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Le rapport des Français à la chasse et aux chasseurs

Dans le cadre du débat sur la place des chasseurs dans la société française, leurs pratiques et leur impact sur l’environnement, l’Ifop a réalisé pour la Fédération Nationale des Chasseurs une enquête auprès de 2 000 Français afin de recueillir leur opinion sur ce sujet.

Les résultats de cette étude montrent que la chasse est une pratique méconnue en France, malgré une large présence des chasseurs au sein de la société. Ces derniers sont certes considérés comme ayant des actions positives sur les milieux naturels mais la chasse conserve une image relativement négative.

 

Notre enquête révèle une assez large présence des chasseurs dans le tissu social puisque 38% des Français déclarant connaitre au moins un chasseur dans leur entourage. Au regard de ce chiffre, les chasseurs apparaissent donc comme des ambassadeurs de leur cause pouvant être en contact avec un large public.

 

Si l’on s’attache à connaître plus précisément l’importance des chasseurs en France, il convient d’identifier la part de ceux déclarant être eux-mêmes chasseurs, ce que près d’un Français sur dix (8%) affirme être ou avoir été lui-même. Rapporté à l’ensemble de la population du pays, on peut estimer les chasseurs ou anciens chasseurs à environ 4 millions de personnes, ce qui va bien au delà du million de chasseurs qui valident annuellement leur permis , avec ici aussi des surreprésentations au sein de certaines catégories identifiées comme les indépendants (18%) et les Français issus des classes populaires (10%) contre seulement 3% à 4% parmi les professions intermédiaires et les cadres.

 

La pratique de la chasse souffre toutefois d’une large méconnaissance au sein de la population française, en effet à peine un tiers des personnes interrogées (34%) s’estiment bien informées sur la chasse, révélant une importante marge de progrès sur ce point.

 

Fait important, les chasseurs font figure d’ambassadeurs du quotidien efficaces. Ainsi, 49% de personnes déclarant connaitre un chasseur se disent bien informés sur la chasse, contre seulement 24% parmi ceux n’en connaissant pas. On voit ici l’effet multiplicateur, un chasseur de plus représentant un vecteur supplémentaire de diffusion de son activité. D’ailleurs, les Français estiment très largement (88%) que les chasseurs doivent mieux informer les habitants en période de chasse et qu’ils devraient communiquer davantage sur leurs actions et pratiques (74%), des données soulignant le souhait d’information de la part des Français et les lacunes existant aujourd’hui en la matière.

 

Dans ce contexte de faible connaissance, les Français se montrent majoritairement hostiles à la chasse.  C’est ainsi l’opinion partagée par 55% d’entre eux, contre seulement 18% des personnes interrogées s’y déclarant favorables. Le quart restant (27%) y étant indifférents. Dans le détail de ces données, on remarque que plus les répondants se déclarent informés sur la chasse et les chasseurs, plus ils y sont favorables (47% y sont favorables parmi les « très informés » contre seulement 7% parmi les « très mal informés »). La preuve de l’impact particulièrement positif des chasseurs dans la diffusion de leur pratique auprès de leur entourage.

 

L’enquête permet de constater que malgré ces différences entre les diverses catégories de la population, la chasse fait face à une position de principe globalement négative au sein de la société française, cela dans un contexte de mauvaise information et d’une image médiatique dépréciée.

 

Cette mauvaise image ne doit toutefois pas masquer l’idée que concrètement les Français reconnaissent de réelles vertus à la chasse. Ainsi, pour six personnes interrogées sur dix (60 %), les chasseurs se montrent utiles pour l’entretien des espaces naturels. Ils sont même 76 % à le penser parmi les personnes déclarant connaitre des chasseurs contre seulement 49 % parmi ceux n’en connaissant pas. De la même manière, plus de sept sur dix (73 %) jugent positives les actions des chasseurs dans la plantation des haies. Cette opinion illustre parfaitement le rôle des chasseurs comme acteurs reconnus dans la gestion de la biodiversité ordinaire dans les territoires ruraux.

Sur le plan de la « production » issue de la chasse, 63% des Français se déclarent prêts à acheter du gibier français, dont plus d’un quart (27%) y seraient même « tout à fait prêts », ce noyau très attiré par la viande de gibier présente un marché potentiel de près de 10 millions de consommateurs.

 

Les Français – en tout cas pour deux tiers d’entre eux (67%) – reconnaissent par ailleurs que les chasseurs sont indispensables pour limiter la prolifération d’espèces sauvages comme les sangliers pouvant provoquer d’importants dégâts dans les cultures agricoles ou causer des accidents de la circulation.

Parallèlement, notre sondage révèle une très forte et surprenante demande des Français qui, dans leur immense majorité (86 %), considèrent que les associations de chasseurs et celles de protection de la nature devraient plus souvent mener des actions communes et agir ensemble, une opinion que partagent même jusqu’à 83 % les sympathisants EELV.

Les Français se montrent ainsi totalement partisans d’un monde de la chasse travaillant davantage avec les associations de défense de l’environnement afin qu’ensemble ils soient beaucoup plus efficaces pour mieux protéger la nature face à toutes les atteintes et les menaces de dégradation.

 

Pour plus de trois quarts des Français (77 %) « il est nécessaire de conserver nos traditions », ce qui représente un socle considérable dans l’opinion publique sur lequel les chasseurs, porteur d’une pratique elle-même traditionnelle, pourraient s’appuyer pour promouvoir leurs actions.

D’ailleurs 56 % des personnes interrogées estiment clairement que les chasseurs sont avant tout des passionnés de nature attachés à leurs valeurs rurales. Dans le même esprit constructif, 57 % des Français jugent que la chasse participe à la vie rurale et vont plus loin en considérant qu’ils contribuent aussi au maintien du lien social.

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Les résultats

Méthodologie de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2 034 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 16 au 19 février 2021.

Votre interlocuteur

Jérôme Fourquet Directeur du pôle Opinion & Stratégies d'Entreprises

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