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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
18/05/2018

« Balises d’opinion » #28 - Les Français et la menace terroriste

L’attaque terroriste au couteau de samedi dernier dans le quartier de l’Opéra à Paris n’a pas fondamentalement changé la perception de la menace terroriste par les Français puisqu’ils considèrent toujours quasi unanimement que la menace terroriste est élevée (93%, soit le même niveau que lors de la dernière mesure fin mars 2018), et ce quelle que soit leur sensibilité politique (de 89% pour les sympathisants de La France Insoumise à 96 % pour ceux du Front National et même 100% pour les proches des Républicains). Néanmoins, la proportion de personnes jugeant la menace « très élevée » continue de se réduire pour atteindre son plus bas niveau depuis un an à 37% (contre 39% en mars dernier et 59% en juin 2017), même si cela cache de fortes disparités selon la sensibilité politique (respectivement 61% et 49% des sympathisants du FN et de LR considèrent la menace « très élevée » contre 28 et 19% des proches de LREM et LFI).

Remise à l’ordre du jour par l’identité de l’auteur de la dernière attaque terroriste (qui était fiché « S »), la question de l’attitude à adopter vis-à-vis des personnes faisant l’objet d’une fiche « S » est assez nettement tranchée par une large majorité de Français : 75% d’entre eux estiment que l’arrestation et l’emprisonnement des personnes faisant l’objet d’une fiche « S » est « une bonne chose ». Cette proposition convainc plus les sympathisants de LR (82%) et du FN (91%) que ceux de LFI (59%), du PS et de LREM (66% tous deux). Toutefois, la proportion de personnes jugeant un tel projet réaliste est nettement plus faible, bien que tout de même majoritaire (54%).
Opinion et Stratégies d'entreprise
18/05/2018

Les Français et la prise en compte de la condition animale

Dans le contexte de l’examen ce mois-ci par l’Assemblée nationale du projet de loi portant sur l’agriculture contenant notamment un chapitre sur le bien-être animal, plusieurs amendements proposant d’interdire l’élevage en cage des poules pondeuses et l’installation de caméras dans les abattoirs seront déposés. Que pensent les Français de ces amendements et plus généralement de la prise en compte de la condition animale par les institutions de la République ?
Une écrasante majorité de Français (80%) considère qu’il est du devoir de son député de voter ces amendements défendant la condition animale, près d’un Français sur deux (49%) étant même « tout à fait » de cet avis.
Par ailleurs, 71% des Français seraient favorables à ce que la mention de la « protection animale » figure dans l’intitulé d’un ministère (dont 38% y seraient « tout à fait favorables »). Une proportion encore plus grande de Français (77%, dont 42% « tout à fait favorables ») adhère même à l’idée d’une inscription de la protection des animaux dans la Constitution, au même titre que la protection de l’environnement avait intégré le bloc constitutionnel en 2005.
Opinion et Stratégies d'entreprise
17/05/2018

Hom’Observer » : un nouvel outil d’observation des modes de vie des LGBT

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie (17 mai 2018), l’expertise « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l’Ifop annonce le lancement d’un nouvel outil d’observation des discriminations, des modes de vie mais aussi des opinions et des comportements des populations LGBT dans différents domaines de leur vie quotidienne (ex : santé, sexualité, sociabilité, conjugalité, parentalité, travail, loisirs …).

Destiné à répondre aux besoins des associations, des institutions ou des entreprises privées à la recherche d’informations sur cette catégorie de la population pour lesquelles les données sont à la fois rares et parcellaires, ce dispositif d’étude est le premier à s’appuyer sur un échantillon national de LGBT à la fois représentatif (méthode des quotas) et de taille conséquente (1000 personnes âgées de 18 ans et plus).

Le premier dispositif réellement représentatif des LGBT
Contrairement aux dispositifs d’études passés (ex : EPG, NGB, EU LGBT survey…) constitués à partir « d’échantillons de convenance » reposant seulement sur la partie « immergée » des LGBT (ex : lecteurs de médias communautaires, utilisateurs de sites de rencontre homosexuelles, clients de bars ou clubs communautaires...), cette enquête est la première en France qui couvre l’ensemble de la population homo/bisexuelle vivant en métropole, y compris celle ne fréquentant pas les espaces d’information ou de rencontres communautaires.

Un dispositif adapté à la sensibilité des sujets abordés
L’homosexualité étant un sujet sensible à aborder, ce dispositif d’enquête repose sur un mode de collecte auto-administré de l’information. Offrant aux répondants la possibilité de parler de soi sans risquer de se sentir jugé par un enquêteur, son mode de recueil limite ainsi les risques de voir les LGBT chercher à se conformer à la désirabilité sociale en matière de sexualité et notamment à sous-déclarer certains comportements perçus comme transgressifs ou non convenables par la morale dominante. 

Un dispositif d’étude régulier
Ce dispositif d’observation de la population gay et lesbienne vivant en France métropolitaine a vocation à prendre un rythme annuel : son lancement étant prévu par l’IFOP chaque année au mois de mai. Le départ de la première vague du dispositif est prévu le 23 mai 2018.

Le point de vue de François Kraus, directeur du pôle « genre, sexualités et santé sexuelle » de l’Ifop
Opinion et Stratégies d'entreprise
17/05/2018

Les Français et la protection des espèces menacées

Alors que le président de la République a fait part il y a quelques semaines de sa volonté de restaurer les chasses présidentielles, l’Ifop a recueilli l’opinion des Français à ce sujet et plus globalement sur la protection des espèces menacées.
Les Français rejettent massivement la proposition d’une réouverture des chasses présidentielles formulée par le chef de l’Etat (80% y sont opposés dont 53% tout à fait opposés). Parmi les électeurs du premier tour de la dernière élection présidentielle, ceux de François Fillon y sont relativement moins défavorables (67% y sont opposés) que les autres, en particulier moins que ceux qui avaient alors voté pour Emmanuel Macron (73%).
Plus généralement, s’agissant de la disparition des espèces animales et végétales, une écrasante majorité de Français (85%) juge que l’Etat et les élus n’ont pas pris la mesure de la gravité de la situation et ne font pas ce qu’il faudrait. Les Français se prononcent d’ailleurs largement (88%) en faveur de l’arrêt immédiat de la chasse des espèces d’oiseaux menacées (classées sur les listes rouges de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature), vingt de ces espèces étant aujourd’hui chassées en France. L’interdiction générale du piégeage des oiseaux convainc quant à elle près de deux Français sur trois (65%).