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Les Français et l’équipe de France, le grand désamour ?

Avec des audiences en retrait par rapport aux matchs de l’équipe de Français 1998[1] et un nombre de  téléspectateurs en baisse de match en match depuis l’ouverture du mondial en Russie (- 4 millions entre le premier et le troisième match de poule[2]), les Français expriment un certain désintérêt pour les performances des Bleus après des débuts poussifs mais victorieux dans la compétition. Peut-on alors aller jusqu’à dire que la France n’est pas un pays de football ? Les Français soutiennent-ils vraiment les Bleus ou ne s’y intéressent-ils que par conformisme social ? Alors que la coupe du Monde bat son plein en Russie, le magazine Wyylde le mag a demandé à l’Ifop de faire le point sur la relation des Français avec l’équipe de France afin de comprendre les ressorts de leur (dés)intérêt pour le foot dans un pays plus connu pour son gout pour la bagatelle que pour le ballon rond…

 

Equipe de France : un soutien loin d’être unanime…

1.       L’équipe de France n’est l’équipe préférée que d’un Français sur deux (52 %), 20 % d’entre eux exprimant leur sympathie pour d’autres équipes  – dont 4 % en faveur de l’Espagne, 4 % en faveur de l’Allemagne, 4 % en faveur du Brésil et 2 % en faveur du Portugal – et 28% pour aucune des 32 équipes en lice.  Et dans le détail, il est intéressant de noter que le soutien aux Bleus est particulièrement faible chez les sympathisants FN (42%), l’électorat lepéniste ne se reconnaissant peut-être pas dans la diversité ethnique et culturelle offerte par l’équipe nationale.

 

Un soutien aux Bleus intermittent et tributaire de la qualité de leur parcours

2.       Alors même que l’équipe de France a longtemps été le moteur de l’intérêt du grand public pour le football,  seule une minorité de Français (48%) expriment aujourd’hui son intérêt pour les matchs de coupe du monde qui opposent les tricolores aux autres équipes nationales », dont seulement 36% des femmes (contre 60% des hommes). Un Français sur trois (32%) déclare même ne pas s’intéresser du tout aux matchs de l’équipe de France lors du mondial.

 

3.       A peine un Français sur cinq déclare qu’il va regarder tous les matchs de l’équipe de France lors du mondial (19%), un tiers d’entre eux (32%) admettant même qu’ils ne verront aucun match des Bleus durant la compétition. Même du côté de la gent masculine, l’intention de regarder tous les matchs des tricolores ne concerne qu’un quart des hommes (25%, contre 14% des femmes).

 

Les femmes et le football : une concession de la vie de couple ?

4.       Nombre de femmes ne cachent d’ailleurs pas le fait qu’il leur arrive de suivre le football plus pour faire plaisir à leur conjoint (46%) plutôt que par intérêt personnel, un quart d’entre elles (24%) admettant même avoir déjà fait semblant de s’intéresser à un match de foot pour faire la conversation avec quelqu’un qui leur plaisait.

 

Football et sexe : un match déséquilibré ?

5.       La préférence qu’exprimeraient les Français s’ils devaient choisir entre assister à une finale de la coupe du monde et une partie de jambes en l’air avec leur acteur/actrice préféré(e) est encore plus révélatrice de leur relatif manque d’intérêt pour le ballon rond : face à ce choix cornélien, seule une minorité d’entre eux (44%) opterait pour un match où ils pourraient voir leur équipe préférée jouer en finale. Les hommes (35%) se montrent à cet égard bien moins enclins que les femmes (53%) à préférer assister à une finale de coupe du monde qu’à goûter aux plaisirs de la chair avec leur célébrité favorite.

 

6.       Enfin, allumer son téléviseur lors d’un match de l’équipe de France ne signifie pas toujours qu’on s’intéresse assidument à ce qui se passe sur le terrain. En effet, un amateur de foot sur deux (52%) déclare avoir déjà échangé un baiser langoureux  avec quelqu’un devant un match de football et plus d’un tiers (36%) admet même avoir déjà fait l’amour lors de la retransmission d’un match, signe que football et libido ne sont pas toujours incompatibles.

 

Le point de vue de l’Ifop 

Si la Coupe du monde 98 avait suscité un engouement exceptionnel autour du football et du symbole politique constitué alors par l’équipe « Black-Blanc-Beur », force est de constater que vingt après, les Français semblent pour le moins sont divisés dans leur soutien aux Bleus. Cette étude confirme plus largement le désintérêt des Français envers le football et les préjugés selon lesquels ils seraient plus des adeptes de la bagatelle que du ballon rond… Mais au-delà du clin d’œil aux représentations traditionnellement associés au peuple français, elle confirme à la fois la moindre prégnance de la culture foot dans notre pays et la difficulté de l’équipe nationale à susciter un consensus tel qu’on peut le voir dans d’autres pays d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique du Sud.

 

François Kraus, Sébastien Sibai, pôle Politique  / Actualités

CONTACTS :

Pour toute demande de renseignements à propos de cette étude ou pour obtenir des informations quant aux conditions de réalisation d’une enquête similaire, vous pouvez contacter directement François Kraus au 0661003776

[1] 1 million de téléspectateurs en moins lors du 1er match de poule (13,5 millions pour France – Afrique du Sud en 1998, contre 12,6 millions pour France – Australie en 2018) et 1,5 millions de téléspectateurs en moins lors du 2ème match de poule (12,1 millions pour France – Arabie Saoudite en 1998, contre 10,7 millions pour France – Pérou en 2018)

[2] France – Australie : 12,59 millions de téléspectateurs ; France – Pérou : 10,72 millions ; Danemark – France : 8,67 millions.

Vos interlocuteurs

François Kraus Directeur du pôle Politique / Actualités - Opinion & Stratégies d'Entreprises

Sébastien Sibai Chargé d'études - Opinion & Stratégies d'Entreprises

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Documents à télécharger

Les résultats de l'étude Le communiqué de presse L'infographie

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2 032 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas au regard :
De critères sociodémographiques : sexe de l’individu ; âge de l’individu ;
De critères socioprofessionnels : profession de l’individu ;
De critères géographiques : région et taille de l’unité urbaine de la commune de résidence.
Ces quotas ont été définis à partir des données de l’iNSEE pour la population âgée de 18 ans et plus résidant en métropole (Enquête Emploi 2014).
Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 31 mai au 1er juin 2018 .

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