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Baromètre d’évaluation des politiques et actions régionales

Le regard des habitants des Hauts-de-France sur leur région après la fusion de 2015 : un attachement territorial affirmé, une bonne notoriété de la nouvelle région et une forte satisfaction d’y vivre

Les habitants de la région se définissent avant tout par leur pays, c’est en tout cas la première identité à laquelle se rattachent 69% des personnes interrogées. La région n’apparaît qu’en quatrième position des identités les plus citées (5%), après l’Europe (16%) et leur commune (8%).

Cette hiérarchie d’identification territoriale n’empêche cependant pas les habitants des Hauts-de-France de se déclarer à 81% attachés à leur région, contre 69% en comparaison des Français vis-à-vis de leur région et 76% pour l’échelon départemental.

La fusion organisée en décembre 2015 semble avoir été adoptée par les habitants, du moins ils en reconnaissent quasiment unanimement la nouvelle dénomination. Remplaçant le Nord Pas-de-Calais et la Picardie, le terme « Hauts-de-France » est connu spontanément par 92% des personnes interrogées.

Ces changements n’ont pas entamé l’amour des « Nordistes » pour leur région. En effet, huit habitants des Hauts-de-France sur dix (80%) déclarent être satisfaits de vivre dans leur région dont 30% affirment même en être « très satisfaits ». Ce bon niveau d’adhésion reste malgré tout 7 points inférieur à celui mesuré parmi les Français par rapport à leur région au niveau national (87%).

Malgré un regard mitigé sur l’évolution de la situation générale du territoire, les Hauts-de-France demeurent une région où l’optimisme des habitants prime

Alors que la majorité des habitants (51%) juge que la situation de leur région n’a pas changé depuis trois ans, ils sont plus nombreux que les Français en moyenne à penser qu’elle s’est améliorée (+7 points, 21%) mais aussi 28% qu’elle s’est détériorée (+5 points par rapport à la moyenne). La détérioration de la situation de la région se ressent particulièrement dans les zones géographiques les plus périphériques de la région, à savoir le Pas-de-Calais (31%), l’Aisne (33%), la Somme (31%) ou les agglomérations les plus petites (33% des agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants).

Ce sentiment mitigé vis-à-vis de la région n’empêcherait pas près de sept habitants sur dix (69%) de s’imaginer y vivre encore dans vingt ans, un chiffre important et s’inscrivant sur le long terme, contre 31% s’imaginant ne plus y vivre. Les plus sceptiques sur leur maintien dans la région à long terme sont les catégories les plus mobiles, en premier lieu les jeunes (47%) et les étudiants (58%). Mais on y retrouve aussi les cadres (58%), les Picards en particulier (39%, plus proches de la région parisienne) et les personnes se déclarant insatisfaites de vivre dans la région (52%).

Témoignant d’un optimisme largement partagé, six habitants sur dix (60%) considèrent les Hauts-de-France comme une « région d’avenir ». Parmi les 13% de répondants l’affirmant à un degré particulièrement fort (« Oui, tout à fait »), on retrouve les cadres (17%), les habitants les plus diplômés (17%), ceux résidant dans les plus grandes agglomérations (19%) et les électeurs macronistes (19%).

Des habitants largement satisfaits de l’action du Conseil régional avec toutefois un bémol concernant la politique économique et la gestion des subventions diverses

Le Conseil régional profite d’une large approbation de son action : près de trois quarts des habitants en sont satisfaits (73%). Pour autant cette satisfaction s’avère plutôt peu intense si l’on considère que seuls 6% s’en disent « très satisfaits ». Alors que le Conseil régional a été élu dans un contexte très polarisé politiquement, la satisfaction s’exprime majoritairement au sein de la plupart des sensibilités politiques : 77% parmi les électeurs de Pierre de Saintignon, 83% parmi ceux de Xavier Bertrand et même 69% parmi ceux de Marine Le Pen. A l’inverse, la part des « très mécontents » ne dépasse pas les 5% des personnes interrogées.

L’action du Conseil régional est particulièrement valorisée en ce qui concerne les équipements sportifs et l’aide aux festivals et événements culturels (respectivement 72 % et 71 %). Sur ces deux plans, elle plait particulièrement aux jeunes (76% et 77%) et aux catégories populaires (74% et 69%). Elle faiblit tout en demeurant majoritaire dans le domaine des transports : la sécurité dans les gares et trains (53%) et l’organisation et la gestion des TER (50%). Les catégories les plus isolées des centres urbains se retrouvent parmi celles les moins satisfaites de la gestion de la politique ferroviaire de la Région : seulement 41% des habitants des agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants se déclarent satisfaits de la gestion des TER. Le mécontentement des habitants des Hauts-de-France se focalise finalement sur le champ économique avec moins d’une personne interrogée sur deux satisfaite de la politique de la Région en matière d’emploi et d’aides au monde agricole (47%) ainsi que dans la gestion des fonds européens (46%).

Partant de ce bon bilan général et détaillé, près de trois personnes interrogées sur quatre (72%) déclarent souhaiter que la majorité régionale poursuive son action après 2021, dont 90% des personnes satisfaites par son action mais aussi, et c’est à noter, 23% de ceux qui n’en sont pour l’instant pas satisfaits.

Xavier Bertrand, un président de Région connu et reconnu par les habitants des Hauts-de-France

Près de trois habitants sur quatre (72%) déclarent connaître le président actuel de la Région et ils sont même 43% à pouvoir citer son nom spontanément. C’est un taux nettement supérieur à la moyenne nationale qui s’établit pour ces deux indicateurs à respectivement 63% et 32% des personnes interrogées.

La popularité du président s’exprime à un niveau équivalent, à savoir 72% des habitants en étant satisfaits. Si l’on peut relativiser cette popularité en soulignant que la part des personnes « très satisfaits » ne dépasse pas les 12% des personnes interrogées, c’est toujours 8 points au-dessus de la moyenne des présidents de région à l’échelle nationale.

 

La solidarité dans l’action du Conseil régional des Hauts-de-France, un marqueur à la fois symbolique et réel pour les habitants de la région

Notre étude met en valeur la solidarité comme étant le mot symbolisant le mieux l’action du Conseil régional ; c’est en tout cas ce que pensent 38% des personnes interrogées, dont 49% des sympathisants La République En Marche et 44% des sympathisants Les Républicains. L’adjectif se place loin devant d’autres citations, notamment devant la « proximité » (29%) et le « travail » (28%).

Devant cette observation générale des habitants, nous pouvons nous référer au jugement des répondants sur les principaux projets de la région pour affiner les marqueurs de cette solidarité remarquée. Sur ce plan, les mesures les plus sociales et solidaires recueillent le plus fort taux de satisfaction : 88% pour le programme « En route pour l’emploi » à destination des personnes sans permis ayant retrouvé un emploi, 85% pour l’aide au permis de conduire, 75% pour le programme « Proch’Emploi » qui met en relation demandeurs d’emploi et employeurs ou encore 73% pour les aides aux transports pour les personnes vivant loin de leur lieu de travail.

Les habitants de la région témoignent d’un sentiment incomplet d’information et utilisent relativement peu les outils de diffusion officielle de la Région

Le Conseil régional semble pêcher par la diffusion des informations concernant son action. En effet, seuls 37% des habitants déclarant être suffisamment informés sur son action, et dont seulement 8% s’estiment « tout à fait informés ». On notera que ce taux demeure malgré tout de 9 points supérieurs à celui observé auprès des Français en général (28%).

Au moment pour les habitants de s’informer sur ce qui se passe dans leur région, les médias institutionnels du Conseil régional s’effacent devant les médias locaux ou les discussions au sein de la sphère sociale. Ainsi, le magazine du Conseil régional n’apparaît qu’en quatrième position des supports d’informations les plus utilisés, avec moins de six personnes sur dix déclarant l’avoir consulté au cours des douze derniers mois (57%), derrière France 3 Région (73%), les radios et télévisions d’actualité locale (68%) et le bouche-à-oreille (65%). Les canaux numériques de diffusion institutionnelle des informations la Région ne sont pas plus consultés : moins d’un tiers des interviewés déclare avoir été sur le site internet du Conseil régional (30%) et moins d’un sur cinq sur les réseaux sociaux de la Région (19%) et de son président (15%).

 

 

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Les résultats

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1500 personnes, représentatif de la population de la région Hauts-de-France âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par département et catégorie d'agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 1er au 18 mars 2019.

Vos interlocuteurs

Frédéric Dabi. Directeur Général Opinion

Paul Cébille Chargé d’études - Opinion et Stratégies d’Entreprise

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L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1500 personnes, représentatif de la population de la région Hauts-de-France âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par département et catégorie d'agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 1er au 18 mars 2019.

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