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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
20/10/2017

Ifop Focus n°169 : Emmanuel Macron et les catégories populaires

Il a de nombreuses fois été souligné, ces derniers temps, que la défiance exprimée à l'égard de la politique gouvernementale, et notamment du Président, était particulièrement marquée dans les catégories populaires. Dans le baromètre Ifop réalisé pour le JDD, la chute de popularité enregistrée par le Président a en effet été nettement plus prononcée parmi les employés (-26 points entre mai et septembre) et ouvriers (-24) que dans les autres catégories (-12 chez les cadres et professions intellectuelles supérieures, par exemple).

Ce focus a été réalisé en partenariat avec l’Observatoire de l’Opinion de la Fondation Jean Jaurès.
Opinion et Stratégies d'entreprise
20/10/2017

Le climat social et l’opinion des Français sur de grands enjeux économiques

Cinq mois après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, l’Ifop publie pour l’Opinion et la Fondation Spinoza une nouvelle vague de son enquête consacrée au climat social français et à l’opinion des Français sur de grands enjeux économiques. Une édition octobre 2017 qui laisse percevoir des évolutions significatives. Si l’état d’esprit des Français reste majoritairement morose (71% négatif contre 78% en juillet 2014), le sentiment de révolte s’effondre et n’a jamais été aussi bas depuis la première mesure effectuée par l’Ifop en 2010 (33% ; -9 points par rapport à 2014). Dans le même temps, la part des Français qui exprime leur confiance dans la situation économique et sociale connait une forte hausse (20% ; +12 points), les plus pessimistes se retrouvant parmi les électeurs votant aux extrêmes, que ce soit les électeurs de la France Insoumise (7% ont confiance) ou ceux du Front National (4% ont confiance).

La confiance dans la situation économique et sociale globale va de pair avec la confiance que les Français accordent à Emmanuel Macron et au gouvernement, notamment pour tenir le cap face aux mouvements sociaux (52%) et pour transformer le pays (47%). Les Français semblent en outre avoir intériorisé les changements à venir : pour 69% d’entre eux, ces réformes auront une ampleur conséquente.

La critique la plus importante sur l’action du gouvernement concerne le rythme trop intense de ses réformes économiques et sociales (38%), ainsi que leur ampleur. Ainsi, près de six Français sur dix craignent que celles-ci n’aillent trop loin (58%), principalement à gauche (71% chez les partisans de la France Insoumise et chez les partisans du Parti Socialiste). L’autre point de crispation concerne la justice. Le sentiment d’injustice est fort et pourrait alimenter l’image d’Emmanuel Macron comme « président des riches » : 68% des Français n’ont pas confiance dans la capacité de l’exécutif à mener une politique juste et équitable.

Les perceptions des Français sont par ailleurs partagées au sujet de thématiques fortement clivantes comme le contrôle des chômeurs ou le SMIC. Près de la moitié des Français considèrent que la mise en place d’un salaire minimum spécifique aux jeunes pourrait faciliter leur embauche (48%), notamment selon les 18-24 ans (53%). Dans le même temps, le salaire minimum reste toutefois un acquis à préserver : près des trois quarts des Français considèrent que le SMIC représente une protection pour les salariés (74%).

Concernant l’assurance chômage, les jugements sont particulièrement tranchés. Les Français considèrent très majoritairement que les responsables politiques font preuve de fatalisme au sujet du chômage (70%), et considèrent que des modèles étrangers plus flexibles, comme ceux appliqués aux Etats-Unis, en Angleterre ou en Allemagne sont des modèles à suivre (59%). Une très large majorité de Français plébiscitent le renforcement du contrôle des chômeurs (84%), ou encore la suppression de l’assurance chômage en cas de refus de deux offres d’emploi (62%). En contrepartie, ils plébiscitent des promesses de campagne d’Emmanuel Macron comme l’instauration de l’indemnisation pour les indépendants (82%) ou les démissionnaires (65%).
Opinion et Stratégies d'entreprise
20/10/2017

Les salariés et la décision de se former

A l’occasion de son 30e anniversaire, Actalians, organisme de collecte des fonds de la formation professionnelle des professions libérales, de l’hospitalisation et de l’enseignement privés, a choisi de s’intéresser au processus qui conduit à la décision de se former dans les entreprises et autres structures. Le sondage réalisé par l’Ifop auprès des salariés (hors fonctionnaires) dans cette perspective révèle alors que la décision de se former est bien souvent le fruit d’une construction multipartite, entre un salarié, en quête d’une meilleure compétitivité, et une hiérarchie à l’écoute, présente en amont et en aval de la procédure de formation.

Pour plus d'informations :
http://www.actalians.fr/

Opinion et Stratégies d'entreprise
20/10/2017

Les Français, les électeurs lepénistes et le départ de Florian Philippot du Front National

Au lendemain d’un affrontement médiatico-politique opposant Marine Le Pen à Florian Philippot qui aura conduit ce dernier à quitter le Front National en septembre 2017, l’Ifop a mesuré pour Atlantico.fr l’image du fondateur du nouveau parti « Les Patriotes » auprès des électeurs du Front National au premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Il ressort de cette étude que celui qui aura été une figure majeure du parti d’extrême-droite depuis son adhésion en 2011, omniprésent dans les médias, proche conseiller de Marine Le Pen, tenant d’une ligne « sociale-souverainiste » influente et stratège de la « dédiabolisation », aura relativement peu marqué le cœur de l’électorat frontiste.

Ces derniers sont en effet 48% à considérer que « le fait que ces dernières années Florian Philippot a été vice-président du Front National et qu’il s’exprimait régulièrement en tant que responsable de ce parti ne constituait ni un atout ni un handicap », 35% jugeant que c’était « plutôt un avantage » et 17% « plutôt un handicap ». Même si ces électeurs d’extrême droite sont plus nombreux que la moyenne des Français à penser que Florian Philippot était « plutôt un avantage » pour le FN (35% contre 26%), on constate qu’une quasi-majorité d’entre eux juge surtout que son apport politique aura été neutre. Un constat confirmé par la seconde question de cette étude, 65% des électeurs de Marine Le Pen au 1er tour de l’élection présidentielle se déclarant « indifférent » vis-à-vis du départ de Florian Philippot du Front National.