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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
28/06/2016

85% des salariés parisiens jugent qu’il y a une « bonne » voire « très bonne » ambiance entre collègues au bureau

Entretien avec Anne-Laure Marchal, Directrice d’Études au sein du département Opinion & Stratégies d'Entreprise de l'Ifop, en charge du dernier baromètre Paris Workplace 2016, qui compare cette année la façon dont les salariés perçoivent leur bureau à Londres et à Paris.

Que nous apprennent les journées types comparées des Londoniens et des Parisiens ?


Les Londoniens perdent beaucoup de temps dans les transports, ils y passent 24 minutes de plus que les Parisiens chaque jour, mais se rattrapent au moment du repas, puisqu’ils passent aussi 24 minutes de moins que les Parisiens en pause déjeuner (48 minutes contre 1 h 12). Le plus frappant reste néanmoins le temps moyen passé au bureau. 18 minutes de plus chaque jour pour les Londoniens, à la fin de l’année cela représente l’équivalent de 8 jours de travail en plus.

Le bureau est considéré comme un lieu d’intégration sociale à Paris. Qu’en est-il à Londres ?

Aussi étrange que cela puisse paraître pour un Français, les Londoniens viennent essentiellement au travail pour… travailler. Au-delà de la boutade, il y a une vraie différence culturelle dans l’approche du travail et des relations entre collègues. Pour les Britanniques, le bureau n’est pas en soi un espace de socialisation : on arrive, on bosse et on apprécie peu les digressions en réunions. Il y a moins de relations interpersonnelles donc moins besoin d’intimité, l’absence de bureaux cloisonnés n’est pas problématique. Les liens se nouent ailleurs, au pub ou à l’occasion d’événements festifs qui ont cette fonction bien précise de socialisation.
À Paris, les apartés et les conversations personnelles font partie de la vie au travail et remplissent une fonction essentielle. Du coup, si la généralisation des bureaux ouverts nuit à l’intimité des échanges, il est important d’aménager des espaces de convivialité au sein de l’entreprise. Les moments forts de la vie entre collègues se déroulent d’ailleurs en France pendant la journée de travail, à l’occasion des repas.

Pour quel résultat ? Les moments de convivialité ont-ils un vrai impact sur l’ambiance au bureau ?

Les Parisiens sont réputés râleurs, pourtant sur sur ce plan-là l’enthousiasme est quasi unanime puisque 85 % des salariés jugent qu’il y a une « bonne » ou une « très bonne » ambiance entre collègues au bureau. Et les rares à regretter une mauvaise ambiance sont aussi ceux, en toute logique, qui déjeunent le moins régulièrement avec des collègues.
Opinion et Stratégies d'entreprise
23/06/2016

Les Français et l’accession à la propriété - Vague 2

Un environnement général plus anxiogène mais qui ne détériore pas le souhait d’accession à la propriété

Deux tiers (65%) des 25-65 ans se montrent pessimistes sur la situation économique actuelle.

A l’opposé, rares sont ceux qui considèrent que la crise est finie (1%). Ce niveau de pessimisme, sans dépasser à nouveau la barre des 70% comme entre janvier 2012 et janvier 2013 est en hausse de 6 points par rapport à 2015. Il doit toutefois être relativisé dans la mesure où cette étude est réalisée auprès des 25-65 ans alors que les mesures précédentes étaient menées auprès de l’ensemble de la population de 18 ans et plus. En 2015, les18-24 ans et les 65 ans et plus se montraient moins pessimistes (respectivement 56% et 54% considéraient que nous sommes encore en pleine crise contre 59% des 25-65 ans).

Si la plupart de nos études réalisées en en entreprises montrent un regain de confiance des dirigeants de TPE et de PME dans l’activité, un décalage s’opère généralement entre ce type de population confrontée quotidiennement à la conjoncture économique et l’opinion publique toujours sous la crainte de la hausse du chômage et de la baisse du pouvoir d’achat.

Opinion et Stratégies d'entreprise
23/06/2016

Les Français et l’état d’urgence

Alors que depuis les attentats du 13 novembres 2015, l’état d’urgence a été prolongé trois fois, l’Ifop pour le magazine Valeurs Actuelles a décidé d’interroger les Français sur ce régime d‘exception.

L'efficacité de l'Etat d'urgence divise les Français. Effectivement, 53% des répondants ne le considèrent pas efficace pour lutter contre les réseaux terroristes ainsi qu’empêcher de nouvelles attaques terroristes et 58% le jugent inefficace pour assurer l'ordre public. Les sympathisants du Front National sont les plus sceptiques face à l'efficacité du l'Etat d'urgence car seulement un quart d’entre eux l’estime efficace sur l’une ou l’autre des dimensions.

Cependant, seule une minorité des Français souhaite qu’il soit supprimé (14%). De même, un tiers des répondants (38%) souhaitent que l'état d'urgence soit maintenu tel qu'il est, un niveau qui s’élève jusqu’à 50% chez les sympathisants du Parti Socialiste. Finalement, la majorité des répondants (48%) voudrait qu'il soit renforcé (71% chez les partisans du Front National et 52% chez les sympathisants Les Républicains).

Par ailleurs, les Français plébiscitent certaines mesures qui pourraient être prise dans le cadre de l’état d’urgence. Ainsi, plus de neuf interviewés sur dix (94%) sont favorables à la dissolution des groupes appelant aux violences contre les forces de l’ordre, 71% qui s’y disant même « tout à fait favorables ». Il est intéressant de noter que cette mesure crée un large consensus chez l’ensemble de la population malgré les clivages politiques et sociaux.

Au sujet des personnes faisant l’objet d’une fiche « S », 85% des Français se disent pour l’obligation du port du bracelet électronique et 77% d’entre eux sont en faveur de la création de centres d’internement pour les personnes fichées « S » suspectées de liens avec le terrorisme. Les sympathisants Les Républicains et frontistes se distinguent par de très hauts niveau d’adhésion à ces mesures.

Interrogés sur les manifestations et les grèves, 71% des répondants sont en accord avec l’interdiction des manifestations à risques. L’interdiction des grèves dans les secteurs publics divisent les Français : ils sont 52% à ne pas y être favorables. En tête des plus fervents soutiens à ces types de mobilisation, on retrouve logiquement les partisans du Front de Gauche : seulement 39% d’entre eux se disent pour l’interdiction des manifestations à risques et 21% pour l’interdiction des grèves dans les services publics.
Opinion et Stratégies d'entreprise
22/06/2016

Baromètre de l’élection présidentielle - Vague 3

La troisième vague du baromètre de l’élection présidentielle Ifop-Fiducial pour iTélé, Paris Match et Sud Radio révèle les enseignements suivants :

Dans la continuité de précédentes mesures, Alain Juppé (35%) fait figure de seul candidat pouvant arriver en tête au soir du premier tour, devant Marine Le Pen (29%), distançant ainsi nettement ses rivaux à la primaire des Républicains (22% pour Nicolas Sarkozy s’il était candidat, 18% pour François Fillon et 17% pour Bruno Le Maire).

A gauche, et avec 4,5 à 5% d’intentions de vote, l’éventualité d’une candidature dissidente du Parti Socialiste, incarnée par Arnaud Montebourg, ne semble pour l’instant pas affecter sérieusement les scores prêtés aux représentants du PS, qu’il s’agisse de François Hollande (14%) ou d’Emmanuel Macron (12%).

Au second tour, tous les candidats des Républicains l'emporteraient face à la présidente du Front National (avec un score de plus grande ampleur s'agissant d'Alain Juppé, 67%).