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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
17/11/2017

Les Français et La Manif pour tous cinq ans après sa création

Le sondage réalisé par l’Ifop pour la Manif pour tous livre les enseignements suivants :
 
Pour un Français sur deux (49%), la Manif pour tous s’est imposée en cinq ans comme un acteur-clé du débat sur les questions liées à la famille et à la filiation. Une proportion qui atteint 63% parmi les catholiques pratiquants (contre 42% pour les personnes se déclarant « sans religion ») et 54% chez les sympathisants Les Républicains et Front National. En revanche, seuls 41% des sympathisants de La République en Marche partagent cette vision. Les répondants considèrent que les principaux atouts de la Manif pour tous sont sa « visibilité médiatique » (21%), sa « capacité de mobilisation » (20%) et « le caractère pacifique et familial de leurs manifestations » (16%). 43% des sondés ne se prononcent cependant pas sur cette question et n’attribuent aucun « atout » au mouvement. A noter que, parmi ceux qui répondent « tout à fait » lorsqu’il s’agit de dire si la Manif pour tous est devenue un acteur-clé, leurs évaluations des « atouts » s’avèrent les suivants : 35% pour la capacité de mobilisation, 29% pour le caractère pacifique et familial des manifestations, 23% pour le nombre des sympathisants et des manifestants et 21% pour la visibilité médiatique. Pour ces personnes, le mouvement s’est imposé dans le débat public grâce à sa puissante capacité de mobilisation.
Opinion et Stratégies d'entreprise
16/11/2017

La déficience auditive comme frein à l'embauche

Près des trois quarts des Français (74%) estiment que la déficience auditive représente un frein à l’embauche, et pour 14% d’entre eux, ce handicap représente « tout à fait » un frein. Seuls 4% jugent qu’une mauvaise audition ne freine « pas du tout » l’embauche.

Les populations partageant le plus cette perception de la déficience auditive comme frein à l’embauche sont les 56 à 64 ans (77%), potentiellement plus touchés par la perte d’audition, et, par voie de conséquence les inactifs (79%).
Opinion et Stratégies d'entreprise
16/11/2017

Les Français et la richesse en France en 2017

Alors que l’Impôt sur la Fortune (ISF) est transformé par le gouvernement en Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), l’Ifop a cherché à comprendre pour Atlantico.fr le rapport des Français à la richesse.
Il s’avère d’abord que parmi les caractéristiques perçues comme étant les plus importantes pour devenir riche le « travail » ressort en tête (48%), devant « avoir des relations » (32%), « avoir des parents riches » (29%) et « avoir du culot » (21%). Si une partie non négligeable des Français considèrent ainsi que les mécanismes de reproduction sociale jouent un rôle déterminant dans l’enrichissement des individus (en particulier à gauche où 36% des répondants jugent le fait d’avoir des « parents riches » comme étant important contre seulement 23% à droite et 23% chez La République En Marche), on remarque que cette grille d’analyse est moins partagée qu’en 2013 (39% des répondants jugeaient alors important d’avoir des « parents riches » contre 29% aujourd’hui) et que la valorisation du mérite personnel est plus significative (en 2013, 16% jugeaient que le « culot » était important contre 21% aujourd’hui).
Dans le même temps, les Français estiment toujours majoritairement que « la présence de personnes riches en France est utile à l’ensemble de la société » (76%), même si cette conviction est moins rependue qu’en 2013 (89%) et moins partagée à gauche (68% contre 94% chez La République En Marche et 93% à droite).
Opinion et Stratégies d'entreprise
16/11/2017

Comment trouve-t-on l’amour à Paris à l'heure de Tinder ?

 
Si les rencontres en ligne constituent désormais un des principaux modes de formation des couples aux Etats-Unis, qu’en est-il en France et tout particulièrement dans sa capitale où l’usage des nouvelles technologies est particulièrement répandu ? A l’heure où l’on parle beaucoup du triomphe de Tinder, Happn et autres Grinder, CAM4 Le Mag (https://www.cam4lemag.com/) a commandé, à l’occasion du lancement de son premier numéro, une grande enquête pour faire le point sur la manière dont les couples se forment aujourd'hui et sur les usages que les Parisiens peuvent avoir de ces sites et applications de rencontres. Reposant sur le principe d’une « enquête miroir » permettant de comparer les pratiques des Parisiens à celles de l’ensemble des Français, cette étude réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 2 000 Parisiens montre que si ces sites contribuent encore peu à la formation des couples, ils constituent un moyen privilégié pour trouver rapidement un partenaire sexuel, ces plateformes y constituant plus qu’ailleurs un terrain de chasse idéal aux adeptes des « coups d’un soir ».

LE POINT DE VUE DE L’IFOP :
 
Si les sites de rencontres contribuent encore assez peu à la formation des couples, ils constituent à Paris un environnement très propice au recrutement de partenaires sexuels occasionnels, et ceci dans des proportions largement supérieures à ce que l’on observe en moyenne chez l’ensemble des Français. En offrant aux habitants de la métropole un nombre quasi-infini de possibilités de rencontre tout en leur garantissant un anonymat encore plus fort qu’en province, ces sites y apparaissent ainsi comme des lieux où la sexualité peut être débarrassée de toute implication autre qu'elle-même, notamment pour les femmes qui peuvent y multiplier les rencontres sexuelles loin du regard et du contrôle social de leur entourage. Certes, ce phénomène se retrouve pour d’autres modes de rencontre (ex : bars, boites…) et son ampleur dans la capitale tient sans doute aussi pour une part aux spécificités de la sociologie parisienne où sont notamment surreprésentées des populations sexuellement très actives (ex : jeunes, LGBT…). Mais dans une ville qui offre un nombre important de lieux collant plus au scénario classique d’une rencontre romantique, il est possible que les rencontres en ligne y soient plus qu’ailleurs disqualifiées en tant que modes de rencontres affectives légitimes. Il est vrai que le manque d’ambiguïté autour des intentions des personnes ayant « matché » sur ce type de plateformes en font des espaces où le passage à la sexualité revêt un caractère beaucoup moins graduel que dans d’autres contextes, ce qui n’est pas sans leur ôter cette part de mystère et d’enchantement associée spontanément aux rencontres amoureuses. Par rapport aux nombreux autres modes de rencontres disponibles dans la capitale, ils peuvent donc y apparaître comme un outil particulièrement adapté à la pratique d’une sexualité purement récréative, centrée sur l’épanouissement sexuel plutôt que sur les contraintes du couple.

François KRAUS, Directeur du pôle Actualité à l’Ifop