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Sondage 07/06/2019

Les attentes des Marseillais dans la perspective élections municipales

Voici les principaux enseignements de l’enquête de la Fondation Jean-Jaurès et de Libération, réalisée par l’IFOP, sur l’abstention et la participation aux prochaines élections municipales à Marseille :

 

L’importance prêtée aux prochaines élections municipales à Marseille

 

Elle est grande, toutes classes d’âges confondues : 81 % des Marseillais jugent ces élections importantes, dont 57 % « très importantes ».

 

  • 75 % des moins de 35 ans jugent ces élections importantes, 84 % des 35 ans et plus ;
  • Ceux qui considèrent ces élections comme « très importantes » : les retraités (72 %) ; les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (63 %) ; Emmanuel Macron (64 %) et François Fillon (77 %) ; Ceux qui ont voté lors des précédentes municipales, et encore davantage ceux qui ont voté pour le Front de gauche (86 %), l’UMP (76 %) et le PS-EELV (71 %) :

 

L’état d’esprit des Marseillais avant les municipales

 

Nous ne sommes pas dans la morosité et dans l’expectative. Quasiment un tiers des Marseillais dit avoir de l’espoir ; 17 % de la motivation ; 16 % de la colère. On a donc plus de 60 % des Marseillais qui sont sur une position « offensive » avant ces élections ; contre 20 % dans une position passive (indifférence et résignation) ;

 

  • Ceux qui sont les plus passifs ? Les moins de 35 ans (21 % sont indifférents à ces élections) ; les professions intermédiaires (18 % sont indifférentes) ; les anciens électeurs de Benoît Hamon à l’élection présidentielle (24 %) ;

 

Les enjeux prêtes aux prochaines élections municipales à Marseille : pour 53 % des Marseillais, c’est un moment central pour traiter les problèmes qui sévissent dans la ville depuis des années ; pour 46 %, il s’agit d’une occasion historique pour changer le personnel politique qui dirige la ville ; pour 45 %, c’est un moment pour donner la parole aux citoyens. Tous ces enjeux dépassent de loin l’idée que les élections seraient d’abord et avant tout un moment qui n’intéresse que les hommes politiques (24 % pensent cela).

 

  • Différentiels légers entre les secteurs de résidence : Pour plus d’un tiers des habitants des secteurs du Nord (33 %), il s’agit d’abord d’un moment qui n’intéresse que les hommes politiques ;

 

Le potentiel de participation

 

80 % des personnes interrogées indiquent qu’à l’heure actuelle, elles pensent aller voter aux prochaines élections municipales à Marseille ; plus vous avancez dans l’âge, plus vous êtes certains d’aller voter (80 % des 65 ans et plus se disent certains d’aller voter ; 47 % des moins de 35 ans).

Enjeu donc : fidéliser la certitude de voter chez les moins de 35 ans.

 

  • A part l’électorat de Benoît Hamon à la dernière présidentielle, tous les autres électorats indiquent qu’ils iront « très certainement voter » ;

 

Les sujets susceptibles d’inciter à aller voter

 

Le trio de tête des sujets et des enjeux qui inciteraient à aller voter : la lutte contre l’insécurité et le trafic de drogue (21 % citent cet enjeu en premier) ; la lutte pour rendre Marseille plus attractive et plus dynamique sur le plan économique et pour créer des emplois (14 %) ; la protection de l’environnement dans la ville et la préservation de son cadre de vie (10 %). Ces trois sujets regroupent 45 % des répondants.

 

  • Les moins de 35 ans : 13 % citent la lutte contre l’insécurité et le trafic de drogue comme premier enjeu ; 18 % (+ 8 par rapport à la moyenne des Marseillais) citent la protection de l’environnement dans la ville et la préservation de son cadre de vie, et 14 % citent la politique en matière de logements (lutte contre le logement insalubre, constructions), soit + 6 points par rapport à la moyenne des Marseillais. Les résultats de cette enquête semblent donc suivre la tendance observée lors des élections européennes concernant la plus grande sensibilité des jeunes générations aux problématiques environnementales.

 

  • Les électeurs du Front national citent davantage la lutte contre l’insécurité et le trafic de drogue comme premier enjeu (48 % citent cet enjeu en premier, + 27 par rapport à la moyenne des Marseillais), contre 7 % des électeurs qui avaient voté pour le Front de gauche, et 11 % des électeurs qui avaient voté pour le PS et EELV.

 

  • Les électeurs qui ont voté Emmanuel Macron lors de la dernière élection présidentielle citent davantage la protection de l’environnement dans la ville et la préservation du cadre de vie comme enjeu premier (16 %, +6) et la lutte pour rendre Marseille plus attractive et plus dynamique sur le plan économique (18 %, +4) ;

 

  • Les électeurs qui ont voté Front de gauche lors des dernières élections municipales font de l’enjeu de la lutte contre la corruption un enjeu important (26 % citent cet enjeu en premier, + 17 points par rapport à la moyenne des Marseillais) ;

 

  • Les électorats qui font de la politique en matière de logements (lutte contre le logement insalubre, constructions) un enjeu important, en plus des moins de 35 ans ? Ceux qui ont voté Jean-Luc Mélenchon lors de la dernières campagne présidentielle (14 %, + 6) et ceux qui ont voté Benoît Hamon (18 %, + 10).

 

Quelle image les Marseillaises et les Marseillais ont-ils de leur ville par rapport aux autres grandes villes de province ?

 

  • Premier enseignement d’abord : les habitants de Marseille perçoivent leur ville comme en retard à peu près sur tous les sujets par rapport aux autres grandes villes de province ;

 

  • Deuxièmement : pour une large majorité (+ de 60 % à chaque fois), Marseille est en retard par rapport aux autres grandes villes concernant la lutte contre les inégalités territoriales et sociales entre les différents quartiers (64 %) ; concernant la lutte contre l’insécurité et le trafic de drogue  (62 %) ; concernant la lutte contre la corruption et le clientélisme et la défense de la transparence de l’action municipale (61 %).

 

Le sujet qui arrive en tête du retard pris par Marseille par rapport aux autres grandes villes de province : la politique en matière de logements : 73 % des Marseillaises et des Marseillais considèrent que Marseille est en retard.

 

A noter donc : la perception d’un retard sur un certain nombre d’enjeux (exemple avec la politique en matière de logements, la lutte contre les inégalités territoriales ou la lutte contre la corruption) ne se traduit pas – pour le moment – en enjeux qui inciteraient les gens à aller voter (cf. plus haut). Ce qui ne signifie pas néanmoins que les Marseillais ne sont pas lucides sur la situation de leur ville. Ils distinguent simplement, pour les élections, les enjeux de court terme pour leur vie quotidienne (insécurité, emploi – dynamisme économique) et les enjeux de plus longue haleine (inégalités territoriales et sociales, politique en matière de logements, lutte contre la corruption, etc). Ils distinguent de fait ce qui est faisable rapidement selon eux, et ce qui est faisable sur un temps plus long.

 

L’intention de participation à la campagne des élections municipales :

 

46 % des personnes interrogées indiquent qu’elles comptent participer d’une façon ou d’une autre à la prochaine campagne des municipales – en militant dans un parti ou une association ; en participant à des réunions publique ; en s’intéressant attentivement aux programmes de chaque candidat (54 % des moins de 35 ans ; 64 % des électeurs de François Fillon lors de la dernière présidentielle ; 54 % des électeurs d’Emmanuel Macron ; 63 % des électeurs qui ont voté PS / EELV lors des dernières municipales ; 57 % des électeurs qui ont voté Front de gauche).

 

Contacts : Joël Gombin / Jérémie Peltier

 

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La présentation de l'étude

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 715 personnes, représentatif de la population de la commune de Marseille âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par secteur. La représentativité politique de l’échantillon a été assurée par un redressement statistique s’appuyant sur les résultats des élections antérieures dans la commune (1er tour de l’élection présidentielle 2017 et 1er tour des élections municipales 2014), les anciens électeurs de tel ou tel candidat ou liste ayant été remis à leur poids réel au sein de l’échantillon.
Les interviews ont été réalisées par téléphone du 16 au 20 mai 2019.

Votre interlocuteur

Jérôme Fourquet Directeur du pôle Opinion & Stratégies d'Entreprises

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