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Les Français et les inégalités territoriales

8 Français sur 10 considèrent que la France est un pays qui présente des inégalités au sein de ses territoires…

 

Cette opinion est particulièrement partagée par les plus âgés (85%), les cadres (85%) et les personnes habitant dans des communes rurales (86%). A l’inverse les plus jeunes, les catégories populaires et les habitants de l’agglomération parisienne sont plus enclins à juger la France comme un pays territorialement équilibré (respectivement 27%, 26% et 25% vs 20% au national).

 

En outre, près des deux tiers des répondants (62%) estiment que les inégalités se sont aggravées au cours de la dernière décennie. Les catégories sociales les plus pauvres ainsi que les chômeurs partagent particulièrement cette impression (respectivement 70% et 73%).

 

…Mais la hiérarchie entre les territoires ne fait pas nécessairement consensus

 

Pour une majorité de Français, les habitants des centres-villes des grandes agglomérations s’en sortent mieux que les habitants des banlieues (64%), mais les avis sont partagés sur les populations les plus favorisées entre centres-villes de grandes agglomérations (51%) et zones péri-urbaines (49%). Et la dichotomie grandes agglomérations vs. campagnes est elle aussi sujette à débat, avec 47% seulement des Français donnant l’avantage aux grandes agglomérations. Ces jugements plus partagés portent la trace d’un engouement pour les villes moyennes et les villages au détriment des grandes métropoles, phénomène s’étant accéléré avec la crise du Covid.

 

La réduction des inégalités territoriales passe par le local

 

Ainsi les communes et les associations sont les acteurs en qui les Français ont le plus confiance pour agir (respectivement 75% et 67%). Viennent ensuite les citoyens (61%), les conseils régionaux (58%) et départementaux (57%). Les entreprises, dont le rôle et l’impact peuvent être locaux comme nationaux se situent au milieu du gué (50% de confiance), tandis que seulement moins d’un tiers des Français (31%) accorde sa confiance au gouvernement pour réduire les inégalités territoriales.

 

Plus de 2 Français sur 3 jugent leur territoire attractif

 

Le fait que 2/3 des Français considèrent leur territoire comme attractif peut-être en partie perçu comme une forme de « chauvinisme local », mais il traduit également une bonne qualité de vie et vient relativiser le sombre constat initial sur l’ampleur des inégalités territoriales. Mais les différences sont marquées en fonction de la région et du type d’agglomération : Ainsi plus des ¾ des franciliens jugent leur territoire attractif (77%) tandis qu’ils sont à peine plus de la moitié dans le Nord-Est (55%). De la même manière, 84% des habitants des communes de plus de 100 000 habitants jugent leur territoire attractif, contre seulement 53% des habitants des communes rurales.

 

Dans le détail, les Français sont majoritairement satisfaits des différentes dimensions de vie offertes par leur territoire :

87% sont satisfaits de la proximité des établissements scolaires, 84% sont satisfaits de leur qualité de vie, 78% considèrent que leurs proches peuvent vivre au même endroit, 77% sont satisfaits par leur réseau internet et téléphone, 74% sont satisfaits du nombre de commerces de proximité et 73% sont satisfaits de l’accès aux soins. Viennent ensuite, l’offre de loisirs / de culture, la densité des réseaux de transports, l’offre de logement et l’offre de formations, qui recueillent également une satisfaction majoritaire mais en deçà des deux tiers. Enfin, la facilité à trouver un emploi fait figure d’exception notable avec seulement 42% des Français qui en sont satisfaits.

 

Ces chiffres majoritairement positifs recèlent toutefois de fortes disparités en fonction de la taille de la commune : Ainsi les habitants des communes de plus de 100 000 habitants sont bien plus nombreux à être « tout à fait satisfaits » que ceux qui habitent dans les communes de moins de 10 000 habitants sur la quasi-totalité des dimensions : la proximité des établissements scolaires (+23pts), l’accessibilité du réseau internet/ téléphone (+22pts), la présence de commerces de proximité (+32pts), l’accès aux soins et à la santé (+25pts), l’offre culturelle/ de loisirs (+25pts), la densité des réseaux de transports (+42pts) et l’offre de formations (+19pts).

 

Seule exception à la règle : les habitants des plus petites agglomérations ont plus tendance à valoriser leur qualité de vie et cet écart est encore plus marqué entre l’agglomération parisienne (18% considèrent avoir une très bonne qualité de vie) et les communes rurales (32%, +14pts).

 

L’emploi, la sécurité et l’accès aux soins sur le podium des attentes d’amélioration du territoire

 

L’insuffisante offre d’emplois étant la première source d’insatisfaction des Français quant à leur territoire, la création d’emploi est en toute logique la première dimension à améliorer citée par ces derniers (34%). Suivent la sécurité (30%), l’accès aux soins (28%) l’aide aux commerces de proximité (24%) et l’implantation d’entreprises (20%), puis l’accès au réseau internet/ téléphone haut débit (17%), les infrastructures de loisirs (15%) et la construction de logements (14%), les autres propositions recueillant 13% ou moins de citations.

 

Là encore, les attentes varient en fonction de la taille de la commune : les personnes vivant dans les petites communes sont particulièrement en attente de créations d’emplois (36%, +7pts vs les habitants des plus grandes villes), d’accès aux soins (29%, +7pts), de commerces de proximité (27%, +8pts), d’accès au réseau haut-débit (24%, +15pts), et d’implantation d’entreprises (23%, +10pts). A l’inverse les habitants des plus grandes villes témoignent d’une attente forte sur la sécurité (51%, +32pts vs les habitants des petites villes, ces chiffres témoignant d’une dégradation de la situation sécuritaire dans les grands centres urbains) et également sur la construction de logements (17%, +7pts).

 

Plus d’un tiers des Français a déjà envisagé de déménager pour un endroit plus attractif, privilégiant la qualité de vie

 

C’est particulièrement le cas des moins de 35 ans (54%) et des habitants de communes de plus de 100 000 habitants (51%). Dans l’hypothèse de ce déménagement, les Français privilégieraient avant tout la qualité de vie dans le choix de leur nouveau lieu de vie (47% des citations). La sécurité vient au second plan (29%), suivie de la proximité avec la nature (25%) et de la facilité d’accès aux soins et à la santé (25%). Trois autres critères sont recherchés par au moins un Français sur 5 : la présence de commerces de proximité (22%), la facilité à trouver un emploi (20%) et l’offre de logements (20%).

 

Mais ces critères de choix varient cette fois-ci surtout en fonction du niveau de revenus du foyer : Les ménages les plus aisés recherchent plus particulièrement une bonne qualité de vie (52%, +16pts vs les ménages les plus pauvres), la facilité d’accès aux soins (28%,+15pts) et la présence de commerces de proximité (31%, +15pts), tandis que les ménages les plus modestes recherchent surtout la facilité à trouver un emploi (32%, +20pts vs les ménages les plus aisés) et l’offre de logement (40%, +30pts vs les ménages les plus aisés). Seules la sécurité et la proximité avec la nature sont des critères recherchés équitablement par tous les Français.

Documents à télécharger

Présentation Rapport

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 515 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération.
Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 22 au 23 avril 2021.

Vos interlocuteurs

Jérôme Fourquet Directeur du pôle Opinion & Stratégies d'Entreprises

Flora Baumlin Directrice d’Etudes - Département Opinion & Stratégies d'Entreprise

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L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 515 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération.
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