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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
27/07/2016

[ENTRETIEN DU MOIS] Pour les Parisiens, le lieu de travail est un moyen de créer du lien social et impacte la performance de l'entreprise

Entretien avec Dimitri Boulte, Directeur Général Délégué de la Société Foncière Lyonnaise (SFL), leader sur le segment prime de l’immobilier tertiaire parisien. Il revient sur les grands enseignements de la 3ème édition du baromètre « Paris WorkPlace », mené avec l’Ifop, et mettant cette année pour la première fois en regard les représentations associées au lieu et à l’environnement de travail par les salariés parisiens et londoniens. Bureaux : le match Paris - Londres

Cette année, l’étude se fonde sur l’analyse des perceptions des salariés parisiens et londoniens. Pourquoi avoir choisi de comparer Paris à Londres en particulier, et non pas une autre grande capitale d’Europe ?

SFL étudie tous les ans les attentes et jugements des salariés parisiens sur leur lieu de travail. Le fait de comparer avec une autre population permet de mettre les réponses des Parisiens en perspective.
Y a-t-il une particularité culturelle parisienne dans la manière d’appréhender le lieu travail, l’aménagement des espaces, la vie sociale avec les collègues ? La réponse est plus que positive. Le choix de Londres nous a paru évident : Paris et Londres sont deux « villes-monde » dont l’attractivité économique dépasse de très loin les frontières de l’Europe et qui occupent aussi une place à part dans l’imaginaire collectif mondial.

Quelles différences avez-vous pu observer entre les représentations des salariés parisiens et celles des londoniens ?

Malgré le climat économique morose, malgré l’état d’urgence, malgré les grèves récurrentes, les salariés parisiens se disent très majoritairement attachés à leur ville (77 %). A tel point qu’ils ne veulent pas en bouger : s’ils avaient le choix entre Londres et Paris, seuls 20 % des salariés parisiens choisiraient de travailler à Londres. Inversement 17 % des Londoniens traverseraient la Manche si on leur en donnait l’opportunité. Les deux villes jouissent donc d’une attractivité comparable alors même que les dynamiques en termes d’emploi et de salaires sont plus favorables à Londres. Les Parisiens semblent étonnamment sereins compte-tenu du contexte : 80 % des salariés de Paris-intramuros disent ne pas ressentir d’insécurité sur le trajet du travail, un chiffre qui monte même à 81 % dans les quartiers visés par les attentats de 2015 (10ème et 11ème arrondissements). Le bureau joue un rôle symbolique et social plus important à Paris qu’à Londres.

Les Parisiens recherchent dans leur lieu de travail un moyen de créer du lien social et estiment quasi-unanimement que leurs bureaux impactent la performance de leur entreprise et leur motivation personnelle, quand les londoniens y recherchent un lieu fonctionnel et accessible qui va leur permettre de travailler efficacement en équipe. Autre manifestation des différences culturelles, le niveau d’acceptation de l’open space : 80 % des Londoniens en open space se disent satisfaits de leurs bureaux, contre seulement 54 % des Parisiens.

Il est aussi question dans cette étude de la problématique du bien-être au travail, une notion que l’on aperçoit de plus en plus au sein des entreprises. Quels sont les principaux critères qui peuvent impacter le bien-être au travail ?

On peut d’abord observer que certains éléments n'ont pas d'influence sur le bien-être des salariés : ainsi, d’un point de vue statistique, ni l'âge, ni le sexe, ni le secteur d'activité, ni la fonction occupée, ni la taille de l'entreprise n’ont d'impact significatif sur le bien-être au travail. Pour le dire autrement, le bonheur au travail est théoriquement à la portée de tous les salariés, quels que soient leur entreprise, leur âge ou leur condition.
Les 5 facteurs qui impactent le plus le bien-être au travail sont, dans l’ordre, l’équilibre vie pro / vie privée, la qualité des bureaux, l’ambiance entre collègue, le temps de trajet, le sentiment de sécurité dans le quartier. La bonne nouvelle pour les dirigeants c’est donc que le bien-être peut relever de leur décision : celle de privilégier des quartiers sûrs et accessibles en transports, et d’offrir des bureaux de qualité à leurs collaborateurs.


> En savoir plus sur les enseignements clés du baromètre Paris Workplace 2016
Opinion et Stratégies d'entreprise
27/07/2016

Les enjeux déterminants du vote à l’élection présidentielle de 2017

Cette étude réalisée une semaine après l’attentat de Nice pour Atlantico.fr montre que la lutte contre le terrorisme est aujourd’hui la principale préoccupation des Français à l’aune des thèmes qui vont compter le plus lors de la prochaine élection présidentielle, d’autant que ce sondage a été réalisé avant l’attentat survenu à Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet. On observe donc que la lutte contre le terrorisme arrive en tête des enjeux qui compteront le plus lors de la prochaine élection avec 67% des personnes interrogées qui déclarent que ce thème comptera « beaucoup » dans leur vote. La lutte contre le chômage et la relance de l’activité économique arrivent ensuite avec 60% des répondants qui estiment que cet aspect comptera beaucoup dans leur prochain vote.

Alors que François Hollande a conditionné sa candidature à l’élection en 2017 à l’inversion de la courbe du chômage, on peut penser qu’il a aujourd’hui un autre critère d’évaluation majeur : les résultats de la politique de lutte contre le terrorisme menée par l’exécutif peuvent devenir l’enjeu primordial de la future campagne présidentielle.
Opinion et Stratégies d'entreprise
25/07/2016

La crédibilité du gouvernement et de l’opposition en matière de lutte contre le terrorisme au lendemain de l’attentat du 14 juillet à Nice

10 jours après l’attentat de Nice qui a coûté la vie à 84 personnes sur la promenade des Anglais, François Hollande et le gouvernement se trouvent en pleine tourmente : polémiques sur le dispositif de sécurité, mise en cause du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve… Dans ce contexte particulièrement difficile, l’Ifop pour le Journal du Dimanche a interrogé les Français sur la crédibilité du gouvernement et de l’opposition sur la lutte contre le terrorisme.

Une large majorité de Français (65%) ne fait pas confiance à François Hollande et son gouvernement pour faire face et lutter contre le terrorisme, dont 43% ne leur faisant « pas du tout confiance » pour gérer cette situation. La proportion de personnes déclarant ne pas faire du tout confiance au Président et au gouvernement pour lutter contre le terrorisme est en hausse de 7 points depuis la dernière vague d’enquête, réalisée au lendemain de l’attentat (15 et 16 juillet 2016).

Cependant, cette défiance n’épargne pas l’opposition : à peine un quart des Français (23%) considère que le parti Les Républicains ferait mieux que le gouvernement actuel pour lutter contre le terrorisme s’il était aux affaires. Une majorité (60%) estime que ce dernier ne ferait ni mieux, ni moins bien. Cependant, en dépit de cette méfiance généralisée à l’égard du personnel politique, les Français se déclarent très majoritairement favorables à un gouvernement d’union nationale pour faire face au défi du terrorisme : 67% des personnes interrogées se déclarent favorables à cette idée, mais on note la faible intensité dans les réponses puisque seulement 15% y sont « tout à fait favorables ». Les sympathisants Les Républicains et du Front National se déclarent plus favorables que la moyenne à un gouvernement d’union nationale : 71% chez Les Républicains et 70% chez les partisans du Front National.
Opinion et Stratégies d'entreprise
24/07/2016

Les indices de popularité - Juillet 2016

La cote de satisfaction du Président de la République s'établit en juillet à 17%, soit une hausse de trois points de popularité.
Toutefois, cette progression s'avère inférieure à celle dont le chef de l'Etat avait bénéficié après les attentats de janvier (+12 points) et de novembre (+7 points) 2015.
En effet, et en rupture avec les drames de 2015, très peu de personnes interrogées ont évoqué positivement la gestion par l'exécutif de l'attentat de Nice. Au contraire, sont largement fustigées l'inaction des pouvoirs publics voire l'incapacité perçue de François Hollande à protéger les Français.
Par ailleurs, la Loi Travail demeure majeure dans les motifs d’insatisfaction à l'égard du couple exécutif. Avec 82% de mécontents et une impopularité majoritaires dans tous les segments sociodémographiques, François Hollande reste le président le plus impopulaire de la Vème République, à 9 mois de la fin de son mandat.

Dans le même temps, 76% des personnes interrogées (-2 depuis juin) se disent mécontentes ‎du Premier ministre.