élections européennes 2019

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Le vote des électorats confessionnels aux élections européennes

Selon un sondage Ifop pour La Croix, 37 % des catholiques pratiquants ont voté pour la liste Renaissance. Un chiffre qui monte même à 43 % chez les pratiquants réguliers. Ce résultat très supérieur à celui de l’ensemble des électeurs est une des clés du score « honorable » de dimanche soir, pour reprendre l’expression de l’Elysée.

En 2014, 61 % des pratiquants avaient pris part au vote contre 42 % pour l’ensemble des Français. Ils ont été ce dimanche 78 % à le faire, soit près de trente points de plus que la moyenne. Chez les pratiquants réguliers, on monte même à 84 % de participation, un niveau quasi identique à celui de la présidentielle de 2017. Cet électorat plus diplômé et âgé que la moyenne est traditionnellement attaché à la construction européenne dans laquelle la démocratie chrétienne prit une part déterminante. Le sondage est à cet égard éclairant. Interrogés sur les sujets (terrorisme, santé, immigration…) qui ont déterminé leur choix, les électeurs catholiques sont sensiblement au diapason du reste de la société. Il en est deux ou le contraste est saisissant : la construction européenne est un thème jugé déterminant pour seulement 51 % des Français alors qu’il l’est pour 65 % des catholiques pratiquants. La politique étrangère enregistre des scores respectifs de 41 % et 54 %.

 

À l’inverse, Marine Le Pen ne fait pas recette, avec seulement 14 % chez les catholiques pratiquants. Lors de la présidentielle de 2017, selon les études Ifop, ils étaient 15 % à avoir fait ce choix. Mais le score montait à 38 % au second tour, montrant très clairement qu’elle bénéficiait du report d’une partie des voix pour François Fillon. Si l’on additionne cette année le résultat de la liste RN à celle des Républicains, on obtient 36 % chez les pratiquants. Soit un gros tiers de ces catholiques se retrouvant dans un bloc politique conservateur.

 

Sur ce point, l’autre enseignement de ce sondage est l’échec de François-Xavier Bellamy qui n’a pas percé dans cet électorat. Seulement 22 % des pratiquants disent avoir voté pour celui qui participa à la création de Sens commun, émanation politique de la Manif pour Tous. La carte électorale montre que des terres de forte identité catholique comme la Mayenne ont placé largement devant sa liste celle de Nathalie Loiseau. Une contre-performance qui relativise la réalité d’un vote communautaire.

Votre interlocuteur

Jérôme Fourquet Directeur du pôle Opinion & Stratégies d'Entreprises

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Les résultats

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 3 018 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 3 291 personnes, représentatif de la population résidant en France métropolitaine âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne le 26 mai 2019 de 12h00 à 18h00.

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