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Baromètre de la Fraternité – Edition 2021

La France est davantage perçue par ses habitants comme étant un pays généreux, tolérant, ouvert d’esprit et respectueux des différences

 

C’est le premier enseignement de cette enquête, les Français perçoivent davantage leur pays comme étant généreux (79%, + 11 points), tolérant (75%, + 9 points) et ouvert d’esprit (72%, + 5 points). Par ailleurs, les deux tiers des sondés estiment désormais que la France est un pays respectueux des différences (67%, + 8 points) et de fraternité (65%, + 6 points). Enfin, la France demeure très largement vue comme un pays de diversité (91%).

 

 

Si dans l’absolue, la diversité est perçue comme étant une bonne chose, les Français sont plus nombreux à s’en inquiéter 

 

La notion de diversité demeure très largement bien perçue par les Français qui estiment à 85% qu’il s’agit d’une bonne chose (dont 27% « une très bonne chose »). Les moins de 25 ans (47%), les cadres (40%), les diplômés de l’enseignement supérieur (40%), les habitants des communes comptant plus d’un quart d’immigrés (43%), les sympathisants d’EELV (52%), les musulmans (50%) et les homosexuels (51%) sont significativement plus nombreux à juger qu’il s’agit d’une très bonne chose. Pour autant, les Français sont désormais plus d’un sur deux à s’inquiéter de la diversité (55%, + 11 points par rapport à 2018). Par ailleurs, l’idée selon laquelle la diversité génèrerait des politiques favorisant les minorités au détriment de la majorité progresse assez fortement au sein de l’opinion (62%, + 10 points en un an). Enfin, les Français sont désormais plus d’un sur deux à estimer que « la diversité nous fait perdre notre identité, nos valeurs » (54%, + 11 points).

 

La propension à agir davantage avec des personnes différentes demeure élevée mais l’attitude de méfiance à l’égard d’autrui progresse

 

83% des Français se déclarent prêts à échanger et agir davantage avec des personnes différentes d’eux (en termes d’origines sociales, de convictions religieuses, d’origines ethniques…). Une propension qui tend à se renforcer depuis la mise en place du baromètre (passant ainsi de 72% en 2016 à 83% en 2021). Pour autant, l’attitude de méfiance à l’égard des autres est aussi en progression au sein de la population passant de 65% à 72% en un an.

 

 

Les opinions des Français à l’égard de l’immigration se raidissent

 

L’hostilité à l’immigration demeure assez vivace au sein de l’opinion publique avec 71% des Français estimant que « notre pays compte déjà beaucoup d’étrangers et qu’accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas souhaitable ». Surtout, cette hostilité à l’immigration tend à se renforcer par rapport à l’étiage mesuré en 2018 par l’IFOP[1] (+ 7 points). En outre, les Français sont plus nombreux à établir un lien entre accueil des réfugiés migrants et terrorisme (64%, + 11 points).

Pour autant, le rapport entretenu par les Français avec l’immigration ne saurait être résumé à des opinions xénophobes. Ainsi, les deux tiers des sondés estiment que la France doit accueillir par solidarité les réfugiés venant des pays en guerre (66%) et plus d’un Français sur deux estime que les immigrés nous amènent une richesse de culture qui est positive (57%). Surtout, en matière économique, les Français ont très largement conscience que les travailleurs immigrés occupent des métiers que les Français ne veulent pas exercer (73%).

Les données recueillies dans le cadre de cette enquête montrent également que la question migratoire suscite des clivages importants au sein de la société française. Si au global, 30% des Français adhèrent aux quatre affirmations hostiles à l’immigration testées dans cette enquête, des écarts significatifs se font jour selon la situation des personnes interrogées. Les opinions xénophobes sont ainsi plus répandues parmi les ouvriers (36%), les Français peu diplômés (39%) et les catégories « pauvres » (39%), autant de catégories de la population qui sont plus enclines à voter pour le rassemblement national. C’est d’ailleurs parmi les sympathisants du RN que les opinions xénophobes sont les plus largement répandues (56% d’entre-deux adhèrent à la totalité des affirmations testées).

Enfin, d’un point de vue géographique, c’est plutôt parmi les habitants des communes comptant peu d’immigrés que l’opposition à l’immigration est la plus forte (36% des habitants des communes comptant 3 à 5% d’immigrés adhèrent aux quatre affirmations contre 28% pour les communes comptant plus d’un quart d’immigrés).

 

 

Dans le contexte de la pandémie, les jeunes se vivent comme une génération sacrifiée

 

L’idée selon laquelle il y aura « une génération sacrifiée » avec la crise du Covid 19 rencontre un écho majoritaire au sein de la population française (64%) et notamment au sein de la jeunesse (85% pour les moins de 25 ans). En fait, l’adhésion à l’idée d’une génération sacrifiée décroit avec l’âge des répondants passant ainsi de 85% à 54% parmi les plus de 65 ans.

Plus globalement, les Français estiment très majoritairement que la crise du Covid 19 impacte fortement la vie sociale et affective des jeunes (85% dont 42% « tout à fait d’accord ») et que ce sont les jeunes générations qui vont payer pendant des décennies la dette contractée au cours de la crise du Coronavirus (83% dont 33% « tout à fait d’accord »).

 

 

Une adhésion majoritaire au sein de la jeunesse française à un risque de conflit générationnel, mais pour autant des collaborations fréquentes entre les générations

 

L’idée selon laquelle un conflit générationnel pourrait survenir à court ou moyen terme au sein de la société française divise les sondés : 47% le jugent probable contre 52% peu ou pas du tout probable. Mais là encore, un clivage se fait jour entre en fonction de l’âge des personnes interrogées : l’idée d’un conflit générationnel rencontre un écho majoritaire parmi les moins de 25 ans (65%) mais n’est jugé probable que par un tiers des plus de 65 ans (36%). Pour autant, si l’idée d’un conflit est donc majoritaire au sein de la jeunesse française, il convient de rappeler que les échanges intergénérationnels sont très fréquents avec 78% des Français qui indiquent collaborer avec des personnes de générations différentes.

 

 

 

Alors même que les manifestations de solidarité du printemps 2020 pouvaient laisser croire que la crise du Coronavirus jouerait un rôle d’antidote aux divisions traversant la société française, les résultats du baromètre montrent que les clivages au sein de l’opinion concernant le rapport à l’altérité demeurent importants. Si la propension à agir avec des personnes différentes se maintient à un niveau élevé, les opinions à l’égard de la diversité se raidissent. Enfin, sur le plan des relations intergénérationnelles, les résultats de l’enquête montrent que la jeunesse française se vit comme étant une génération sacrifiée. Pour autant, la fréquence des collaborations entre les personnes de différentes tranches d’âge vient nuancer l’idée d’un conflit générationnel au sein de la population, conflit qui est toutefois jugé probable par une majorité de jeunes français.

 

[1] Sondage IFOP pour le JDD, l’AJC et la fondation Jean-Jaurès réalisé du 23 au 26 novembre 2018

Document à télécharger

Présentation

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1553 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de
la personne interviewée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto administré en ligne du 27 au 30 avril 2021

Votre interlocuteur

François Legrand Chargé d'études Sénior

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L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1553 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de
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