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Sondage 13/09/2011

Qu’attendent les catholiques de l’élection présidentielle ?

Une étude Ifop réalisée pour la Fondation de service politique montre qu’aujourd’hui les personnes se déclarant « catholique pratiquant » représentent 15% de la population française. On retrouve le profil et les écarts socio-démographiques classiques concernant ce segment de la population : davantage de femmes que d’hommes parmi les catholiques pratiquants (63% contre 37%), deux catholiques pratiquants sur cinq ont plus de 65 ans (42%) alors que cette catégorie d’âge représente moins d’un quart de la population française (22%, soit 20 points d’écart).
Cette étude confirme également l’ancrage à droite des catholiques pratiquants : près de trois catholiques pratiquants sur cinq (58%) se positionnement à droite et 41% d’entre eux ont voté Nicolas Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle en 2007 (contre 31% au niveau national). Si le profil des catholiques est assez spécifique, on observe dans un premier temps une convergence des priorités entre l’ensemble des Français et les catholiques pratiquants interrogés. Tous accordent ainsi un rôle déterminant aux prises de position des candidats sur les questions économiques et sociales que ce soit sur l’emploi (sujet déterminant pour 70% de l’ensemble des Français et pour 68% des catholiques pratiquants), le pouvoir d’achat ( respectivement 66% et 58%) ou la politique sociale ( 50% et 52%). Par ailleurs, signe d’une sensibilité de droite plus prégnante dans cette catégorie, si une courte majorité des Français fait de la sécurité un enjeu important de la campagne (53%), les catholiques pratiquants se révèlent davantage sensible à cette thématique (58%, +5 points).

Au-delà de ces enjeux assez « classiques » influençant le choix des candidats, les catholiques pratiquants se distinguent fortement de l’ensemble de la population par la place accordée à certains sujets qui font écho à leur identité et leurs combats. Ainsi pour près d’un catholique pratiquant sur deux les prises de position des candidats sur la liberté de choisir son école seront déterminantes dans leur vote, alors qu’à peine un quart de la population française y accorde de l’importance (46% contre 23%). En outre, on constate un écart particulièrement saillant concernant l’enjeu européen. Une forte proportion des catholiques pratiquants (46%), respectueux de l’héritage européen laissé par certains démocrates-chrétiens, dit accorder de l’importance à l’action de la France en Europe contre 27% de l’ensemble de la population (19 points d’écart).

Enfin, et de façon plus attendue, les catholiques pratiquants se montreront également particulièrement attentifs lors de la campagne électorale aux positions des candidats sur la politique familiale (43% contre 31% pour l’ensemble des Français, soit 12 points d’écart). Dans une moindre mesure, une proportion non négligeable de catholiques pratiquants donne à certains enjeux sociétaux, déjà présents dans les débats politiques, une importance dans leur choix électoral, tel que l’euthanasie (37%), la bioéthique (26%) ou le mariage homosexuel (20%), mais on constate ici que cela ne concerne qu’une minorité des catholiques pratiquants, dont la grande majorité se déterminera sur les mêmes enjeux que le reste des Français avec comme seuls « grands marqueurs identitaires » : l’école, l’Europe et la famille.

Echantillon Catholiques pratiquants de 563 personnes se déclarant catholiques pratiquants extrait d’un échantillon national de 3840 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Echantillon grand public de 1005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Les interviews ont eu lieu par téléphone pour l’échantillon de catholiques pratiquants et par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interview) pour l’échantillon grand public.

Documents à télécharger

Rapport d'étude Annexes

Méthodologie de recueil

Echantillon de 563 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone Du 13 mai au 7 juillet 2011.

Vos interlocuteurs

Frédéric Dabi. Directeur Général Opinion

Jérôme Fourquet Directeur du pôle Opinion & Stratégies d'Entreprises

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