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Baromètre Paris WorkPlace 2020 SFL-Ifop

« Bureaux, l’heure de vérité » Après la crise, où travaillerons-nous demain ?

 

SFL publie aujourd’hui les résultats du 7e baromètre Paris Workplace, réalisé en partenariat avec l’Ifop (plus de 3000 salariés interrogés, travaillant dans un bureau, à Paris et première couronne). Un dispositif exceptionnel pour cette édition 2020 puisqu’il s’appuie sur une double enquête : avant et après le 1er confinement

 

1/ Pouvoir télétravailler est une demande… qui préexistait au confinement

En septembre, 86 % des salariés affirmaient qu’ils voulaient dans l’idéal pratiquer le télétravail au moins un jour par semaine. Et 43 % jugeaient même que dans un avenir proche, les entreprises n’auraient plus besoin de bureau.

 

On aurait pu interpréter ces chiffres comme une conséquence directe du confinement du printemps. Ce serait une erreur car en février, avant le confinement, les réponses étaient identiques à un point près. 87% des salariés voulaient déjà télétravailler au moins un jour par semaine et 42 % pensaient que les entreprises se passeraient bientôt de bureaux.

 

2/ Un appétit certain des salariés pour leurs bureaux

Dans l’esprit des salariés, le bureau doit rester le lieu « principal » de travail. 63% des salariés souhaitent travailler la majorité de leur temps au bureau, seuls 8 % rêvent de travailler exclusivement à distance.

 

Qu’en est-il de leurs pronostics sur l’évolution du lieu de travail ? Les trois-quarts des salariés pronostiquent que « dans peu de temps les salariés travailleront davantage en télétravail qu’au bureau »…mais pourtant, ils sont moitié moins nombreux à le souhaiter pour eux-mêmes. Il y a donc un hiatus pour ne pas dire un gouffre, entre le pronostic concernant l’évolution du lieu de travail et le désir des salariés.

 

Post confinement les employés n’anticipent pas davantage de flexibilité dans l’organisation du travail : 43% des salariés pensent que dans peu de temps ils seront libres de travailler aux horaires qu’ils souhaitent (VS 53% avant confinement).

 

Ces chiffres indiquent que le rapport au travail et au bureau n’a pas évolué autant qu’on aurait pu l’imaginer dans la période inédite que nous venons de vivre. Le crise a plutôt acté des tendances de fond déjà présente depuis des années.

 

3/ Le confinement a renforcé le rôle social des bureaux

Le confinement a accentué encore une tendance déjà observée les années passées : le rôle social des bureaux. On ne vient pas au bureau en premier lieu pour travailler efficacement ou avoir accès aux équipements, on voit d’abord et avant tout pour voir ses collègues.

 

Avant le confinement, les salariés viennent au bureau d’abord pour « la vie sociale avec leurs collègues » à 47%, après le confinement à 55%.

 

C’est encore plus vrai pour les jeunes : une majorité des moins de 30 ans considèrent que leurs collègues sont aussi des amis, un chiffre deux fois plus élevé que pour les plus de 50 ans.

 

Les moyens de communication n’ont jamais été aussi développés en entreprise, et notamment depuis la période de télétravail forcé. Et pourtant, la relation physique est la forme de relation la plus plébiscitée par les salariés et toute catégorie d’âge confondus. Pas d’hésitation, à une écrasante majorité (83 %), les salariés préfèrent parler à leurs collègues en face à face plutôt qu’au téléphone ou par mail.

 

4/ Télétravail excessif : attention danger !

Si le bureau est le lieu de la vie sociale, on pressent a contrario les risques d’un télétravail excessif.

 

Un chiffre qui interpelle : les télétravailleurs réguliers sont deux à trois fois plus nombreux à se dire « souvent » sujet à l’isolement ou la solitude. Des niveaux préoccupants d’un point de vue psycho-social.

 

24 % des télétravailleurs réguliers avouent même qu’il leur arrive d’avoir peur d’être licenciés, c’est moitié plus que ceux qui télétravaillent rarement ou jamais (15 %).

 

La fréquence du télétravail joue également un rôle important sur la qualité des relations entre salariés

 

5 / Nouvelle génération, nouvelle géographie du travail

Cette crise nous interroge sur la typologie des bureaux qui seront plébiscités demain et a contrario ceux qui risquent de perdre en attractivité. Pour anticiper les tendances de demain, nous nous sommes en particulier intéressés aux attentes des jeunes générations.

 

Une tendance forte émerge : le quartier de travail recouvre une importance de plus en plus forte, il devient un critère de choix au moment de rejoindre une entreprise. Pour 44% des 25-30 ans, le quartier a été important dans le choix de rejoindre leur entreprise, contre 29% chez les 50 ans et plus.

 

La première raison à cela : les jeunes souhaitent travailler près de chez eux. Ils sont réticents à l’idée de passer trop de temps dans les transports et ne sont sans doute pas prêts aux mêmes sacrifices que leurs parents. Davantage que leurs aînés, ils choisissent leur travail en fonction de leur lieu d’habitation.

 

Une majorité de jeunes (59%) seraient même prêts à baisser leur rémunération pour pouvoir travailler plus près de chez eux. Ce chiffre est d’autant plus frappant que les jeunes ont en moyenne des rémunérations plus faibles que leurs aînés.

 

6/ Les jeunes « consomment » leur environnement de travail au sens large, le bureau et le quartier

Deuxième raison pour laquelle les jeunes sont particulièrement attentifs au quartier de travail, c’est qu’ils ne vivent pas leur journée de travail de la même façon :

  • Ils sont par exemple plus nombreux à s’autoriser une sortie du bureau aux horaires de travail pour un RDV personnel : 39% des moins de 35 ans contre 31% des 50 ans et plus.
  • Le quartier est important aussi pour sa fonction sociale : 43% des moins de 35 ans prennent régulièrement des verres avec leurs collègues dans le quartier, contre 30% chez les plus de 35 ans.

 

Beaucoup d’activités qui étaient traditionnellement réalisés dans le quartier d’habitation sont désormais effectués au bureau ou dans le quartier de bureau : aller chez le médecin, faire du sport, recevoir un colis.

 

On observe donc une forme d’extension du lieu de travail, qui ne se limite plus aux murs du bureau mais s’étend au quartier. Sa dimension « servicielle » est de plus en plus nécessaire mais s’étend au quartier.

 

REGARDS D’EXPERTS

Afin d’éclairer les résultats du Baromètre Paris Workplace 2020, des grands témoins apportent leur point de vue et leur expérience. L’ensemble des interviews est à retrouver dans le Magazine du Paris Workplace (Aude Grant, Ramy Fischler, Jérôme Fourquet, Mercedes Erra, Alexandre Pachulski, Quentin Périnel, Jacques Pommeraud, Didier de Stabenrath, Anne Thevenet Abitbol, Philipp Schmidt, Gilbert Emont, Baptiste Bonnichon.)

 

En voici un extrait :

 

  • Jérôme Fourquet, Directeur du département Opinion et Stratégies

« Pour la jeune génération dont la sphère familiale n’est pas encore constituée, fournir des bureaux dans des quartiers attractifs est un plus que peuvent revendiquer les entreprises qui feront le choix de garder des espaces. À partir du moment où certaines entreprises basculent de manière exagérée dans le télétravail, celles qui auront fait l’effort de maintenir des mètres carrés de bureaux, des lieux de convivialité, des espaces de créativité bénéficieront d’un avantage comparatif important. Elles seront à même de dire à leurs collaborateurs : « à l’inverse d’autres entreprises, nous avons à coeur de vous proposer un cadre de travail agréable.»

 

  • Aude Grant Directrice Général Adjoint Asset management et Investissements

« D’un point de vue sanitaire, réduire l’accessibilité aux bureaux s’entend évidemment, mais une fois la crise passée, quel sera le prix à payer ? L’immobilier d’entreprise, c’est l’endroit où se créé le lien qui nourrit l’engagement des salariés dont leur performance découle. Une entreprise, aussi, doit retrouver ses racines. L’immobilier, c’est cet endroit « incarné » qui permet de « faire le plein » d’échanges transversaux, de management, de leadership. Sans cette « recharge », une entreprise peut continuer à avancer sur sa lancée, mais à mesure que le temps passe, comme un train lancé à grande vitesse, elle finit par ralentir puis s’arrêter. Certes, en télétravail les Français ont été productifs, mais à quel prix, et pour combien de temps ? »

Documents à télécharger

Communiqué de presse Brochure Résultats

Méthodologie de recueil

2 volets d’enquête ont été réalisés, avant et après le premier confinement.
Le premier volet d’enquête a été menée du 13 février au 6 mars, auprès d’un échantillon de 1497 salariés représentatifs de l’ensemble des salariés franciliens (Paris et petite couronne) travaillant dans un bureau au sein d’entreprises du secteur privé comptant plus de 10 salariés.

Le second volet d’enquête a été mené du premier au 18 septembre 2020, auprès d’un échantillon de 1497 salariés représentatifs de l’ensemble des salariés franciliens (Paris et petite couronne) travaillant dans un bureau au sein d’entreprises du secteur privé comptant plus de 10 salariés.
Pour les deux volets, la représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas sur les critères de sexe, d’âge, de profession de la personne interrogée, de taille de l’entreprise et de secteur d’activité. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne.

Vos interlocuteurs

Frédéric Dabi Directeur Général Opinion

Romain Bendavid Directeur de l'Expertise Corporate et Climat Social

Etienne Berthoz Chargé d'études

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2 volets d’enquête ont été réalisés, avant et après le premier confinement.
Le premier volet d’enquête a été menée du 13 février au 6 mars, auprès d’un échantillon de 1497 salariés représentatifs de l’ensemble des salariés franciliens (Paris et petite couronne) travaillant dans un bureau au sein d’entreprises du secteur privé comptant plus de 10 salariés.

Le second volet d’enquête a été mené du premier au 18 septembre 2020, auprès d’un échantillon de 1497 salariés représentatifs de l’ensemble des salariés franciliens (Paris et petite couronne) travaillant dans un bureau au sein d’entreprises du secteur privé comptant plus de 10 salariés.
Pour les deux volets, la représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas sur les critères de sexe, d’âge, de profession de la personne interrogée, de taille de l’entreprise et de secteur d’activité. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne.

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