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Sondage 05/07/2011

Les Européens et la crise de l’euro

Menée dans cinq pays européens (Allemagne, Italie, Royaume-Uni, France, Espagne), cette étude de l’Ifop pour le Mouvement pour la France (MPF) révèle en premier lieu la généralisation d’un fort degré d’inquiétude à l’égard du déficit public dans chacun de ces pays. Cette thématique suscite un relatif consensus européen, l’inquiétude atteint ainsi 90% en Italie, 88% en France et en Espagne, 84% en Allemagne et 81% au Royaume-Uni. Exception faite de l’Allemagne, ce niveau d’inquiétude se stabilise ou progresse partout par rapport à une précédente enquête datée de mars 2010.
Les Français (61%), les Espagnols (70%) et les Italiens (62%) estiment très majoritairement qu’une crise similaire à la crise grecque, irlandaise ou portugaise pourrait survenir dans leurs pays respectifs, contrairement aux Britanniques (47%). L’Allemagne apparaît à ce sujet comme le pays le moins inquiet, 36% des personnes interrogées jugeant leur pays exposé à une telle crise.
Dans ce contexte, et face aux difficultés financières de la Grèce, la solidarité européenne se révèle fragile : près de six Allemands sur dix (59%) et huit Britanniques sur dix (80%) se refusent à aider la Grèce. A l’inverse, les Espagnols (58%), les Français (59%) mais surtout les Italiens (73%), soit les trois pays craignant le plus la « contagion », pensent majoritairement qu’il faut soutenir leur voisin en difficulté. A noter également que bien qu’encore très majoritaire, le refus d’aider la Grèce recule sensiblement en Allemagne (59% aujourd’hui contre 76% en mars 2010), signe que la pédagogie effectuée par le gouvernement Merkel sur la nécessaire solidarité à fait évoluer les mentalités.
Expliquant sans doute en partie ce refus, près des deux tiers des Allemands pensent que leur pays a fait des efforts pour rester compétitif face à la mondialisation (64%, dont 20% « beaucoup d’effort »). Si une courte majorité de Français (53%) et de Britanniques (53%) partage ce point de vue, les Italiens (40%) et les Espagnols (39%) sont en revanche plus sévères avec eux-mêmes et leurs gouvernements.
En dépit des craintes exprimées à travers ces réponses, seuls les Britanniques considèrent majoritairement que l’appartenance à l’Union Européenne est une mauvaise chose (60%). 61% des Français pensent au contraire que c’est une bonne chose (contre 64% en décembre 2010), un avis partagé par 74% des Espagnols, 72% des Italiens et 65% des Allemands.
Néanmoins, bien que soucieux de rester au sein de l’Union Européenne, les Français apparaissent partagés quant au maintien de la libre-circulation des personnes à l’intérieur de l’UE (50%). L’autre moitié soutient à l’inverse un rétablissement des contrôles aux frontières (50%). Les Français se distinguent sur ce point de leurs voisins allemands (62% s’expriment en faveur du maintien de la libre-circulation), espagnols (61%) et italiens (61%).
Enfin, moins d’un Français sur trois exprime le souhait de revenir au Franc (29%). Le retour à la monnaie nationale est soutenu par environ un tiers des Italiens (31%) et des Espagnols (34%). Les Allemands sont sur ce point les plus déterminés : 40% expriment le désir de revenir au Mark.

Document à télécharger

Rapport d'étude

Méthodologie de recueil

Echantillon de 1006 Français, 603 Allemands, 600 Espagnols, 605 Italiens, 604 Anglais, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 21 au 23 juin 2011 (France) et du 22 au 27 juin 2011 (autres pays).

Votre interlocuteur

Jérôme Fourquet Directeur du pôle Opinion & Stratégies d'Entreprises

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