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Sondage 27/06/2013

Enquête multi-pays sur la satisfaction sexuelle

Environ deux tiers des Français (68%), des Italiens (70%) et des Belges (65%) se déclarent aujourd’hui satisfaits de leur vie sexuelle. Ces résultats d’ensemble, très proches entre les trois pays, ne révèlent que deux caractéristiques particulières : d’une part, la proportion de Belges se disant « tout à fait » satisfaits de leur vie sexuelle est un peu plus faible qu’ailleurs (20% contre 24% en France et 26% en Italie) alors que celles des « pas du tout » satisfaits s’élève à 10% (contre 6-7% ailleurs) ; d’autre part, un Français sur dix (10%) déclare ne pas avoir d’activité sexuelle.

Sur les éléments liés au plaisir lors de rapport sexuels, Français, Italiens et Belges semblent également s’accorder. Ainsi, l’élément le plus mis en avant est la bonne entente sexuelle entre les deux partenaires (cité par 77% à 85% des interviewés suivant les pays), suivi du désir éprouvé pour son ou sa partenaire (71% à 73%). Hormis l’atmosphère (17% à 20%), c’est-à-dire le cadre (lumière, tranquillité, etc.), les autres éléments testés ne semblent pas considérés comme des déterminants particulièrement importants du plaisir lors de rapports sexuels, ceux-ci étant : la capacité de l’homme à avoir une bonne érection (8% à 9%), la découverte d’un nouveau partenaire sexuel (5% à 9%) et la durée du rapport (7% à 12%).

L’idée selon laquelle l’âge influe sur le plaisir ressenti lors de de rapports sexuels apparaît minoritaire dans chacun des pays testés : elle est partagée par 49% des Français, 47% des Italiens et 43% des Belges. Dans le détail, hormis chez les jeunes Belges (68% des moins de 24 ans), l’âge n’influe pas beaucoup sur cette opinion. Il en va autrement du sexe, puisque les hommes sont de 5 à 8 points plus nombreux que les femmes à estimer que l’âge influe sur le plaisir ressenti.

Malgré cette vue d’ensemble plutôt optimiste, plus de deux tiers des Français, des Italiens et des Belges considèrent que c’est entre 26 et 45 ans que l’on prend le plus de plaisir lors de rapports sexuels, avec un léger avantage pour la tranche de 26 à 35 ans (35% à 39% de citations, contre 31% à 37% pour la tranche de 36 à 45 ans). 13 à 16% des interviewés estiment que c’est entre 18 et 25 ans qu’on prend le plus de plaisir, contre 10 à 12% qui situent cette période entre 46 et 55 ans. Les personnes interrogées sont par ailleurs unanimes pour établir que cette période faste pour le plaisir ne se situe pas après 55 ans (pas plus de 5% des réponses). Dans le détail des résultats, on observe une tendance à citer sa propre tranche d’âge comme période de la vie où l’on ressent le plus de rapports sexuels, sauf à partir de 55 ans.

Concernant la période de la vie où la sexualité commence à décliner, les interviewés des trois pays testés se révèlent également sur la même longueur d’onde : ils sont ainsi 39 à 42% à estimer que cette période se situe après 65 ans, entre un quart et un tiers (25% à 32%) jugeant que le déclin commence entre 56 et 65 ans, et 19 à 25% à penser que ce tournant de la vie sexuelle survient entre 46 et 55 ans. On observe donc, au travers de ces deux questions de tranches d’âge, que les Français, les Italiens et les Belges se figurent que la vie sexuelle marque un réel coup d’arrêt passé 45 ans.

Que ce soit en France, en Italie ou en Belgique, au moins une personne sur deux déclare avoir déjà rencontré, au cours de sa vie sexuelle, un problème d’absence de désir (53% des Italiens, 60% des Français et 70% des Belges) et de difficulté à ressentir un orgasme (51% à 59%). Le trouble de l’érection, chez soi-même ou son partenaire, concerne entre 44 et 47% des personnes interviewées, talonné par le trouble de l’éjaculation, qui a déjà touché entre 34 et 38% des habitants des pays testés.

Face à ces problèmes, la réaction privilégiée (citée par la moitié ou plus des personnes concernées) est le fait d’évoquer le sujet avec son partenaire (entre 48% et 63% de réponses tous problèmes confondus), suivi d’une demande de conseil à un(e) ami(e) (autour de 20% pour les problèmes liés au désir et à l’orgasme). Comme on pouvait l’attendre, les problèmes d’érection et d’éjaculation font beaucoup moins l’objet de confidences entre amis (8% à 11%) et de davantage de consultations auprès des médecins (9% à 23%).

 

François Kraus

 

Directeur du pôle “Politique / Actualités” de l’Ifop

 

Responsable du pôle “Genre, sexualités et santé sexuelle” de l’Ifop

 

CONTACTS :

Pour toute demande de renseignements à propos de cette étude ou pour obtenir des informations quant aux conditions de réalisation d’une enquête similaire, vous pouvez contacter directement François Kraus au 0661003776

Document à télécharger

Rapport d'étude

Méthodologie de recueil

Echantillon de 2309 personnes, représentatif des habitants âgés de 18 ans et plus de chacun des pays. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) Du 16 mai au 3 juin 2013.

Votre interlocuteur

François Kraus Directeur du pôle Politique / Actualités - Opinion & Stratégies d'Entreprises

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