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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
18/08/2017

Le bilan des 100 jours d’Emmanuel Macron

Au terme des cent premiers jours du mandat d’Emmanuel Macron, seuls 36% des Français se déclarent satisfaits de l’action du Président de la République, contre 46% pour son prédécesseur François Hollande trois mois après son élection. Ce déficit de satisfaction prend place dans un contexte de pessimisme ambiant : 23% des personnes interrogées estiment que la situation en France est en train de changer en bien (plus qu’en 2012, avec 17%, mais bien moins qu’en 2007, avec 45%), quand 39% pensent qu’elles changent en mal (51% en 2012, 21% en 2007) et 38% constatent un statu quo (32% en 2012, 34% en 2007).

Au niveau des réformes annoncées, on observe un niveau de satisfaction très variable : si la revalorisation de l’allocation adulte handicapé et du minimum vieillesse sont approuvés par 71%, la baisse annoncée de l’aide personnalisée au logement dès la rentrée mécontente six Français sur dix. A noter que pour toutes les mesures testées, la part des interviewés qui ne se prononcent pas oscille entre 13 et 26%, alors que le taux de NSP pour les mesures de François Hollande ne dépassait pas les 12% en 2012, ce qui montre qu’il reste encore une part d’expectative non négligeable chez les Français vis-à-vis de l’action d’Emmanuel Macron. Dans le même temps, 45% des Français estiment que le Président de la République respecte ses engagements pris lors de la campagne, soit 12 points de moins que François Hollande au même moment (57%).

Sur la dimension personnelle, Emmanuel Macron tire son épingle du jeu en matière d’économie puisque 44% des Français le jugent capable de réduire la dette et le déficit public (contre 33% pour François Hollande en 2012). Hormis la lutte contre le terrorisme (35% estiment qu’il la mènera efficacement), sur les autres traits d’image, le fondateur d’En Marche fait jeu égal, à quelques points prêts, avec son prédécesseur : 32% des interviewés lui font confiance pour lutter contre l’insécurité (35% pour François Hollande), 32% pour lutter contre la désindustrialisation du pays (31%), 30% pour faire reculer le chômage (27%) et 23% pour lutter contre l’immigration clandestine (26%). Si Emmanuel Macron conserve une marge de progression sur les dimensions régaliennes, son conflit avec le général de Villiers pourrait lui aliéner certains soutiens, en particulier à droite : en effet, dans cette affaire, 41% des Français déclarent soutenir plutôt le général de Villiers, 18% Emmanuel Macron et 34% ni l’un ni l’autre.
Opinion et Stratégies d'entreprise
12/08/2017

Les Français et l’accueil des migrants

Quelques jours après la tentative d’attentat avortée à la Tour Eiffel (et avant l’attaque sur des militaires à Levallois-Perret), 61% des Français se déclarent opposés à l’accueil en France d’une partie des migrants arrivant en Europe. Le niveau d’opposition à l’accueil des migrants dans notre pays augmente ainsi de cinq points par rapport à juin dernier pour s’aligner sur celui mesuré après les attentats de novembre 2015 à Paris (62%) ou encore quelques semaines après l’attentat de Nice (62%), soit un indicateur supplémentaire de la corrélation faite au sein de l’opinion entre menace terroriste et problématiques migratoires.

En matière politique, le clivage gauche-droite se révèle particulièrement opérant quant à l’accueil des migrants en France : les sympathisants de La France Insoumise (61%) et du Parti Socialiste (64%) se prononcent majoritaire pour l’accueil, alors que les proches des Républicains (78%) et surtout du Front National (96%) s’y déclarent massivement opposés. Au centre, les partisans de La République En Marche adoptent une position plus proche de la gauche, 57% d’entre eux se disant favorables à l’accueil des migrants en France.
Opinion et Stratégies d'entreprise
12/08/2017

Observatoire mondial de la nudité féminine : TOPLESS, NATURISME… UN RETOUR DE LA PUDEUR ?

Paris, le 10 août 2017. Du bikini (1946) au burkini (2004) en passant par l'apparition du monokini en 1964, la disposition des femmes à dévoiler leur corps en été a toujours suscité d'intenses débats tant la pratique de la nudité semble révélatrice du déplacement des normes de pudeur et du degré d'acceptation sociale du nu. Alors que les polémiques sur le sujet resurgissent régulièrement (ex : burkini en France en 2016, bikini en Algérie en 2017), l'Ifop publie une enquête permettant de faire le point sur l'évolution des comportements des Françaises en matière de nudité sur les plages en été tout en les comparant aux pratiques observées dans les principaux pays d'Europe et d'Amérique du Nord. Réalisée auprès de 8000 femmes (dont 1000 françaises), cette enquête confirme l’impression selon laquelle le monokini perdrait du terrain auprès des jeunes générations sans forcément y voir le signe de la montée d'un certain puritanisme.

LE POINT DE VUE DE FRANÇOIS KRAUS DE L’IFOP :

A la lecture des résultats de cette enquête, c'est autant le regard des autres que le regard qu'elles portent sur elles-mêmes qui poussent les Françaises à moins se dévoiler aujourd'hui qu'hier. Dans un contexte plus que jamais marqué par le culte de l'apparence et le déferlement d'images de corps parfaits, la crainte de ne pas répondre aux canons de beauté en vogue constitue sans doute un frein important pour toutes celles qui ont intériorisé l'idée qu'il fallait un corps « irréprochable » pour se permettre de le montrer en public. Mais si le « terrorisme de l'esthétique et de la beauté » (Jean-Didier urbain) joue beaucoup dans la moindre exposition des corps des femmes en été, le reflux du culte du bronzage auquel une pratique comme le « topless » a toujours été associée n’y est aussi sans doute pas étranger. En effet, par rapport à des années 80 où le teint hâlé et le bronzage monoï étaient à l'honneur, le souci de se protéger du soleil ne favorise pas le dévoilement des corps. Enfin, on ne peut nier que le dévoilement féminin n’a plus la même portée symbolique qu’il pouvait avoir dans les années 60/70, époque où sans forcément avoir une tonalité politique directe, il apparaissait pour certaines comme un moyen de rappeler aux hommes que leur corps et leur sexualité leur appartenaient. Or, comme l’explique bien la sociologue Janine Mossuz-Lavau, à une époque où « la plupart des jeunes femmes, à tort ou à raison, s'estiment libérées sexuellement », certaines ne ressentent plus forcément le « besoin d'afficher ce signe ostensible qui en était justement la marque »[5] . En perdant une partie de leur caractère subversif tout en s’attirant des discours de mise en garde d’ordre médical, les dépoitraillements publics sur les plages en été apparaissent donc de moins en moins comme un symbole d’émancipation féminine et de plus en plus comme une technique de bronzage « à risque ».

François KRAUS, directeur du pôle Politique / Actualité à l’Ifop
Opinion et Stratégies d'entreprise
09/08/2017

LE BAROMÈTRE DES TPE - VAGUE 67

Un accueil plutôt positif de la nouvelle réforme du travail

D’une manière générale, les évolutions règlementaires des dernières années en matière de réglementation du travail sont mal connues des patrons de TPE (73%) et ne leur paraissent pas pertinentes. Ainsi, 64% estiment que leur un impact a été négatif sur l’économie française (contre 27% un effet positif), 55% sur leur secteur d’activité (contre 24% un effet positif) et 49% sur leur propre entreprise (contre 25% un effet positif).

Les chefs d’entreprise se montrent toutefois un peu plus confiants en ce qui concerne la réforme du travail actuelle : si 24% d’entre eux seulement se sentent bien informés sur cette réforme, 64% considèrent qu’elle va dans le bon sens et près de la moitié pensent qu’elle peut favoriser l’emploi dans les petites entreprises (47%).

Un accueil très enthousiaste d’Emmanuel Macron et de son gouvernement

L’adhésion à cette réforme du travail va de pair avec une perception très favorable d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. L’optimisme face aux actions de l’exécutif et des ministres est majoritaire pour la première fois depuis octobre 2007 (54% ; +39 points par rapport au jugement exprimé sur François Hollande et son gouvernement en avril dernier) et près des deux tiers des dirigeants de TPE affirment également leur confiance dans le nouveau président et son gouvernement pour améliorer la situation de la France (66%).

62% des patrons interrogés se disent également satisfaits de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République et 59% de l’action d’Emmanuel Macron et du gouvernement d’Edouard Philippe depuis le début de leur mandat.