effets des difficultés de compréhension de la parole, à l’exception de l’effet sur les maux de tête (+6 points) et des pertes de concentration (+3 points).

 

La limitation du volume et de la durée des expositions sonores ne constitue pas une action privilégiée pour maintenir une bonne hygiène de vie pour les Français.

 

Interrogés sur les actions privilégiées pour développer ou entretenir une bonne hygiène de vie, 35% citent une alimentation équilibrée, 31% un temps de sommeil suffisant et avec un rythme équilibré, 19% une activité sportive régulière, et, à la marge, 6% la limitation du volume et de la durée des expositions sonores et 3% des expositions au soleil. Autre élément appuyant la thèse d’un manque de sensibilisation sur l’enjeu du bruit dans la santé, le classement de la limitation du volume et de la durée des expositions sonores en bas de cette hiérarchie est commun à toutes les catégories de population (à l’exception logique des personnes qui ont déjà de mauvaises capacités auditives (12% contre 6% en moyenne)). A ce sujet les jeunes sont une fois de plus particulièrement peu au fait de l’importance de cet enjeu sur leur santé : seuls 2% citent en premier cette action pour entretenir une bonne hygiène de vie (contre 6% en moyenne).

Vos interlocuteurs

Romain Bendavid Directeur de l'Expertise Corporate et Climat Social

Delphine Poet Chargée d'études - Opinion & Stratégies d'Entreprises

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Présentation de l'étude

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 5 au 7 février 2019.

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