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Sondage 27/03/2017

Regards croisés sur l’information et la prévention du Sida entre les jeunes âgés de 15 à 24 ans et l’ensemble des Français

Le suivi barométrique de l’Ifop pour Sidaction fait état en 2017 d’une baisse du sentiment d’information sur le VIH / sida combinée à une légère remontée de la vigilance des jeunes à l’égard des risques de propagation de la maladie. Les personnes âgées de 15 à 24 ans se montrent ainsi plus attentives aux dangers du VIH / sida que l’ensemble de la population, parmi laquelle l’impression que le risque d’être contaminé est minime trouve un écho. Le sentiment d’information sur le sida se dégrade par rapport à 2016 et 2014. 79% des jeunes estiment être bien informés sur le VIH (-3 points par rapport à 2016 et -10 points par rapport à 2014), soit une proportion au plus bas depuis 2009. Le sentiment d’information des jeunes rejoint celui de l’ensemble des Français, qui se situe également à 79% des personnes interrogées. D’une manière plus détaillée, les interviewés se sentent de moins en moins bien informés sur l’existence d’un traitement d’urgence en cas de relation sexuelle non protégée (44%, -3 par rapport à 2016). A l’inverse, de plus en plus de jeunes se déclarent bien au fait sur le traitement prescrit aux personnes séropositives (41%, +2). L’état des connaissances sur le VIH de l’ensemble de la population rejoint globalement celles observées chez ces jeunes générations. Les Français sont par exemple moins bien informés sur l’existence et l’intérêt des préservatifs féminins (56%, < de 6 points par rapport aux jeunes). Ils sont à l’inverse plus au fait de l’existence d’autotest de dépistage du VIH (51%, > de 6 points).

A l’instar des enseignements de l’étude de 2016, il apparaît toujours nécessaire de maintenir un niveau d’information élevé chez les jeunes sur l’épidémie du sida, les risques associés et les traitements existants. La lecture des résultats pour différents indicateurs sur les représentations associées au sida fait état de la persistance d’idées reçues et faussées chez les jeunes. Pour autant, il semblerait que les avancées en matière de recherche médicale n’aient pas entraîné une baisse de l’attention des jeunes vis-à-vis des risques de contamination par le VIH. C’est ainsi que 80% des personnes âgées de 15 à 24 ans déclarent que le sida leur fait peur, soit une hausse de 4 points par rapport à l’année dernière, et que seulement 28% s’imaginent avoir moins de risque que les autres d’être touchés par la maladie (-2). La conscience des difficultés rencontrées par les personnes séropositives, et notamment les effets indésirables des traitements et le mal-être psychologique, semblent avoir un effet responsabilisant. Les jeunes se distinguent alors de l’ensemble de la population, parmi laquelle la peur du sida s’avère moins diffuse (71%, < de 9 points) et où le sentiment de sécurité face au risque d’être touché est plus répandu 44%, > de 16 points).

L’augmentation de la part de jeunes se sentant mal informées est directement indexée sur un manque de connaissances chez certains des modes de transmission du virus et des moyens de s’en prémunir, lequel semble s’aggraver légèrement par rapport aux mesures précédentes. Si les jeunes interrogés ont conscience à une très large majorité que le virus du sida peut être transmis en ayant des rapports sexuels non protégés avec une personne séropositive (98%) ou en se faisant piquer avec une seringue usagée (94%), 27% des jeunes considèrent ainsi que le virus du sida peut être transmis ayant des rapports sexuels protégés, tandis que 21% jugent que la maladie peut se transmettre en embrassant une autre personne (+1 point). La proportion de personnes ayant des représentations partielles et/ou erronées des modes de transmission de la maladie s’établit à 32%, contre 30% en 2016. Elle est supérieure à celle qu’on observe auprès du grand public, pourtant moins vigilant.

Le phénomène de banalisation du sida se poursuit finalement et se traduit par le développement de pratiques à risques. 10% des jeunes déclarent s’être exposés à un risque de contamination par le VIH, un résultat certes marginal non-négligeable dans une logique d’extrapolation. Ce résultat de 5 points supérieur à l’ensemble des Français progresse de 4 points en deux ans. La question du dépistage ne fait pas exception. Moins de la moitié des jeunes (46%) ayant eu un rapport sexuel non protégé au cours des douze derniers mois ont déjà effectué un test de dépistage du sida, soit un chiffre stable mais demeurant minoritaire. Pourtant, le dépistage s’effectue dans une démarche de prévention pour ceux qui le pratiquent. Seuls 12% des jeunes ayant eu un rapport sexuel au cours des douze derniers mois et ayant effectué un test l’ont fait parce qu’ils avaient été exposé à un risque de contamination. Les principales motivations du test de dépistage sont en effet le souhait de faire un bilan de santé (47%, +14 points par rapport à 2016) et le souhait d’arrêter le préservatif (42%, +3).

Document à télécharger

Rapport d'étude

Méthodologie de recueil

Echantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, catégorie socio-professionnelle) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 8 au 13 février 2017.

Votre interlocuteur

Frédéric Dabi. Directeur Général Opinion

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