Entretien 09/04/2018

Politique/Collectivités locales : une forte demande depuis la dernière séquence électorale

Au pôle Politique, vous gérez particulièrement les études pour les collectivités locales (municipalités, intercommunalités, conseils généraux ou régionaux) et divers organismes locaux (ex : ARS, observatoires régionaux,…). Quelle est votre principale demande en matière d’études actuellement ?

Au lendemain de la dernière séquence électorale, toutes les collectivités sont en demande de données fiables et objectives leur permettant de mieux appréhender l’impact que ce bouleversement du champ politique a pu avoir au niveau local, sachant que plusieurs études ont montré une confusion croissante des électeurs sur le positionnement idéologique des acteurs politiques locaux.

Néanmoins, à deux ans du prochain scrutin municipal, la principale demande émane actuellement des mairies, des médias et des partis politiques locaux, qui souhaitent faire un bilan de l’action des équipes municipales en place. Dans ce cadre, notre institut évalue généralement le degré d’appréciation de l’action municipale dans ses différents domaines de compétences, le sentiment de satisfaction des principaux services de la collectivité (ex : état civil, CCAS…) et le niveau d’adhésion aux projets ou réalisations en cours. Les équipes municipales en profitent souvent pour tester l’usage et la satisfaction de ses principaux outils d’information (site internet, magazine d’information,…) afin de caler au mieux leurs actions de communication aux pratiques informatives de leurs administrés.

 

Ces études commandées par les collectivités sont-elles utilisées dans une approche plus électorale et politique par vos interlocuteurs (ex : cabinet, direction de la communication…) ?

Si ces études leurs fournissent une mine d’informations pour orienter ou réorienter leurs actions et leur communication durant cette phase cruciale que constitue toujours la fin de toute mandature, elles ne comprennent pas d’indicateurs électoraux au sens strict. Dans le cadre de ces marchés, l’Ifop ne pose pas par exemple de questions d’intentions de vote permettant d’établir un état du rapport de force électoral. Néanmoins, certaines questions, naturellement présentes dans une étude d’évaluation de l’action d’une institution publique, peuvent s’avérer utiles aux exécutifs locaux sur l’ampleur du travail de communication qui leur reste à faire d’ici le prochain scrutin. Le maire, qui constitue l’incarnation de l’équipe municipale pour le public, fait ainsi souvent l’objet de questions spécifiques permettant de mesurer son niveau de notoriété et de popularité, notamment par rapport à des élus au profil similaire. De même, la mesure des attentes des habitants à l’égard des services municipaux permet d’avoir une idée des enjeux sur lesquels les électeurs détermineront leur vote (ex : niveau des impôts, sécurité, stationnement…).

 

De nombreux instituts réalisent des études pour ces collectivités locales. Qu’est-ce qui distingue l’Ifop de sa concurrence par exemple pour les études d’évaluation de l’action municipale ?

L’intérêt de passer par un institut comme l’Ifop pour ce type d’enquête tient non seulement à sa solide expérience en matière d’enquêtes réalisées pour le compte de municipalités – plus d’une centaine de références au cours des quinze dernières années – mais aussi pour sa capacité à mettre en perspective les données recueillies dans la commune par rapport à celles observées à l’échelle nationale, dans des villes de taille similaire ou situées dans la même région. Pour le Courrier des maires, l’Ifop vient ainsi de réaliser auprès des Français une étude de cadrage de type “Benchmark” sur les attentes du public à l’égard de leur équipe municipale, son appréciation des actions et des services municipaux ou encore le niveau de notoriété et de popularité des maires auprès de leurs administrés. Grâce à cette « norme de climat municipal », l’Ifop dispose d’un outil unique pour les municipalités qui veulent évaluer leurs performances en elles-mêmes mais aussi établir une comparaison avec les scores habituellement observés dans des villes du même type (ex : ville-centre, banlieue populaire…), de la même taille (ex : communes de 10 à 20 000 habitants, communes de 20 à 30 000 habitants…) ou de la même région (ex : Ile-de-France, Bretagne…).

 

écrit par François Kraus

Votre interlocuteur

François Kraus Directeur du pôle Politique / Actualités - Opinion & Stratégies d'Entreprises

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