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L’attrait des étudiants pour les formations digitales

Principalement motivés par leurs passions et leurs centres d’intérêts dans leurs choix d’orientation, les étudiants français montrent un intérêt relatif pour les sciences informatiques et le numérique…

 

La majorité des lycéens et étudiants français déclare que leurs passions et leurs centres d’intérêts sont les principales motivations dans leurs choix d’orientation (55%, c’est le 1er critère pour 36% d’entre eux). Bien entendu, les aspects plus professionnels tels que le projet professionnel (53%) et les débouchés potentiels (43%) entrent également largement dans leurs considérations, bien plus d’ailleurs que le salaire à la sortie des études (18%). Il est intéressant de constater que, comparativement, les facteurs extérieurs tels que les recommandations des parents (6%) ou des amis (4%) ne sont pas reconnus comme des sources d’influence.

 

Quels sont donc les domaines qui suscitent le plus leur intérêt ? Les jeunes interrogés demeurent principalement motivés par des domaines d’études assez traditionnels : on trouve ainsi en tête des disciplines suscitant le plus d’intérêt les sciences humaines et sociales (23%), la santé (20%), les sciences économiques (19%), les langues étrangères (15%) ainsi que le droit et la science politique (14%).

 

Les sciences informatiques et le numérique sont cités par 13% des interviewés, mais ce résultat d’ensemble cache des intérêts très disparates et notamment en fonction du genre du répondant. Ainsi, si les sciences informatiques et le numérique constituent le domaine qui éveille le plus l’intérêt de la gente masculine (23%), il est, à l’inverse, celui que les femmes délaissent le plus (5%) !

Et pourtant, dans le même temps, les répondants témoignent d’un franc désaccord avec l’idée que les métiers du numérique correspondraient davantage à des profils masculins (69% ne sont pas d’accord et 29% ne sont pas du tout d’accord avec cette idée).

 

 

… et une certaine méconnaissance de la filière

 

Plus de la moitié des lycéens de terminale et des étudiants estime être mal informée sur les métiers et les formations du numérique, et notamment les plus jeunes(74% des moins de 18 ans).

 

De fait, les différents métiers du secteur ne semblent connus qu’en surface. Ainsi, même le métier de développeur web, qui jouit de la notoriété la plus forte (90% des interviewés affirment le connaître), n’est en réalité bien identifié que par à peine la moitié des jeunes (44% affirment savoir précisément ce dont il s’agit). Il en va de même pour le métier d’expert en sécurité ou encore de chargé de marketing digital. En revanche, le métier de UI/UX designer est majoritairement méconnu (61% ne le connaissent pas, même vaguement).

 

En outre, les perceptions de la filière semblent assez peu constituées et reposent davantage sur des a priori que des certitudes. Ainsi par exemple :

  • les interviewés s’accordent autour de l’idée que les salaires d’entrée des métiers du numérique sont très attractifs (79%), mais seuls 14% en sont convaincus ; d’ailleurs le salaire ne constitue une source de motivation à s’engager dans une formation aux métiers du numérique que pour 13% des jeunes intéressés.
  • sur les débouchés, les jeunes interrogés identifient assez logiquement des perspectives dans le secteur de l’ingénierie (71%) et des télécommunications (70%), mais entrevoient beaucoup moins de possibilités d’emploi dans le tourisme, la santé, le retail, les transports, la construction (moins d’un tiers des interviewés à chaque fois).

 

 

Il n’en demeure pas moins que deux tiers des interviewés se déclarent prêts à s’engager dans une formation préparant aux métiers du numérique, identifiant principalement un secteur stimulant et aux débouchés variés

 

67% des lycéens de terminale et étudiants français seraient prêts à s’engager dans une formation visant à développer leurs compétences digitales afin de se préparer aux métiers du numérique (et 23% seraient même « tout à fait » prêts à le faire). Sans surprise, les hommes se démarquent (72% vs. 63% des femmes), mais également les enfants issus de CSP modestes (72%).

Au cœur de leurs motivations, les débouchés : le sentiment que le secteur est stimulant car en plein développement (33%) et qu’il offre des débouchés variés (29%) et assurés (25%). Le fait que le secteur du numérique offre des débouchés particulièrement variés est d’ailleurs reconnu par l’ensemble des répondants (89% sur la variété des secteurs, 87% sur la variété en termes de niveau de qualification), qu’ils soient intéressés par une formation à ces métiers ou non.

 

Il est intéressant de constater que le potentiel de recommandation d’une telle formation est beaucoup plus fort que la propension à s’engager personnellement dans une telle filière (84% recommanderaient de telles formations à un proche), probablement en raison du manque d’intérêt déclaré pour ce domaine (et alors que, nous l’avons vu, les centres d’intérêt constituent le premier critère de choix dans une formation) : les personnes qui ne seraient pas prêtes à s’engager sur cette voie d’étude estiment en effet que ces formations ne correspondent ni à leurs centres intérêts (64%), ni à leur projet professionnel (48%).

 

Au-delà de leur propre pouvoir de recommandation, les jeunes interrogés estiment également que cette formation pourrait leur être recommandée par leurs parents : 87% pronostiquant qu’ils les encourageraient à suivre cette formation et 73% qu’ils seraient force de conseils et de propositions.

Documents à télécharger

Résultats de l'étude Communiqué de presse

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population estudiantine et lycéenne française. Ont été interrogés 226 lycéens et 776 étudiants. Le poids de la population lycéenne a été ramené à son poids réel au moment du traitement des résultats.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas selon les critères suivants :
- Sexe, âge, académie, statut de l’établissement et filière pour l’échantillon de lycéens de Terminale
- Sexe, âge, académie, type d’établissement, filière, niveau d’études et profession de la personne de référence du foyer pour l’échantillon d’étudiants
Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 15 juin 2021.

Vos interlocuteurs

Marion Chasles-parot Directrice d'Etudes - Opinion & Stratégies d'Entreprises

Antoine Chatelet Chargé d'études - Département Opinion & Stratégies d'Entreprise

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Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population estudiantine et lycéenne française. Ont été interrogés 226 lycéens et 776 étudiants. Le poids de la population lycéenne a été ramené à son poids réel au moment du traitement des résultats.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas selon les critères suivants :
- Sexe, âge, académie, statut de l’établissement et filière pour l’échantillon de lycéens de Terminale
- Sexe, âge, académie, type d’établissement, filière, niveau d’études et profession de la personne de référence du foyer pour l’échantillon d’étudiants
Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 15 juin 2021.

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