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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
30/06/2017

Le tableau de bord politique Paris Match/Sud Radio – Ifop/Fiducial

La vague de juin du tableau de bord des personnalités Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, marquée par la dégringolade de François Bayrou après sa démission du gouvernement, livre les enseignements suivants.

François Bayrou atteint son niveau de popularité le plus bas depuis novembre 2003. Le désormais ancien ministre de la Justice, présent sans discontinuité depuis la création de ce baromètre et personnalité parmi les plus populaires dès lors, ne recueille plus que 39% de bonnes opinions, soit un résultat en baisse de 16 points par rapport au mois dernier. Malgré des reflux, le Président du MoDem dans la tourmente garde toutefois le soutien de trois quarts des sympathisants de son parti (77%, -15) et d’un partisan de La République en Marche sur deux (51%, -23). Notons que la baisse de sa cote de popularité est moins forte que celles enregistrées entre janvier et février 2017 par François Fillon (-19 points) soupçonné d’avoir eu recours à des emplois fictifs, entre mars et avril 2013 par Jérôme Cahuzac (-21 points) soupçonné de fraude fiscale ou entre janvier et février 2011 par Michèle Alliot-Marie (-17 points) critiquée pour sa proximité avec l’ancien Président de la République tunisienne Ben Ali.

La chute de François Bayrou ne rejaillit pas sur la popularité du couple exécutif, au contraire. Quelques semaines après son investiture, le Président de la République Emmanuel Macron bénéficie toujours de la bienveillance des Français : 69% des personnes interrogées en ont une bonne opinion (+2 par rapport à mai). La progression des différents indicateurs d’Edouard Philippe est quant à elle significative. Bien que le Premier Ministre demeure moins populaire que son ascendant, la hausse de sa notoriété s’accompagne d’une hausse analogue de sa popularité : 60% des Français ont une bonne opinion du chef du gouvernement (+10), contre 17% en ayant une mauvaise (stable) et 33% ne le connaissant pas suffisamment ou ne se prononçant pas à son sujet (-10). A contrario, de nombreux ministres figurent en bas de classement, lestés par un bas niveau de notoriété, à l’instar de Christopher Castaner (25%), Benjamin Griveaux (17%), Muriel Pénicaud (15%) ou Jean-Michel Blanquer (14%).

Si elle lui a permis d’obtenir un score remarquable au premier tour de l’élection présidentielle et de faire son entrée à l’Assemblée Nationale, l’opération de séduction de Jean-Luc Mélenchon semble avoir atteint ses limites. Avec 48% de bonnes opinions, en baisse de 8 points par rapport au mois dernier, le leader de la France Insoumise se retrouve à un niveau comparable à celui mesuré en septembre 2016 (47% de bonnes opinions alors). Certes, dans le duel de préférence qui l’oppose à une autre personnalité constituant l’opposition aujourd’hui, il domine toujours Marine Le Pen (68% en sa faveur, contre 27% en faveur de la Présidente du Front National), mais l’écart entre les deux se réduit quelque peu par rapport à avril 2017 (63%-28%).
Opinion et Stratégies d'entreprise
29/06/2017

Ifop Focus n°163 - Un vote confessionnel lors des législatives ?

Investitures des Républicains attribuées à des membres de Sens commun, courant issu de la Manif pour tous, candidatures du Parti-Chrétien Démocrate dans 91 circonscriptions, présence de candidats se revendiquant musulmans ou investis par le parti Egalité et Justice, émanation de l’AKP turque, victoire de Meyer Habib, candidat soutenu par des rabbins dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger… 

La question du poids de la religion dans les urnes et celle des votes confessionnels ont une nouvelle fois été posées durant les législatives. L’appartenance confessionnelle influence-t-elle les comportements électoraux et si oui, pour qui ont voté ces différents électorats ? Et question subsidiaire, si un vote confessionnel existe bien est-il attiré par des candidats mettant en avant leur identité religieuse
?
Opinion et Stratégies d'entreprise
28/06/2017

Les Français et le cancer du sein

Alors que le cancer du sein est actuellement celui qui touche le plus les femmes en France, on observe dans la population un niveau de connaissance lacunaire sur le sujet, malgré une réelle attente d’information ou une perception « à froid » plutôt positives des différents traitements actuellement disponibles.

Parmi les différents traitements du cancer du sein, la radiothérapie au point d’équilibre dans le rapport coût-bénéfice Douloureux, efficace, bien toléré, innovant ou chronophage…

Ce sont autant de dimensions à l’aune desquelles les Français ont pu juger des qualités des différents traitements existants contre le cancer du sein. Tous ont leurs qualités, mais aussi des défauts importants, si bien qu’aucun ne s’impose comme la solution miracle.

La radiothérapie : un traitement d’avenir pour la quasi-totalité des Français

Alors que les Français affichent un avis mesuré mais équilibré sur les qualités de la radiothérapie, ils se prononcent unanimement en faveur de son développement.

Un sentiment d’information sur le cancer du sein ambivalent… voire inquiétant

Un Français sur deux se sent aujourd’hui suffisamment bien informé sur les traitements du cancer du sein (51%), dont seulement 14% se déclarent « tout à fait » informés, ce qui laisse à penser que l’information concernant la maladie reste lacunaire chez les Français. Les Français en demande d’information sur le cancer du sein : une information médicalisée, ciblée et facilement accessible En recherche d’information sur le cancer du sein, les Français se tournent en priorité vers les professionnels de santé et les médias traditionnels.
Opinion et Stratégies d'entreprise
28/06/2017

Les Français et le Slow Drinking

Près d’un quart des Français consommateurs de cocktails à base de boissons alcoolisées a déjà entendu parler de mouvements ou tendances « Slow » (23%), notamment les CSP+ et intermédiaires (33%), les habitants de l’agglomération parisienne (30%), mais aussi les plus jeunes (de 29% à 30% des moins de 35 ans). Le « Slow drinking » jouit d’une notoriété légèrement plus construite (34% et même 45% des 18-24 ans), sans que les amateurs de cocktails puissent pour autant le définir précisément (5%) ou citer le créateur du concept (1% des interviewés citent Bacardi-Martini).

Le Slow séduit ses connaisseurs : 84% déclarent s’y intéresser, qu’ils essayent de le mettre en œuvre (34%) ou qu’ils sont simplement attirés par ce mouvement (50%). Le concept de Slow drinking, plus précisément, plaît, en attestent les scores élevés relatifs à son image globale et détaillée. En effet, 85% des interviewés affirment avoir une bonne image du Slow drinking et dans le détail, seuls des qualificatifs mélioratifs lui sont associés de manière très nettement majoritaire voire consensuelle : plaisir (89%), dans l’air du temps (85%), accessible (84%), attractif (80%), responsable (73%) et inspirant (73%). A l’inverse, les qualificatifs plus péjoratifs – futile (41%), difficile à mettre en œuvre (31%), ennuyeux (18%), ringard (14%) - ne s’appliquent au concept qu’aux yeux d’une petite minorité d’interviewés. Seul le potentiel élitiste du Slow drinking partage les personnes interrogées (52%).